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Le naufrage du trotskisme

Réflexions sur un fragment de notre histoire

samedi 18 octobre 2025, par Denis COLLIN

Les organisations trotskistes et le nom même de Trotski commencent à s’effacer. Politiquement,le trotskisme ne représente pratiquement plus rien en Europe comme ailleurs.On se demande bien ce qui pourrait motiverun travail sur le trotskisme aujourd’hui. On en parle un peu dans la grande presse quand il s’agit d’évoquer le passé plus ou moins sulfureux de tel ou tel homme politique connu.

Il reste des groupes et partis issus du trotskisme, mais ils sont méconnaissables !Ils se sont métamorphosés. Mais alors que les chenilles un peu gluantes deviennent de jolis papillons, les métamorphoses des trotskistes ont donné naissance à des chosesétranges, repoussantes au dernier degré, réactionnaires jusqu’à la racine : LFI et le NPA, pour ne citer que les plus connus. Qui reconnaîtrait sous le Mélenchon d’aujourd’hui le militant lambertiste des années 70 ?Mais à part le timbre de la voix et l’aptitude à prononcer des condamnations définitives de ses camarades d’hier, toutachangé. Tout, c’est-à-dire le contenu des pensées politiques, lesalliés, les références théoriques, les objectifshistoriques.Quand on voit les anciens théoriciens de la révolution sexuelle, les militants bolcheviks libertins d’antan, adhérentsde la Ligue Communiste (Révolutionnaire),quiapportent leur soutien à une fille entièrement voilée, défendant le pire patriarcat et prônant sans complexeun racisme pro-arabe et « anti-blancs » (sans oublier le cœur de tout cela, l’antisémitisme dans un courantoù, jadis,la seconde langue était le yiddish), on se demande ce qui a bien pu se passer. 

La malédiction russe

L’histoire du trotskisme est inséparable de l’histoire de la révolution russe.Le trotskisme estl’effetde l’échec de cette révolutionet il donc nécessaire de revenir brièvement sur cet échec. On objectera que la révolution russe menée par Lénine et son parti ne fut pas un échec, d’abord parce qu’elle renversa le régime tsariste et, contrairement à la commune de Paris de 1871, elle ne fut pas renversée en quelques semaines.Mais c’est croire les acteurs historiques sur ce qu’ils disent d’eux-mêmes. La révolution russe se voulait une révolutionprolétarienne, un accomplissement des promesses incluses dans leprogramme de l’internationale ouvrière et dans l’action pratique des communards.Avant la révolution, les bolcheviks avaient un programme plus modéré : ils voulaient seulement une « dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie », transformant profondément la vieille Russie autocratique et semi-féodaleen pays qui pourrait,à une étape ultérieure,devenir « socialiste ». Trotski ne partageait pas cette positionet pensait que la révolution ne pouvait se donner des objectifs limités et, commençant sur une base démocratique, incluant la réforma agraire,elle se transformerait dans un processus continu en une révolution ouvrièrede type socialiste ou communiste.Il développe ses thèses dès 1906 dansBilan et perspectives. À la même époque, il est hostile à la conception léniniste du parti dont il a fait une critique virulente et souvent pertinente dansNos tâches politiques(1904).La révolution de 1917 chamboule tout. À peine rentré d’exil, Lénine,dans sesThèses d’avril,{}rejoint la position de Trotski sur le caractère de la révolutionrusse, à la grande surprise de ses camarades.Et tout naturellement, Trotski rejoint le parti de Lénine.

