Les grandes manoeuvres sont engagées. Au sommet de l’état tout est envisagé, jusqu’à l’usage de la constitution pour instaurer dans la durée un pouvoir fort, personnel, autoritaire, dictatorial… Et pendant cela de la gauche au RN les spéculations vont bon train.
Bayrou prépare une sortie qu’il veut honorifique pour affronter 2027 : « J’aurais été l’homme désireux d’affronter la dette. J’avais raison. Me revoilà… »
Macron qui semble y croire toujours, de plus en plus déconnecté de la réalité des français, se résigne à ne pouvoir se représenter une troisième fois. Immédiatement, il ne veut ni dissoudre, ni démissionner. Il hésite donc pour la suite entre deux possibilités :
- -> L’article 16 pour s’octroyer les pleins pouvoirs ? La patrie est en danger à l’extérieur avec l’ogre russe, à l’intérieur avec la dette, voilà ce que serait la justification.
- -> Des fonctions jupitériennes ? La présidence de l’Europe par exemple ?
Le RN, Le Pen et Bardella, et LFI, Mélenchon, s’y voient…
Et la France et les Français dans tout cela ?
Ce théâtre de marionnettes ne peut dissimuler l’ampleur de la crise qui s’annonce. La crise politique qui domine depuis la dissolution consécutive au renvoi de Barnier se transforme sous nos yeux en crise de régime. Pour tenter de se sauver lui et les siens, Macron est prêt à faire courir à la France et aux Français les plus grands dangers.
On apprend ainsi au détour d’un papier du Canard Enchainé, qui fait état de documents internes, que le ministère de la Santé prépare hôpitaux et soignants
à l’hypothèse d’un afflux massif de blessés militaires sur le territoire français. La ministre de la santé, Catherine Vautrin, ne dément pas et banalise :
« Il est tout à fait normal que le pays anticipe les crises, les conséquences de ce qu’il se passe. Cela fait partie de la responsabilité des administrations centrales ».
Au passage cela redonne une certaine saveur à la politique de tous les partis sans exception qui de LFI, du PCF et des verts au RN en passant par le soit disant bloc central, ont voté les crédits de guerre à l’assemblée national ou au niveau européen, octroyant notamment des milliards à l’Ukraine pour acheter des armes aux Etats Unis, comme l’exigeait Trump.
Cela permet de relativiser les protestations contre la politique gouvernementale dés lors qu’ils ont tous avalisé le cadre justifiant les mesures Bayrou. La guerre, voilà tout ! Tous, par leurs votes, en fournissent le nerf !
C’est en effet dans cette logique que le budget Bayrou au nom de la dette vient ratiboiser les besoins des français pour augmenter le budget militaire. 44 milliards piqués à la santé, aux soins, à l’école, aux transports, aux services publics en général, aux allocations sociales… Avec évidemment en ligne de mire la sécurité sociale et les retraites !
Bayrou se lâche. Invité du JT de TF1, le Premier ministre a estimé, mercredi 27 aout au soir, que « les premières victimes » du dérapage des finances publiques sont « les plus jeunes des Français », et ce, pour « le confort des boomers, qui […] considèrent que tout va très bien ».
En d’autres mots, les « jeunes » subissent l’égoïsme des « vieux ». L’opposition des générations devient le ressors de la politique gouvernementales et la justification d’un budget qui attaque toutes les catégories, les travailleurs, les retraités… comme les jeunes. La logique de cette politique, c’est la loi « aide à mourrir ». Evidemment, les choses ne sont pas dites ainsi et c’est avoir l’esprit bien mal tourné, n’est-ce pas, que d’y voir « une pierre deux coups ». Une loi qui permettrait d’éradiquer les vieux, ces égoïstes, à leurs 70 ans par exemple, voilà un bon coup de pouce pour l’économie des retraites, pour redresser le budget de la sécu censé aider les personnes malades, donc les personnes âgées en priorité, pour gagner la lutte contre le déficit dont ces satanés « boomers » portent la responsabilité.
Macron, Bayrou, leurs affidés et leurs donneurs d’ordre sont dangereux à tout point de vue. Ils sont porteurs de la guerre militaire, de la guerre sociale. Ils sont organisateurs du chaos et des plus grands désordre, d’autant que malgré les mots et gesticulations, nul n’est aujourd’hui réellement candidat pour mener une autre politique.
Jacques Cotta
Le 1er septembre 2025

Messages
1. De la crise politique à la crise de régime, 3 septembre 2025, 08:05, par Cottalorda Jean-Pierre
Bien sûr Jacques.
Mais qui ? ....mais quoi ?....mais quand ?
On est bien trop vieux.
Et on ne voit pas trop la jeunesse dans ces coups là...
Avec mon amitié.
1. De la crise politique à la crise de régime, 3 septembre 2025, 09:03, par Jacques COTTA
Malheureusement ton constat est fort juste. Alors raccrochons-nous à l’histoire. Elle nous a montré ses caprices, et souvent l’apparition de réactions imprévues, mais déterminées et radicales. Que nous soyons vieux ne fait pas de doute (encore que nous sommes par certains aspects plus jeunes que nombreux dans la fleur de l’âge). Que les jeunes ne soient pas visibles est tout aussi vrai. Mais le montagnard que tu es sait bien que sous l’eau dormante ....
Telle est la beauté de la nature à laquelle on peut toujours se raccrocher :-)
Amitiés et à très bientôt.