Depuis des décennies, le débat contradictoire, pour peu qu’il puisse se mener, à « gauche » notamment, se termine par la sempiternelle mise au pied du mur : « il faut choisir ton camp camarade ! ». Les staliniens, et ce qu’il en reste, ont été orfèvre en la matière, défendant au nom de « la patrie du socialisme » une des pires dictatures qui en union soviétique et dans les pays « amis » a fait des centaines, des millions de morts, les véritables communistes étant particulièrement visés.
Aujourd’hui, comme si l’histoire devait se répéter pour le pire, il faudrait à nouveau, à en croire responsables politiques, journalistes, spécialistes, choisir son camp…
L’expression réservée à l’hexagone montre son absurdité à tout esprit qui refuse l’oukase.
Quel camp ?
La gauche, la droite, le centre… Mais quelle différence entre tous ceux qui soutiennent l’économie de guerre au détriment du bien commun, des services publics, de l’éducation, de la santé, des transports, des besoins de la population, des travailleurs, des jeunes, des retraités…
Quel camp ?
Celui de la FI qui condamne les « tout blanc, tout moche », les « ouvriers blancs catholiques » ou celui du RN, roue de secours du système ?
« Choisis ton camp », vielle rengaine des staliniens donc, et des bourgeois apeurés prêts à soutenir les pires méthodes répressives et les pires dictateurs pour défendre leur système, dés lors que le mouvement ouvrier et salarié menace leurs privilèges.
C’est dans le monde entier, partout, qu’il faudrait donc choisir entre les fauteurs de guerre, les organisateurs de misère.
Trump ou les Mollahs ?
Pour les uns, le camp du premier serait celui du monde libre, contre le monde autoritaire de la théocratie islamique qui assassine la liberté et le peuple iranien. A ce titre, au nom du bien donc, voilà bombardées civiles, hommes femmes et enfants, au mépris du droit international et soutenues les tentatives de destructions massives, en Iran, mais aussi à Gaza ou au Liban.
Pour les autres, le camp des seconds serait celui qui mettrait en échec l’impérialisme américain et qui pour résister doit bien liquider son propre peuple par dizaines de milliers. On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs n’est-ce pas ?
En réalité les premiers défendent leurs intérêts pétroliers pendant que les seconds assassinent allègrement ceux qui aspirent à la liberté, tous se retrouvant dans la barbarie guerrière qu’ils mènent à grands moyens de destruction et de mort.
Netanyahu ou les islamistes du Hamas ou du Hezbollah ?
Pour les uns le premier défend simplement le droit d’Israel d’exister alors que ses exactions qui se chiffrent en destructions massives, morts, déportations, déplacement de population par milliers et milliers, extension de la colonisation, menacent en fait à terme l’état hébreux dans sa propre existence. Et pour les autres les islamistes serait symbole de résistance alors qu’ils livrent les palestiniens pieds et poings liés à la répression sanguinaire des premiers.
Orban ou Magyar ?
Pour les uns le vainqueur des élections hongroises serait synonyme de liberté alors qu’il est le porte le drapeau de l’union européenne dont l’objectif est la destruction des nations. Et pour les autres le vaincu, ce symbole de corruption et d’autoritarisme, aurait été un modèle s’opposant aux règles européennes…
Continuons.
Poutine ou Zelensky ?
Pour les uns le premier serait l’héritier du socialisme encerclé par l’OTAN qui aurait fait valoir ses droits en envahissant l’Ukraine et en provoquant une situation qui se chiffre en centaines et centaines de milliers de morts, Russes et Ukrainiens, et pour les autres, le second serait une victime innocente, alors qu’il s’agit d’un « humoriste « reconverti à la tête de l’état dans un pillage organisé à son compte et celui de sa clique…
En réalité, Où que l’on regarde, aucun camp, aucune perspective, aucune issue !
C’est un vieux chant qui semble aujourd’hui démodé qui pourtant éclaire à merveille la situation actuelle et la nature de tous ces brigands qui dirigent le monde.
Il n’est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Ni les Trump, ni les Mollahs, ni les Orban, les Magyar, les Poutine et Zelensky, ni les Van der Leyen, les Macron, les Netanyahu et les autres … ne constituent une issue.
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
A la mine et au rail pourraient aujourd’hui être associé le pétrole, le gaz, les ressources naturelles dévalisées sur le dos des nations et des peuples…
Alors quelle issue ?