Le problème est que la Russie était un pays majoritairement paysanet que la révolution ne fut pas vraiment prolétarienne—même si le jeune prolétariat, très concentré, notamment à Petersbourg,y joua un rôle important.Ce qui avait l’assentiment de la masse des Russes, ce n’était pas la « dictature du prolétariat », mais le mot d’ordre central des bolcheviks, « la paix et la terre ».Lors de l’élection à l’Assemblée constituante qui se tint le25 novembre 1917, les bolcheviks dépassent à peine les 23 % de voix alors que les socialistes révolutionnairesont plus de 50 %. Les héritiers du vieux parti populiste continuent de dominer largement alors que les bolcheviks exercent le pouvoir depuis le coup d’Étatdit « révolution d’Octobre ».Mais au lieu de respecterlevote populaire, les bolcheviks décrétèrent que c’était « l’arrière-train plombé » de la révolution qui avait voté et l’avant-garde décida de disperser l’Assemblée constituante.Mécontent de son peuple, le gouvernement dissout le peuple !

Commence alors une terrible guerre civile, où les contre-révolutionnaires reçoivent le soutien des Anglais et des Français.Les bolcheviks finirontpar gagner cette guerre,grâce à l’Armée rouge, formée et dirigée d’une main de fer par Trotski.Mais cette guerre signe de fait l’arrêt de mort de la révolution en tant révolution socialiste ou communiste.Les soviets sont vidés de leur substance, ils ne représentent plus que l’appareil du parti, un parti largementvidéde ses membres.En février 1921, des grèves ouvrières se déclenchent à Petrograd.Le 1er mars 1921,en solidarité avec les ouvriers,éclate la révolte des marins de Kronstadt, jadis héros révolutionnaires. Cette révolte sera impitoyablement écrasée.Les révoltés réclamaientla fin du monopole du pouvoir par le Parti communiste, des élections libres aux soviets (conseils), où tous les partis socialistes auraient une voix, le respect des droits et libertés civiques tels que la liberté d’expression, de presse et de réunion, le droit pour les paysans et les ouvriers de disposer de leur production sans confiscations arbitraires, la libération des prisonniers politiques socialistes et anarchistes emprisonnés par le régime bolchevik.Ils furent qualifiés de « contrerévolutionnaires »et Zinoviev les menaça clairement : « on vous tuera comme des perdrix ».La répression fera des milliers de morts, les bolcheviks refusant toute négociation.Trotski qui commande l’armée ne participe pas directement aux opérations, mais les approuve.

On doit égalementévoquer la révolte des paysans ukrainiens derrière l’anarchiste Makhno. D’abord alliés de l’Armée rouge pour vaincre les Armées blanches, les partisans de Makhno vont subir la répression de leursanciens alliés dès 1920eten 1921 l’armée de ces paysans libertaires est vaincueet Makhno mourra en exil à Paris.

Ainsi la « révolution prolétarienne », après avoir vaincu les « blancs », consolide son assise en écrasant les ouvriers et les paysans.En 1921, l’affaire est bouclée. Un nouveau pouvoir va s’installer, un pouvoir contre lequel Trotski va,lentement,commencer à se dresser,après avoir tenté d’esquiver la bataille. Mais en 1921, Trotski fait bloc avec la dictature bolchevik et ne manque pas une occasion de calomnier les révoltés.Tout le monde peut se tromper, mais Trotski ne reviendra jamais sur Kronstadt et Makhno.Au nom de l’adage qui veut que la fin justifier les moyens, jusqu’au bout il a justifié les moyens contre-révolutionnaires pour prétendument sauver la révolution.Et dans le mouvement trotskiste, il fut longtemps convenu que les bolcheviks avaienteuraison, au nom de la défense de la révolution, de massacrer les marins de Kronstadt ou les paysans de Makhno.

La révolution russe est devenue la malédiction du mouvement trotskiste et l’entêtement de Trotski à défendre l’URSS jusqu’au bout n’a pas peu contribué à l’incapacité du trotskisme àsortir de l’état groupusculaire.

