Accueil > Actualité > Trump chausse les crampons

Trump chausse les crampons

lundi 15 juin 2026, par Jacques COTTA

Trump voulait sa guerre. Il voulait sa paix, il voulait son anniversaire, il voulait son combat MMA, sport très prisé dans les milieux MAGA, où dans une cage tous les coups sont permis, il voulait…

Que les Mollahs sortent renforcés après plus de 100 jours de bombardements et soient installés dans un rôle incontournable au moyen orient semble bien peu importer. Que le peuple iranien soit abandonné à leurs tortionnaires, de même. Qu’Israel balance des bombes au phosphore sur le sud Liban, pas plus. Que la région soit à feu et à sang, que le monde soit au bord du précipice, qu’importe…

Trump voulait aussi sa coupe du monde.
C’est chose faite, les footballeurs s’affrontant sur les terrains américains et mexicains. Il voulait en faire une vitrine, sans heurt, sans débordement, sans compte rendu désobligeant.
Nul n’entendra donc parler des manifestations qui se déroulent aux abords des stades, comme le soir de l’ouverture de ce mondial aux abords du stade Azteca où enseignants et collectifs citoyens et de familles de personnes disparues réclament vérité et justice pour les 43 étudiants d’Ayotzinapa, enlevés par la police et les cartels en 2014, et dont les corps n’ont jamais été retrouvés. Pas un mot donc sur ce mouvement qui se bat contre les liens entre l’État et les narcotrafiquants, entraînant des disparitions massives, qui dépassent les 130.000 au Mexique.
Nul n’entendra non plus parler des enseignants qui dénoncent les promesses non tenues du gouvernement en matière de retraites.
Nul n’entendra relater la situation du Chiapas où le blocage d’une usine de carburant provoque déjà des pénuries.

Dans le contexte international, cette coupe du monde est indécente. Il ne s’agit pas de sport, pas de foot qu’on peut ou pas apprécier, mais de politique. Les États-Unis n’ont que faire des engagements qui leur ont permis d’obtenir l’organisation du plus grand événement sportif de la planète. Sans justification, refus de visas, blocages de délégations officielles, difficultés rencontrées par des arbitres, des journalistes et supporters sont légion. Les règles édictées par la FIFA sont bafouées, ce qui en soi n’est pas très étonnant au pays où ce sont les règles du droit international qui sont jetées par dessus bord.

Si les scandales de la coupe du monde organisée au Qatar n’avaient pu être totalement étouffés, ceux qui jalonnent l’organisation aux USA et au Mexique ont plus de mal à émerger publiquement. Sur place, des commentateurs n’hésitent pas à évoquer la « coupe du monde de la honte »…

Jacques Cotta
Le 15 juin 2026

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.