Boualem Sansal a donc été condamné en appel par la « justice » algérienne à 5 ans de prison ferme. Agé de 80 ans, malade d’un cancer, et incarcéré depuis le 16 novembre 2024, la condamnation de Sansal a un goût de peine de mort, ni plus ni moins. La cours d’appel qui n’a pas suivi les réquisitions du procureur qui demandait 10 ans et qui a maintenu la peine infligée en première instance a sans doute voulu se donner un air d’indépendance. Mais rien ne peut masquer les liens directs entre un pouvoir autocratique et une justice aux ordres. Boualem Sansal pourrait être gracié lors de la fête nationale algérienne le 5 juillet par le président algérien Abdelmadjid Tebboune qui a en main sa vie comme monnaie d’échange dans des tractations avec le gouvernement français. Le président algérien pourrait alors revendiquer un humanisme et une ouverture comme savent le faire souvent les dictateurs coupables. Tout doit être fait —politiquement, économiquement, diplomatiquement— pour obtenir cette grâce, ce qui ne saurait évacuer le problème de fond sur la nature de l’état algérien et de nos rapports avec lui depuis 1962.
Un acte d’accusation qui veut tout dire
Boualem Sansal a été condamné officiellement pour« atteinte à l’unité nationale », « outrage à corps constitué », « pratiques de nature à nuire à l’économie nationale » et « détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité du pays ». L’écrivain à renommée internationale se trouvait donc accusé de telle sorte que la sentence était décidée d’avance.
Officiellement toujours, il lui était reproché d’avoir estimé que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc.
Interrogé pendant son procès en appel sur sa déclaration concernant les frontières, Sansal a répondu : « Je ne fais pas que de la politique. Je m’exprime aussi sur l’histoire », invoquant le droit garanti par la Constitution « à la liberté d’expression ». « La France a créé les frontières (de l’Algérie colonisée à partir de 1830) mais heureusement après l’indépendance (en 1962), l’Union africaine a décrété que ces frontières héritées de la colonisation étaient intangibles ».
Toujours selon la version officielle donc, c’est la réalité historique que le gouvernement algérien a fait condamner par son tribunal. Cela dans le contexte de tension sur le Sahara occidental et la prise de position de Macron soutenant le Maroc contre l’Algérie et les indépendantistes du front Polisario. En jeu notamment, de fortes ressources en phosphate, une large façade maritime, et un territoire dont la superficie équivaut à la Nouvelle-Zélande.
En réalité, la mise en accusation de Sansal et sa condamnation ne mettent pas seulement un coup de projecteur sur les relations internationales dont il est l’otage, mais mettent en lumière son oeuvre d’écrivain insupportable aux yeux du pouvoir algérien.
Islam et islamisme
Boualem Sansal a été condamné pour mauvaise pensée. Il est resté enfermé avant même son procès au mépris des droits élémentaires de la défense, des règles internationales et des simples lois d’humanité.
Son avocat français a été écarté jusqu’au dernier moment pour « défaut de visa ». La protection consulaire lui a été arbitrairement refusée.
Son ouvrage 2084 —en référence à 1984 de Georges Orwell— est en réalité insupportable aux yeux du gouvernement algérien. Son histoire récente, sa confrontation au pouvoir algérien illustre tragiquement la devise orwellienne, « la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force ». Lorsque Orwell dénonçait dans son roman le nazisme et le stalinisme, Sansal s’attaque dans le sien à l’islamisme. Officiellement le gouvernement algérien se veut différent des islamistes mais la réalité n’est-elle pas autre ?
L’Islam est la religion d’État en Algérie et est pratiquée par la quasi-totalité de la population. L’Algérie est le neuvième pays au monde en nombre de musulmans et est le troisième sur le continent africain (après le Nigeria et l’Égypte), rassemblant 2,2 % de la population musulmane mondiale.
Le pouvoir algérien est expert en double discours.
- -> Le pouvoir se veut ouvert, l’islam est déclarée religion d’État, et comme d’autres constitutions récentes des pays arabes, elle ne fait pas mention de la liberté religieuse.
