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Ce que je pense

dimanche 5 octobre 2025, par Denis COLLIN

Je connais quatre sortes de révolutions :
  Les vraies, celles que conduisent des héros qui montent à l’assaut du ciel. Ces révolutions-là sont battues, écrasées dans le sang. Exemple la commune de Paris.
  Les révolutions trahies qui mettent au pouvoir une nouvelle classe d’exploiteurs. Exemple : la révolution russe.
  Les fausses révolutions menées par une fraction dominée de la classe dominante pour remplacer la classe dominante. Les révolutions de l’ex-tiers-monde appartiennent toutes à cette catégorie-là.
  Les guignolades qui permettent à la classe dominante d’opérer un changement de pied ou les révolutions dans lesquelles le général Alcazar remplace le général Tapioca (et vice-versa) Exemple : mai 1968.

Les révolutions qui comptent sont celles qui font changer en profondeur l’organisation sociale, la manière dont les hommes produisent eux-mêmes leurs conditions matérielles d’existence. Mais ces révolutions peuvent être des catastrophes. La révolution néolithique produit l’État, l’esclavage, et la défaite du sexe féminin. La révolution industrielle met en place tout ce qui est nécessaire pour détruire la planète et l’humanité avec elle. La seule révolution à laquelle on devrait s’attacher est celle qui sera faite par des gens qui ressemblent à ces voyageurs qui voyant le train s’emballer et courir à la catastrophe, tirent sur frein d’urgence.
Résumé de mes convictions (provisoire)

Je suis pour

 la république, la souveraineté de la nation, les déclarations des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et 1946.
 la démocratie
 les conventions collectives, la Sécurité sociale, la retraite par répartition à partir de 60 ans.
 l’école laïque, gratuite et obligatoire et la laïcité de l’État.
 la paix autour de nous et dans le monde.
 la coopération des nations européennes « de Brest jusqu’à l’Oural ».
 la défense de culture et de notre civilisation.
 la défense des paysages, des campagnes, des paysans, de l’élevage, des villes et villages de province.

Je suis contre :

 ceux qui veulent faire table rase du passé.
 la métropolisation de notre pays.
 le mondialisme,
 la tyrannie, la bureaucratie, le contrôle généralisé des citoyens.
 la « créolisation,
 l’union européenne.
 la subversion islamiste.
 le « nomadisme généralisé »
 la subordination de toute la vie à la loi de la marchandise et de l’accumulation capitaliste.
 la marchandisation des humains, et en particulier des tout petits humains
 l’euthanasie et le transgenrisme
 la destruction de la vie sur Terre par l’appétit sans frein du capital.
Qui suis-je ? De droite ou de gauche ?

Messages

  • en dehors du besoin de catégoriser, pour séparer puis exclure, que veut dire être de gauche aujourd’hui : le néolibéralsime à visage humain autrement dit l’Europe sociale , un mythe qui a la vie dure,
    le réformisme toujours au service du capital,
    la social démocratie : le ralliement au marché, à la mondialisation américaine, disons le sans ambage la mondialisation en Europe c’est l’américanisation de notre vie, la soumission à Washington.
    le communisme : son parti finit de le discréditer !
    le progressisme : de Tony Blair, Joe Biden, Lionel Jospin, un mot valise qui ne veut plus rien dire ou si régression sociale, culturelle, wokisme la nouvelle mode obligatoire de ceux qui se prennent pour des émancipateurs !
    Qui représente la gauche aujourd’hui en France : LFI wokiste, confondant cosmopolitisme et universalisme, promoteur d’une religion au nom du décolonialisme...
    Que nous reste t-il un socialisme décent comme le définissait Georges Orwell ou chez nous aujourd’hui Jean Claude Michéa,
    Que dirait Pierre Bourdieu aujourd’hui de cette gauche qui a tout abandonné et se laisse manipuler par les réseaux et services de l’Hégémon, l’hyperpuissance qui ne gouverne plus le monde.! Pierre Bourdieu laisse un héritage oublié par ces petits barons du PS, de LFI, du PCF, des verts "de gris"... ils n’ont retenus que le dominant -dominé oubliant l’Habitus, le champ, l’espace social,le capital économique, Culturel, social et le capital symbolique, la sociologie des médias, bref pour redonner du sens à la politique les idées existent, les expériences douloureuses et les succès : la résistance des années 1940-1945 qui a rassemblé au delà de la gauche et de la droite, c’est peut être le moment de résister au capitalisme néolibéral en rassemblant sans se soucier des étiquettes de gauche et droite qui aujourd’hui ne veulent plus rien dire si ce n’est la soumission au mondialisme "progressiste" à l’américanisation "progressiste " de notre pays et de notre continent.

  • Personnellement, je crois que l’on agite devant nous des mots à effet pavlovien dont il faut se déprendre : « faire barrage au .. FN, « fascisme », droite, gauche pour revenir aux réalités.

    Révolution est sans doute aussi un de ces mots.

    Quand à « faire table rase du passé », illusion aussi imbécile qu’impossible. Encore une vue de l’esprit.

    L’esprit critique, sans dogme avec discussion contradictoire donc démocratie et diversité des opinions me paraît mieux.

    Les révolutions sont des phénomènes exceptionnels qui de plus, ne se construisent pas et l’enfermement dans ce type de perspective risque de conduire à un phénomène groupusculaire doctrinaire.

    Concernant vos « contre », beaucoup pourraient y adhérer mais c’est bien trop général et cela sonne trop loin de la portée pour eux, me semble t-il.

    Mais peut-être que je me trompe.

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