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours.
Tous des canailles, des voleurs, des assassins, des profiteurs, des parasites… Tous des faiseurs de guerre, de destruction, de misère…
Alors, quelle issue ?
Ce qui aujourd’hui rassemble ces canailles, c’est la guerre, seule solution qu’ils ont trouvée pour tenter de résoudre la crise du capitalisme que leur système a provoquée et développée. Leur guerre sur le champ de bataille n’est que le prolongement de la guerre qu’ils livrent tous contre les peuples, contre les travailleurs, contre tout ce qui menace ou est susceptible de menacer leurs privilèges, leur pouvoir !r.
« Paix entre nous, guerre aux tyrans ! »
Cela commence par le refus de toute guerre dont les peuples ne peuvent être que victimes au compte des capitalistes, des multinationales du pétrole notamment, du système à l’agonie. La guerre n’est pas légitime et la meilleur façon de s’y opposer est de combattre nos propres tyrans, chez nous, leur politique au service de l’industrie d’armement, leur économie de guerre.
« Paix entre nous, guerre aux tyrans », voilà tout !
Jacques Cotta
Le 15 avril 2026

Messages
1. Paix entre nous, guerre aux Tyrans, 20 avril, 16:20, par Jean Paul B.
Bonjour,
désolé d’être, une fois de plus, en désaccord avec votre analyse quand vous renvoyez dos à dos la Russie et l’Ukraine.
Avez-vous oublié le coup d’État fomenté par les USA avec Mme Nuland épouse Kagan, prenant la pose en cantinière distribuant des viennoiseries aux "insurgés" et composant le nouveau gouvernement d’Ukraine ?.
Ce Coup d’État pour renverser le Président légalement élu mais pas assez hostile à la Russie, a été maquillé chez nous en "Révolution du Maïdan" pour mieux berner les gogos hypnotisés par BFM, LCI, TF1, Le Monde, France TV, Libé, Le Figaro et autres médias de propagande de l’OTAN.
Avez-vous déjà oublié :
- Le traitement réservé par le gentil nouveau pouvoir de Kiev aux citoyens ukrainiens russophones de l’Est et du Sud du pays, hostiles au nouveau pouvoir installé par les USA et l’UE qui ont pris soin de (nous ?) fermer les yeux sur les partis néo-nazis anti-russes qui y participaient ?
- Les 14 000 tués en 8 ans dans la population du Donbass, par les bombardements indistincts de l’armée de Kiev ?
- La cessation du versement des retraites par le nouveau pouvoir de Kiev à ses "sous-citoyens" du Donbass, coupables selon le nouveau pouvoir issu du coup d’État du Maïdan, de russophilie avérée ou simplement suspectée ?
- Les préparatifs par l’armée de Kiev d’un nettoyage ethnique "à la croate" dans le Donbass, qui devait débuter au cours du premier trimestre 2022 et c’est pour cela que Poutine s’est enfin décidé à intervenir militairement pour protéger les populations des ces deux républiques du Donbass au titre de l’article 51 du chapitre 7 de la Charte de l’ONU ?
- L’installation depuis 2014 d’une douzaine de bases par la CIA à un jet de pierre de la frontière de la Fédération de Russie ?
- La duperie de la Russie par les USA et l’UE en faisant semblant d’accepter les "accords de Minsk" (septembre 2014 et février 2015, soit 7 ans avant "l’invasion russe" !). Duperie, reconnue en 2024(!) ouvertement par Merkel et par Hollande, mais lui à son insu (!), qui avait pour seul but de tromper la Russie afin de donner du temps à l’Ukraine pour se réarmer (auprès des occidentaux !) et ainsi pouvoir plus tard attaquer la Russie avec l’objectif d’être intégrée ainsi plus rapidement dans l’OTAN ? (Je renvoie sur ce point particulier aux déclarations publiques d’Oleksiy Arestvytch, ce proche conseiller de Zelensky, limogé en janvier 2023 par l’orchestre dirigé par le pianiste debout !).