- -> Selon plusieurs enquêtes, les juifs vivent comme des musulmans ou cachés.
La relation du pouvoir à l’islam vient de loin.
Immédiatement après l’indépendance, le gouvernement du FLN a intégré les institutions religieuses de l’islam, a coopté les membres de la classe cléricale en exigeant une attestation approuvée par l’Etat, et a scruté (et parfois même composé) les sermons du vendredi à la mosquée. Même si son rôle initial consistait à préserver les valeurs islamiques traditionnelles et à conseiller l’Etat, le mouvement islamique réformiste a cherché par la suite à avoir une plus grande influence sur la direction de l’Etat.
L’influence politique des islamistes est manifeste dans l’introduction des politiques d’arabisation de l’Etat au cours des années 1970,
La construction rapide de mosquées dans tout le pays et l’adoption du Code de la famille en 1984 sont d’autres exemples de l’influence islamiste sur les politiques du gouvernement.
Le Code de la famille, considéré comme étant rétrograde par beaucoup de féministes algériennes, stipule par exemple, que les femmes ne peuvent pas choisir leur mari, mais peuvent seulement épouser un homme désigné par un membre de sexe masculin de leur famille. En outre, le Code sanctionne la polygamie, favorise les hommes dans les causes de divorce et permet aux hommes de répudier leur épouse d’une façon arbitraire.
La jeunesse de la population frappée par un taux de chômage important, l’absence de toute perspective, la corruption du pouvoir et des réseaux issus du FLN ont poussé dans les années 80 de nombreux jeunes algériens vers les Mosquées et les Imams promettant un avenir meilleur à qui se rallierait au mouvement islamiste.
Les mosquées, dont un grand nombre ont échappé au contrôle du gouvernement, sont devenues les seuls lieux où l’on pouvait débattre des questions politiques et critiquer publiquement le gouvernement. En même temps, les islamistes ont élargi leur base populaire en répondant aux besoins essentiels en matière d’alimentation, de logement et d’éducation d’une population pauvre de plus en plus nombreuse, de plus en plus négligée par l’Etat.
En octobre 1988, des émeutes de jeunes, déclenchées par une hausse vertigineuse des prix des produits essentiels, secouent les principales villes de l’Algérie. Au cours des émeutes, qui exprimaient le mécontentement général suscité par la corruption et la mauvaise gestion du gouvernement, des immeubles publics, le siège du FLN, des entreprises d’Etat et des magasins d’articles de luxe sont pris pour cible parce qu’ils représentaient le pouvoir d’un Etat jugé injuste et immoral. Même si les émeutes n’avaient pas de fondement religieux, elles ont été adroitement exploitées par le mouvement islamiste pour mobiliser les masses en sa faveur. La réponse des forces de sécurité aux émeutes a entraîné la mort de centaines de civils et a éloigné encore plus les citoyens de l’Etat. Le professeur John P. Entelis de l’université Fordham a déclaré devant le Congressional Sub-Committee on Africa que les émeutes ont servi de catalyseur à la politisation de l’islam en Algérie.
Lors des élections locales de juin 1990, le FIS s’est emparé de 854 conseils municipaux sur 1 541 et de 32 assemblées provinciales (wilaya) sur 48. Dans certaines municipalités sous son contrôle et là où la situation locale le permettait, le FIS a interdit la mixité des plages, des écoles, des centres culturels et centres de loisirs, et il a aussi interdit la musique « décadente », les discothèques, les cinémas et la vente d’alcool.
Lors d’une autre victoire électorale importante, le FIS a remporté 189 sièges sur un total de 430 au premier tour.
L’interruption du processus démocratique couplé à l’incapacité du FLN de répondre à la situation a renforcé le mouvement islamiste.
Feriel Lalami, politologue et docteure en sociologie, spécialiste de l’Algérie, auteur d’une thèse intitulée « Le mouvement des femmes en Algérie : stratégies de lutte contre le code de la famille », indique dés 2008 : « Aujourd’hui encore, le mouvement des femmes est prisonnier de ce passé et toute revendication de droits ou d’égalité est dénoncée, par le pouvoir algérien aussi bien que par les islamistes, comme atteinte aux valeurs authentiques de la nation et comme dépersonnalisation ».