Le léninisme, maladie génétique du trotskisme

Quand Staline eut pris le pouvoir, le trotskisme commençaà se constituer comme courant à part et les trotskistes se désignèrent eux-mêmes comme « bolcheviks léninistes », uneexpression redondante quivoulait à l’avance répondre aux accusations des staliniens et laver le péché de jeunesse de Trotski antiléninisme.En 1969, le plumitif stalinien Léo Figuères reprit même cette vieille histoire en publiantLe trotskisme,cet antiléninisme. Entre-temps, il est vrai, les trotskistes avaient été traités de tous les noms possibles et imaginables dont « agent de la Gestapo et du Mikado » n’étaient pas les pires.Ils étaient des saboteurs, des hitléro-trotskistes et autres amabilités du même genre.

Quoi qu’il en soit,la volonté d’être plus léninistes que Lénine marque toute l’histoire du trotskisme. On s’évertue à construire des partis,bien délimités, doctrinalement homogènes et obéissantsà une discipline baptisée « révolutionnaire »qui s’étendait volontiers à tous les aspects de la vie des militants.Mais quand on n’a ni police politique ni les caves de la Lubianka pour faire respecter l’ordre, la discipline de fer engendre le scissionnisme. La plaisanterie qui veut que deux trotskistes fassent une organisation et trois trotskistes une scissionest à peine exagérée. Tousceuxqui ont un peu fréquenté les groupes trotskistessavent l’intolérance qui y règne et la profusion des organisations d’autant plus ennemies les unes des autres qu’elles sont souvent d’accord sur l’essentiel.

Ajoutons que la pureté doctrinale va avecla discipline d’organisation.Le « talmudisme » deslambertistes a été souvent brocardé, les frères ennemis « pablistes » ou « frankistes » étaient plus ouverts à l’innovation doctrinale, mais pas toujours pour le meilleur. Pour tout cela on avait tout un répertoire de textes de Lénine contre les révisionnistes et les liquidateurs.

De fait, il n’y a eu aucun parti trotskiste de masse dans le monde entier.Le LSSP de Ceylan pourrait faire figure d’exception :le Lanka Sama Samaja Party, fondé en 1935 eut un rôle important dans l’indépendance de l’île.Ce parti qui se veut socialiste et marxiste,adhère à la « Quatrième internationale » trotskisteen 1940—mais c’était une adhésion de pure forme et en 1964 le LSSP est exclu de l’internationaletrotskiste pour être entré dans une coalition gouvernementale avec les libéraux.Pour le reste,les partis trotskistes ne dépassèrent jamais les 10 000 adhérents et souvent manquèrent de disparaître, réduits à des petits groupessans presque aucune activité. Ils parviennent à avoir une certaine influence, notamment dans le mouvement syndical (comme le POR dans la COB bolivienne ou l’OCI dans la CGT-FO).

Ily a deux raisons pour scissionner : 1°parce que le parti progresse et 2°parce qu’il stagne ou régresse.La deuxième raison se comprend assez bien : la stagnation ou la régression entraînent la démoralisation des militants, la mise en cause de la ligne des dirigeants, la recherche d’autres voies. Mais la première est plus étrange.Tout se passe comme si, une certaine masse critique atteinte, le parti était condamné à exploser, comme une réaction en chaîne peut commencer quand on atteint une certaine masse d’uranium…En fait, quand le parti grossit, des membres plus indisciplinés commencent à la rejoindre, des nouveaux qui n’ontpassubi la formation à la schlague de la secte, et alors la contestation se développe.

On peut dire que les partis trotskistes sont restésdes sortesde sectes ou des loges maçonniques ou les deux à la fois.Mais cela n’est le fait des épigones : c’est un produit du léninisme plongédans le bain dissolvant des sociétés à peu près libérales ou démocratiques et Trotski,dans leTestament de Lénineestprésenté comme l’homme le plus capable du comité central,mais il pèche par un excès d’assurance et une vision trop administrative des choses.Il peut faire preuve de patience avec un interlocuteur, mais si celui-ci s’obstine, Trotski rompt, souvent brutalement.Même sa famille (Léon Sedov notamment) en a fait les frais.Cette manière d’agir a été adoptéeles groupes trotskistesavec d’autantplus de virulence que le groupe était petit. Les Français, en particulier, se sont régulièrement éparpillés en groupuscules ennemis.

