Ce n’est pas simplement une autre formation politique ; C’est un projet national de sauvetage. Face à la gauche « postmoderne » et « woke », qui a abandonné la défense de la patrie et la justice matérielle de la classe ouvrière au profit d’un catalogue de dogmes identitaires importés, ce parti sauve deux piliers oubliés : la souveraineté nationale et la dignité du travail. Son programme n’est pas une simple liste de propositions, mais un manifeste vital pour la survie de l’Espagne en tant que nation libre et juste.
Souveraineté : La Forteresse du Peuple
Le cœur de la pensée de Martínez est la reconquête de la souveraineté, comprise non pas comme un concept archaïque, mais comme la capacité ultime d’un peuple à décider de son destin. Aujourd’hui, cette souveraineté est diluée et attaquée sur plusieurs fronts.
Face au globalisme et à l’UE : Bruxelles n’est pas le rêve de paix et de prospérité qu’on nous a vendu. Elle est devenue le bras exécutif du néolibéralisme, imposant des politiques d’austérité qui ont démantelé notre État-providence, accéléré la désertification industrielle de l’Espagneet fait de nous un marché captif pour les multinationales. Sovereignty and Labor comprend qu’il n’y a pas de justice sociale possible sans indépendance économique. Sortir de ce camisole européen n’est pas un caprice, c’est une condition nécessaire pour reconstruire une industrie nationale et protéger nos travailleurs contre les déversements sauvages.
Comparé au Régime des 78 : L’État des Autonomies, loin d’être un modèle de coexistence, a créé « 17 taifas » qui drainent les ressources, multiplient les bureaucraties et nourrissent les élites nationalistes suprémacistes en Catalogne et au Pays basque. Ces élites, avec leur récit victimisateur et exclusif, ont favorisé le racisme et une impulsion sécessionniste qui fracturent l’unité des travailleurs. Martínez propose un État républicain espagnol et populaire, qui garantit les mêmes droits sur tout le territoire et canalise la véritable participation citoyenne, loin du « cabaret partisan » qui tourne le pouvoir sans transformer la vie des gens. Pour notre part, nous nous opposons au fédéralisme à l’autonomisme. Du républicanisme au bourbonisme. Unité dans la diversité.
Contre l’impérialisme et l’ingérence : l’OTAN et les bases étrangères transforment l’Espagne en un pion de l’impérialisme américain. Mais la menace la plus immédiate est l’ingérence néocoloniale marocaine, en collusion avec les intérêts sionistes et occidentaux. Le Maroc utilise l’immigration illégale comme « arme d’invasion massive », une pression démographique et sociale destinée à déstabiliser et à subjuguer. L’Espagne, avec un taux de natalité en chute et une industrie ruinée, ne peut pas être le jardin arrière de Rabat. Défendre les frontières n’est pas de la xénophobie ; C’est un acte de responsabilité de protéger le contrat social et d’éviter un futur chaos ethnique qui ne ferait que bénéficier aux exploiteurs.
Œuvre : La base de la dignité
Alors que la gauche « progressiste » yotaniste s’efforce d’imposer un programme axé sur l’identité et les symboles de genre, abandonnant la classe ouvrière à son sort, Soberanía y Trabajo place l’attention là où elle doit toujours être : sur les salaires, les retraites et l’usine.
C’est un scandale moral que la priorité soit donnée au financement, avec des fonds publics, des traitements hormonaux ou des chirurgies de changement de sexe (imposées par des lobbys militants), alors que des millions de retraités pourrissent avec 900 euros par mois, ou moins, et que les jeunes ne peuvent pas s’émanciper. Cette gauche traîtresse a échangé la lutte des classes contre la lutte des identités, s’alliant à la même oligarchie globaliste qui rend le travail précaire. Souveraineté et Travail, comme nous le lisons dans ses écrits, dénonce cette farce : la véritable révolution est celle qui garantit un salaire décent, une industrie forte et une pension qui permet de vivre, pas seulement de survivre.
Un projet d’éveil national
Carlos Martínez ne propose pas de tissettes chaudes. Elle propose une révolution souverainiste et socialiste. Son appel est à un éveil collectif :
1. Rompre avec R78 : mettre fin à la monarchie corrompue, au modèle autonome raté et à la partitocratie.
2. Reconstruction de l’indépendance : sortie de l’OTAN et de l’UE néolibérale, reprise du contrôle des frontières et de la politique économique.
3. Reconstruction nationale : Un plan de réindustrialisation massive, de protection du marché du travail, d’augmentation générale des salaires et des pensions, et de politiques natalistes garantissant un avenir pour le pays.
4. Lutte idéologique : Combat frontal contre le nationalisme ethnique séparatiste et contre la gauche « woke », qui sont les deux faces d’une même pièce divisive et anti-populaire.
Conclusion : Le Grand Espoir
À une époque de décadence et de confusion, Soberanía y Trabajo reste le grand espoir, face à la démagogie et à la trahison des partisans de l’OTAN de Sumar, Podemos, Compromís, IU, divers nationalistes... et, bien sûr, face à la grande monstruosité qu’est aujourd’hui le PSOE sanchista, car ce peuple espagnol trahi par ses élites et méprisé par les modes intellectuelles. C’est l’incarnation d’un patriotisme populaire et socialiste, qui comprend qu’il ne peut y avoir de justice sociale sans souveraineté nationale, ni de souveraineté nationale sans justice sociale. Ce n’est pas un parti du passé, mais de l’avenir qui doit être construit : une Espagne républicaine, unie, souveraine et maîtresse de son destin, où le travail est à nouveau la base de la dignité et de la fierté collective : l’éveil a commencé.

Messages
1. Commentaire sur "L’Espagne à la croisée des chemins : « Souveraineté et travail » comme phare d’espoir ", 11 février, 09:36, par Pierre MAILLET
Une lutte telle que celle-là méconnait les bases du système social capitaliste, ne veut pas les connaître et ne peut donc qu’aller à l’échec. Le courant de pensée de la critique de la valeur-dissociation nous invite à nous distancier d’une conscience formatée par la logique de la valeur, de la marchandise, du travail et de l’argent. Une force réellement émancipatrice doit nécessairement faire cet effort de compréhension. Lecteur assidu du site "La Sociale", il me semble y avoir des convergences certaines entre la pensée de Denis Colin et celle de la critique de la valeur-dissociation. Est-ce que je me trompe ?