Elle lie l’existence de ce code à plusieurs dispositions qu’il permet (répudiation, polygamie, inégalité successorale) et qu’elle souhaite voir disparaître.
La pratique de la dot structure les unions matrimoniales. Les femmes sont propriétaires de la dot, offerte par les parents du marié, mais lui doivent en retour soumission et obéissance. Parmi leurs autres obligations figurent la licéité des rapports sexuels, enfanter et être pour le foyer une force de travail disponible. Dans un schéma général, les hommes se réapproprient ces biens dotaux par l’intermédiaire des biens successoraux inégalitaires.
Le Code de la famille définit aussi strictement la liberté de circulation des femmes.
Sur les questions liées aux libertés et à l’égalité, l’état algérien est pénétré par les règles qui définissent l’islamisme politique.
Sansal sommet de l’Iceberg
La sentence algérienne qui vise tout homme qui exerce sa liberté à l’encontre du régime, du pouvoir, est une peine d’années de prison pouvant aller à la perpétuité, pour « trahison » ou « terrorisme », des notions fourre-tout utilisées à tout-va pour poursuivre des journalistes, des défenseurs des droits de l’Homme et des militants politiques.
Le journaliste Abdelwakil Blamm et l’écrivain Mohamed Tadjadit sont ainsi incarcérés, coupables d’avoir pris la parole contre le gouvernement.
Âgé de 31 ans, Mohamed Tadjadit s’est imposé depuis plusieurs années comme un fervent défenseur des droits de l’Homme, doublé d’un poète à la plume trempée dans un langage urbain où se reconnaît le peuple algérien. Il apparait en 2019, lors du Hirak au sein duquel il s’est rapidement imposé comme une figure de proue de la jeunesse militante. Déclamant ses poèmes en darija algérienne au cœur des manifestations pacifiques qui ont bousculé l’ordre établi, le jeune homme, âgé de 25 ans à l’époque, a vu sa vie basculer en plein cauchemar dès novembre 2019, lorsqu’il a commencé à faire l’objet d’un véritable harcèlement judiciaire pour « exposition à la vue du public de publications susceptibles de nuire à l’intérêt national » et « incitation à un attroupement non armé ».
Les arrestations se succèdent. Lorsqu’il est relâché, menaces et intimidations prennent le relai. Il est à nouveau arrêté pour avoir recueilli, filmé et diffusé sur les réseaux sociaux le témoignage d’un adolescent en état de choc et traumatisé après avoir été violé par un officier de police pendant sa garde à vue, suite à sa participation à une manifestation. Accusé d’« insulte à un fonctionnaire », de « diffamation du pouvoir judiciaire », de « publication de fausses nouvelles », de « corruption de mineur » et d’« incitation d’un mineur à la débauche », il est condamné à deux ans de prison par le tribunal de Sidi M’hamed. Un peu plus tard après avoir purgé sa peine, il est inculpé de « publication d’informations mensongères », « exposition à la vue du public de publications susceptibles de nuire à l’intérêt national » et « incitation à l’attroupement non armé » et est envoyé en détention provisoire avant d’être finalement placé quelques jours plus tard en liberté provisoire. Son périple « judiciare » se poursuit et le 20 janvier il est jugé sous procédure de comparution immédiate et condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal de Rouiba à Alger, après que le parquet du même tribunal a requis 10 ans de prison ferme contre lui.
Hasard du calendrier ou manoeuvre délibérée, l’arrestation de Mohamed Tadjadit est intervenue quelques jours après la diffusion en France d’une vidéo de l’influenceur algérien Boualem Naman alias Doualemn, qui fait partie de ceux qui appellent à commettre des actes de violence en France et que l’Algérie a refusé d’accepter sur son territoire suite à son expulsion. Le propagandiste citait le nom de Mohamed Tadjadit parmi les ennemis du pays qui utilisent le hashtag #maranichradi (je ne suis pas satisfait) en le menaçant de mort.