On pourra m’objecter qu’en pratique Lénine était moinsrigide que ne le laisseraientpenser les quelques textes théoriques les plus intransigeants. Mais on sait qu’il s’emportait facilement, proposait de fusiller tel militant supposé ne pas comprendre et s’excuser peu après de son emportement. Mais dans les groupes trotskistes où l’on ne risquait pas d’être fusillé, les excuses ne venaient pas non plus.Quiconque sait commentMichelVarga(BalázsNagy) et ses amisou les dirigeants de Politica Obrera(Jorge Altamira)ont été traités par la direction de l’OCI se dit qu’heureusement ces gens-là n’ont jamais au le pouvoir.

Avec sa théorie du parti qui sépare l’intérieur (le parti) et l’extérieur (les autres qui subissent les pressions« petites bourgeoises »,ceparti qui prétend être le porteur de la vraie conscience de classe et doit être composé de« révolutionnaires professionnels », le léninisme a été ravageur, d’autant plus qu’il entrait en résonance avec les aspirations des intellectuelsou des leaders ouvriers ambitieux qui voulaient sans délai être ceux qui tiennent le fouet !Lénine et Trotski à sa suite, ne se sont jamais cachés de leur admiration pour le modèle des Jésuites etleurdevise « perinde ac cadaver ».Sur une telle base, on ne pouvait que fabriquer des sectes impuissantes[les trotskistes]ou des partissectaires et antidémocratiques.

Après la guerre, le trotskisme marginalisé

La guerre devait être l’épreuve du feu.Elle commence mal pour les trotskistes qui explosent à partir d’une discussion sur la nature de l’URSS, discussion légitime puisqu’elle est provoquée par le pacte germano-soviétique, l’invasion de la Pologne, de la Finlande et des pays baltes par l’armée soviétique.Certains trotskistes américains James Burnham et Max Shachtmanmettent alors en question l’analyse de l’URSS comme« État ouvrier bureaucratiquement dégénéré » et considèrent qu’il faut dorénavant la tenir pour un capitalisme d’État.En découleune longue polémique retracée côté Trotski dansDéfense du marxisme.L’affaire n’était pas que théorique : fallait-il ou non soutenir l’invasion soviétique de la Finlande ou de la Pologne ?La position de Trotski conduisait au soutien de l’invasion soviétique, soutien critique certes, mais soutientout de même.Burnham etMaxShachtman vont rompre avecTrotski. Mais leurs thèses sont plus largement partagées. Quelqu’un comme Bruno Rizzi soutient qu’il existe uneconvergence entre l’URSS et l’Allemagne nazieet pointe une « bureaucratisation du monde », un processus dans lequel entrent aussi les politiques de « new deal ».Un trotskiste français éminent comme Yvan Crépeau soutenait que l’URSS n’est pas État ouvrier, mais un« collectivisme bureaucratique ».

Trotski n’excluait pas une profonde transformation. La question de la naturede l’URSSdevait être tranchée par la guerre qui venait. Soit l’URSS subirait une révolution politique chassant la clique stalinienneet redonnant le pouvoir aux soviets, soitle capitalisme serait rétabli.Rien de tel ne s’est passé après la guerre.Pour valider leur thèse, les trotskistes ont mis sur le compte de la « défense des acquis révolutionnaires » de l’URSSle sacrifice que le peuple russe a fait à la luttecontre le nazisme.Mais il suffit d’invoquer le patriotismerusse qui avait déjà mis Napoléon en déroute et, du reste, le régime stalinien a abondamment fait appel à cette tradition de laGrandeGuerre patriotique,avec le soutien du clergé orthodoxe. Constantes de l’histoire russe !Quoi qu’il en soit à la fin de la guerre, les trotskistes se retrouvaient avec l’énigme de l’URSS dont la nature n’avait pas été tranchée par les événements eux-mêmes.