Quant à la guerre israélo-étasunienne contre l’Iran qui, rappelons-le, n’a jamais attaqué personne depuis l’accès au pouvoir des Mollahs, je me contente de vous renvoyer aux déclarations... israélo-étasuniennes (!) :
- Scott Bessent, le secrétaire d’État au Trésor US, reconnaissant que les USA ont participé à l’effondrement de la monnaie de l’Iran dans le but de ruiner l’épargne des iraniens, ce qui fut la cause à l’origine du mouvement de colère et de protestation en Iran dans le courant de l’hiver 2025-2026 (https://oneplanete.com/actualite-en-continu/iran-laveu-passe-inapercu-de-scott-bessent-secretaire-du-tresor-des-etats-unis/),
- Trump, Rubio et le gouvernement suprémaciste d’Israël qui ont reconnu chacun à sa façon, avoir aidé par l’action combinée de la CIA et du Mossad (distribution gratuite d’antennes satellitaires Starlink et d’armes aux manifestants violents, armes et antennes introduites en Iran par des Kurdes... irakiens !) certains manifestants téléguidés par eux, pour qu’ils tentent de renverser le gouvernement iranien (le fameux "regime change" si cher à l’Oncle Sam) !) et le remplacer par des dirigeants plus dociles (Le fils du Shah ?) mais surtout plus attentifs aux intérêts économiques et géopolitiques de l’Oncle Sam et à de Tel Aviv.
- Concernant les "dizaines de milliers de manifestants" dont vous nous dites qu’ils ont été liquidés par les force de l’ordre iraniennes, permettez-moi d’être un peu plus prudent que vous avant de valider définitivement ces chiffres qui, je le rappelle, sont avancés par... Trump (un menteur pathologique de premier ordre !) et par le criminel de guerre Netanyahu (un autre menteur de premier ordre !) pour justifier leur agression, qui reprennent en réalité des estimations faites (à la louche ?) par des ONG qui ont pour dénominateur commun d’être financées par... les USA ! :) :) :)
J’arrête ici ma liste pour ne pas trop ennuyer vos lecteurs.
Cordialement.
2. Paix entre nous, guerre aux Tyrans, 3 mai, 19:29, par Desmodue
Bonjour !
Que diraient et feraient les USA si le Canada ou le Mexique se mettaient à abriter des bases militaires russes ? La réponse, on l’a, depuis la crise des missiles de Cuba en 1962. Quelle serait notre réaction si la Corse devenait indépendante et dans la foulée se transformait en porte-avions chinois ? Je ne pense pas qu’on leur enverrait des fleurs et du kérosène pour faire voler leurs avions...
Le démantèlement des empires, autrefois soviétique, austro-hongrois et ottoman après 1918, se passe rarement dans la joie et la bonne humeur. Cf. les conflits récurrents au Moyen Orient, la guerre civile en Yougoslavie et on en passe et des bien sanglantes, parce qu’on crée des "pays" artificiels à grands coups de ciseaux sur les cartes, peuplés de gens qui n’ont rien à faire les uns avec "les autres" de langue, traditions, voire religion etc... différentes. La moindre étincelle (sociale ou politique) met le feu aux poudres, l’Ukraine en est la dernière illustration en date.
S’il faut des responsables à la guerre en Ukraine on peut désigner d’abord Hollande et Merkel, pour n’avoir pas fait respecter les accords de Minsk dont ils étaient signataires, destinés à mettre fin à la guerre civile entre provinces russophones et gouvernement de Kiev. Et en plus ils l’avouent publiquement, encore bravo ! Guerre civile qui, mine de rien et dans un quasi silence médiatique a tout de même fait une dizaine de milliers de morts en 8 ans.
Certes l’Iran est une dictature "théocratique" (ce qualificatif serait à discuter) mais que sont les monarchies pétrolifères de l’autre côté du golfe Persique ? Des démocraties ? Tentons une définition : une dictature c’est un régime autoritaire qui a du pétrole, ou d’autres ressources naturelles de première nécessité, sur son territoire mais qui n’est pas copain avec les USA. Miracle, ça marche : la Russie, l’Iran, le Vénezuela... Les autres peuvent persécuter impunément leur population pendant des années, on s’en fout.
L’expérience montre (Irak, Libye, Syrie, Afghanistan...) que l’instauration de la "démocratie" à coups de bombes, en faisant au passage quelques milliers de victimes collatérales mais c’est pour leur bien, ça ne marche pas. A la fin de l’opération militaire la situation est bien pire qu’au début : équipée sanglante de Daesh en Irak et en Syrie, terrorisme international récurrent, guerre civile interminable en Libye, retour des Talibans, frais comme des gardons, en Afghanistan...
Est-ce vraiment ça qu’on veut ?