Hashtag à haut risque, que le journaliste Abdelwakil Blamm a appris à ces dépend. Celui-ci était dans le viseur des autorités algériennes depuis 2014, date à laquelle il a co-fondé le mouvement « Barakat » qui s’est opposé fermement à la réélection pour un quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Puis en 2019, son militantisme s’est cette fois-ci exprimé dans le cadre du Hirak, dont il est devenu l’un des principaux activistes, mettant depuis sa plume au service de la liberté d’expression sur son compte Facebook afin de dénoncer les exactions du régime au pouvoir….
En définitive, en plus de Boualem Sansal, des centaines de personnes sont emprisonnées pour s’être exprimées librement, avoir vanté le Hirak, le mouvement de contestation sociale né en 2019, ou pour avoir défendu les droits humains.
Dernièrement c’est un journaliste français de So Foot Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison ferme qui a été placé dans les geôles algériennes pour « apologie du terrorisme » à Tizi-Ouzou.
Âgé de 36 ans, Christophe Gleizes s’était rendu en Kabylie en mai 2024, afin de réaliser un reportage sur le club de football de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK). Le 28 mai, il était arrêté à Tizi Ouzou et placé sous contrôle judiciaire, les autorités algériennes lui reprochant notamment une entrée sur le territoire avec un visa touristique, l’« apologie du terrorisme » et la « possession de publications à visée de propagande portant atteinte à l’intérêt national ».
À l’origine de ces accusations : plusieurs échanges, datant de 2015, 2017 et 2024, entre le journaliste et un responsable du club de la JSK, également engagé dans le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé comme organisation terroriste par Alger depuis 2021. Reporter Sans Frontière rappelle cependant que les deux premiers contacts ont eu lieu bien avant cette classification, et que l’échange de 2024 s’inscrivait dans un cadre strictement professionnel, pour les besoins du reportage. Selon RSF, « ces accusations sont infondées et totalement réfutées ».
Comme Sansal, la vie du reporter français importe peu aux yeux du pouvoir algérien. Il n’est que monnaie d’échange dans des relations avec le gouvernement français qui pour le moins lui échappent. En réalité, l’Algérie vit sous un régime autocratique qui fait peser une chape de plomb sur le peuple algérien ou tout citoyen jugé gênant pour le pouvoir, défiant toutes les règles démocratiques et humanitaires, pénétré par un personnel et une idéologie islamiste pour qui Sansal était une proie idéale.
De Macron à Mélenchon
L’écrivain franco-algérien Kamel Bencheikh, auteur de « L’Islamisme ou la crucifixion de l’Occident » a écrit une lettre ouverte au président Emmanuel Macron concernant son silence et son inaction face au gouvernement algérien. Un rappel à l’ordre qui en dit long sur la complaisance envers la présidence de Abdelmadjid Tebboune, envers le pouvoir autocratique algérien qui s’apparente à une véritable dictature, liée à une série de réseaux islamistes.
« Je vous rappelle que les filles de Boualem Sansal, Sabeha et Nawal, vous ont écrit une lettre ouverte publiée dans Le Figaro et reprise par l’ensemble des médias » commence l’écrivain avant de préciser « elles n’ont reçu aucune réponse. Pas un mot. Pas un souffle. Pas une ligne de votre plume, pas une main tendue depuis votre bureau ».
Fort justement, Kamel Bencheikh rappelle les liens puissants qui unissent Sansal à la France, l’importance de son oeuvre pour la langue française, pour son apport intellectuel, reconnue par l’Académie française, sa traduction dans des dizaines de langues, l’admiration qu’elle suscite, avant d’interroger « face à sa détention arbitraire, face à son état de santé alarmant, la France ne dit rien. Ni soutien officiel. Ni parole forte. Ni même cette pression discrète mais décisive que permet la diplomatie ».
Difficile dans ce contexte de supporter les roulements de mécaniques macroniens dans les médias dés que l’occasion se présente, là sur le perron de l’Elysée, là dans un voyage officiel, là encore dans un vestiaire sportif, bière à la main…
Silence macronien, silence mélanchonien, voire pire… Au parlement européen, les députés insoumis refusaient au début de l’année de voter une résolution pour la libération de Sansal. Ils se montraient ainsi complices de fait avec le régime algérien. Une erreur ? Un peu plus tard la direction de la France Insoumise soutenait la position de ses députés européens sans un mot pour l’écrivain franco-algérien.