Une partie des trotskistesreprendra l’idée que l’URSS n’était au fond qu’une nouvelle forme de capitalisme et on les retrouvera dansSocialisme ou barbarie{}[Lefort, Castoriadis], un groupede taille réduite mais dont l’influence intellectuelle sera très importante. De l’autre côté, derrière Michel Raptis-Pablo, la « majorité »[?]de la IVe Internationale optera pour se placer dans le cadre d’un affrontement séculaire[« des siècles de transition »]entre le système soviétique et l’impérialismeet c’est évidemment dans le cadre de cette résistance soviétique à l’impérialismeque les trotskistes devaient s’engager.La théorie trotskiste de la « défense de l’URSS » était poussée à ses ultimes conclusions.Mais un partie des trotskistes, tout en restant des trotskistes orthodoxes,refusait de dissoudre les organisations pour faire de l’entrisme « sui generis » dans les partis staliniens.En fait, donc, le mouvement trotskiste se divise en trois, les amis de Pablo qui vont devenir d’une manière ou d’une autre dessoutiens critiques du stalinisme et qui vont courir derrière tous les substituts de mouvements révolutionnaires, ensuite les trotskistes orthodoxes[les « lambertistes » et les partisans de Bleibtreu en France, le SWP aux États-Unis]et enfin des « post-trotskistes » commeS ou Bqui vont naviguer vers d’autres eaux.Tout cela va marginaliser complètement le trotskismedont il ne restera en France que quelques dizaines de représentants.

Les années 1960/1970 ont donné l’illusion d’un retour en force du trotskisme qui gagne de nouvelles recrues dans la jeunesse étudiante principalement, mais ne mordra que marginalement sur les secteurs ouvriers.La plus importante organisation trotskiste française, l’AJSva rapidement péricliter et disparaître dans les années 70.La ligue communiste n’est jamais sortie de la marginalité électoralement et n’a du ses succès médiatiques qu’à sa capacité à s’adapter aux nouvelles modes qui sont celles de l’intelligentsia radicale, teintée d’exotisme tiers-mondiste.Les tentatives des uns des autres de sortir de la marginalité, de devenir les animateurs de « partis de masse »non trotskistes se sont soldées aussi par des échecs. Le POI lambertiste et le NPAhéritier de la LCR ne regroupent que quelques milliers de militants, n’ont une influence électorale que très marginale et ils finissent par sortir du trotskisme pour plonger dans la nébuleuse islamiste, qu’il s’agisse du NPA, le premier à présenter des candidates dûment voilées, oul’insertion du POI dans le mouvement « gazeux » de La France Insoumise.

La vérité est que les trotskistes ont tout essayé et que rien n’a marché !Pourquoi rien n’a marché ? Fondamentalement, me semble-t-il, parce que le marxisme orthodoxe sous toutes ses formes est une chimère[voir mon livre : « Mais comment peut-on encore être marxiste ? », éditions Atlande, 2024].Si on veut comprendre l’échec du trotskisme, il faut prendre les choses à la racineet non pas se contenter d’incriminer untel ou untel.Tout le trotskisme explique les ratages du mouvement ouvrier par la thèse de la « trahison des appareils ».J’ai déjà expliqué, voilà unequinzaine d’années, pourquoi cette thèse me semblait intenable[voirLe cauchemar de Marx, Max Milo, 2009].Je ne vais donc pas mettre l’insuccès[quel euphémisme]du trotskisme sur les fautes ou les trahisons de Pablo, Lambert ou les autres. Si fauteil y a, c’est qu’ils se sont vus comme des dirigeants du prolétariat alors qu’ils peinaient à diriger leur petite cohorte.

Il y a un moment où il faut tout remettre à plat et tirer « les leçons de notre histoire ».Et sans doute reposer la question de la transformation sociale sur de nouvelles bases.