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Du bilan de l’année écoulée aux meilleurs voeux pour la nouvelle année

par Jacques COTTA, le 2 janvier 2020

La période de fin d’année est pro­pice aux bilans et aux sou­haits pour l’année à venir.

Pour le bilan, la macro­nie aura innové durant deux ans dans l’exer­cice du pou­voir, dans le contenu des poli­ti­ques mises en oeuvre. Après les pré­si­den­ces de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, la per­for­mance mérite d’être sou­li­gnée.

Une atmo­sphère de fin de règne est indi­quée dans la presse qui pour­tant n’a jamais pris une pos­ture par­ti­cu­liè­re­ment hos­tile à l’encontre du régime. Emmanuel Macron excelle dans l’exer­cice soli­taire du pou­voir. Sa rup­ture avec le peuple est consom­mée. La haine qu’il sus­cite est à la hau­teur du mépris qu’il affi­che et de son entou­rage cor­rompu qui depuis deux ans fait régu­liè­re­ment la « une » des scan­da­les. Après avoir envi­sagé son exfil­tra­tion par héli­co­ptère lors des mani­fes­ta­tions de Gilets jaunes, le voila dérouté lors­que ses dépla­ce­ments le pous­sent à quit­ter son bunker élyséen. Situation cocasse, situa­tion révé­la­trice…

Triste France que la « France Macronienne ». Son pré­si­dent se conduit comme tout dic­ta­teur rejeté à tra­vers le monde, contraint d’user de tous les stra­ta­gè­mes pour éviter la confron­ta­tion avec le peuple qui n’en peut plus. Le parti pré­si­den­tiel, à l’image de Macron lui-même, doit camou­fler ses can­di­dats en omet­tant le sigle LREM sur les affi­ches qui invi­tent les fran­çais à voter pour eux aux pro­chai­nes échéances muni­ci­pa­les.

Emmanuel Macron a cru qu’il suf­fi­sait de taper fort et vite pour mater le peuple fran­çais, preuve de méconnais­sance de ce qui cons­ti­tue notre peuple, de son his­toire, de sa viva­cité en chaque occa­sion où l’issue dépend de la force col­lec­tive. Il a comme objec­tif la des­truc­tion de la répu­bli­que sociale comme en témoi­gne le sort réservé aux retrai­tes, sou­mi­ses dans le projet gou­ver­ne­men­tal aux inté­rêts de fonds de pen­sion dont la faillite annon­cée aux USA donne une idée du sort réservé aux fran­çais. Il compte sans doute pour arri­ver à ses fins sur un dur­cis­se­ment du régime dont la police répu­bli­caine est de plus en plus trans­for­mée en milice aux ordres. Ces « flics » en civil cagou­lés, armés de fusils ou de LBD, qui lon­gent les mani­fes­ta­tions dans la pers­pec­tive évidente d’en décou­dre, sont l’expres­sion d’une menace affi­chée pour la démo­cra­tie, le droit des fran­çais de s’expri­mer.

L’avenir est sombre.

Avec d’un côté un pré­si­dent dont la poli­ti­que se mène au détri­ment des fran­çais et au profit des gran­des puis­san­ces finan­ciè­res, ban­ques et fonds de pen­sions diri­gés par des for­tu­nés qui ont leur entrée directe à l’Elysée et dans les minis­tè­res, tels les prin­ci­paux diri­geants du fond BlackRock
avec un aréo­page de mesu­res sou­mi­ses aux inté­rêts du capi­ta­lisme finan­cier, avec une majo­rité aux ordres com­po­sée de dépu­tés dont la pre­mière et seule qua­lité est de voter à l’assem­blée comme un seul homme
avec le repous­soir du RN pour tenter de durer, lors­que la FI s’est réduite dra­ma­ti­que­ment au point de se mar­gi­na­li­ser à force de revi­re­ments
avec comme prin­ci­paux sou­tiens des direc­tions « syn­di­ca­les » dites « réfor­mis­tes » prêtes à tout avaler moyen­nant pro­messe de recy­clage des chefs une fois leur mandat et leur sale boulot ache­vés
avec des mili­ces prêtes sur demande à énucléer, à estro­pier, à muti­ler, avec une jus­tice fidèle aux heures les plus som­bres de l’his­toire, prompte à condam­ner sans autre forme de procès

Que reste t’il ?

Ce pou­voir pré­pare pour l’année qui vient la plus grande régres­sion sociale que le pays ait connue, et pour s’y oppo­ser des vio­len­ces dont les escar­mou­ches qui ont existé ces der­niers mois n’auront été que le pré­lude. Quelles que soient les décla­ra­tions pré­si­den­tiel­les, quelle que soit l’obs­ti­na­tion élyséenne, l’heure où les comp­tes doi­vent être soldés appro­che. Si un voeu doit être for­mulé, que l’unité d’en bas s’impose, que la voix majo­ri­taire résonne, que la volonté popu­laire trouve les voies et les moyens, -mani­fes­ta­tions, grèves, occu­pa­tions,…- dans l’unité de l’empor­ter.

Que la jus­tice puisse s’impo­ser.