La député Rima Hassan qui tentait de se justifier s’enfonçait un peu plus, expliquant que "dans les faits, (Boualem Sansal) défend dangereusement des thèses identitaires d’extrême droite, reprend la rhétorique du grand remplacement ou encore stigmatise les personnes exilées. » Il n’avait donc que ce qu’il méritait. Rima Hassan dénonçait une "instrumentalisation du cas de Sansal à des fins d’ingérence et d’escalade diplomatique avec un pays voisin de l’UE" et disait ne pas "s’opposer à la libération de Boualem Sansal." Merci pour lui ! Si la situation n’était dramatique, la chute de Rima Hassan ne pourrait provoquer que fou-rire.
En réalité, la député LFI s’en remettait au régime algérien et pour cela utilisait les arguments absurdes opposés à Sansal. Les députés européens LFI se rangeaient ainsi officiellement du côté de l’islamisme politique, de cette nouvelle forme de fascisme. Et leur direction ne disait mot. Tout un programme !
Un programme oui. Rima Hassan constante dans ses positions. Elle déclarait ainsi durant l’entre-deux-tours des élections législatives de 2024 en France, qui suivent les élections européennes, alors qu’elle se trouvait sur place, que « l’Algérie est et restera la Mecque des révolutionnaires et de la liberté ». Là encore tout un programme !
Retour à Boualem Sansal
Nous attendons la grâce de Boualem Sansal, sa remise en liberté immédiate, sa liberté de mouvement, la possibilité de rejoindre la France, sa famille et ses proches. Mais même gracié, la tâche sur le régime algérien demeurera indélébile. Le pouvoir algérien ne supporte pas la critique portée par l’auteur du « Serment des barbares » et de « 2084 : la fin du monde », et a décidé avec l’incarcération de l’écrivain de faire un exemple pour tout le peuple algérien. C’est la liberté, la démocratie élémentaire, la vie qui sont ainsi menacées.
Les dignitaires du régime ou ex dignitaires issus du FLN, se passent le relai et sont d’une indécence à toute épreuve. Ainsi Anissa Boumediene, ancienne « première dame » d’Algérie et avocate qui vit à Paris et peut éventuellement s’y faire soigner, a déclaré ne pas appeler de ses voeux la libération de l’écrivain car pour elle, ses déclarations « graves » menacent l’unité du pays et justifient son sort.
Derrière l’affaire Sansal, c’est la nature du régime algérien, l’incapacité et les complicités françaises qui sont soulignées.
Une fois Sansal libéré, il sera bon que le fond du dossier soit traité et que l’effort pour la libération de tous les prisonniers d’opinion soit décuplé.
Jacques Cotta
Le 1er juillet 2025

Messages
1. Derrière Boualem Sansal, la réalité algérienne. Libération immédiate de Sansal !, 14 juillet 2025, 22:49, par Jean Paul B.
"Les députés européens LFI se rangeaient ainsi officiellement du côté de l’islamisme politique, de cette nouvelle forme de fascisme. Et leur direction ne disait mot."
LFI se tait pour ménager son tant espéré "électorat de remplacement" puisque, comme le reste de la "Gauche" (?) influencée par les thèses de Terra Nova, elle a fait une croix sur ces prolos en colère, plutôt autochtones, inquiets pour leur emploi, pour l’avenir de leurs enfants et par cette insécurité au quotidien qui leur pourrit la vie et qui, quand ils décident d’aller voter, choisissent le plus souvent le bulletin inutile du RN en désespoir de cause.
Au passage précisons immédiatement que s’ils revotaient pour cette "Gauche" tsiprassisée (c’est-à-dire qui veut à tout prix nous maintenir dans l’UE,l’Euro, la CEDH, etc.!), "Gauche" qui va du PS à LO en passant par EELV,PCF, LFI et NPA, lesdits prolos là encore seraient bernés.