Du jour au lendemain, c’est le silence… Tout à coup plus personne ou bien peu en parle, comme si tout cela n’avait été qu’un simple cauchemar… Pourtant rien n’est réglé malgré toutes les déclarations de Trump notamment. Les spéculations vont bon train. Cela ne constitue pas une surprise ici puisque nous avions annoncé dés le début des hostilités entre les USA et l’Iran, et avant entre Israel et Gaza, qu’aucune solution ne pourrait être imposée de l’extérieur, si les peuples concernés eux-mêmes ne prenaient pas leur responsabilité, et n’étaient pas aidés, pour la mise à bas de leurs tyrans.
Trump déclarait dans un premier temps vouloir libérer les iraniens de la dictature des Mollahs. Il affirmait comme objectif absolu la destruction du programme nucléaire iranien. Il revendiquait la destruction de tout engin, missiles notamment, capable d’atteindre son ami israélien. Il annonçait même qu’il ne considérerait sa mission accomplie qu’une fois le régime de Téhéran renversé.
Ces objectifs sont évidemment remisés au rayon des arguments démagogiques, inconsidérés, irresponsables. Aucun des objectifs annoncés n’a été atteint. C’est même l’inverse qui été réalisé. L’Iran apparait comme un interlocuteur incontournable. Ses dirigeants supprimés ont été remplacés. L’économie mondiale et les peuples en général ont subi de plein fouet les conséquences de cette guerre qui n’est pas achevée. Le détroit d’Ormuz, passage obligé pour le transport maritime qui intéresse le monde, jusque là praticable librement, devient très lucratif pour les « gardiens de la révolution » qui de façon plus ou moins camouflée imposent un droit de passage aux pétroliers.
L’attitude de Donald Trump, le chef de la première puissance militaire du monde, ne cesse d’interroger par ses déclarations contradictoires, d’autant que sa défaite politique est patente.
La réalité est là.
Un des arguments mis en avant est « la protection d’Israel ». Mais là encore, la protection d’Israel et de ses habitants ne pourra venir que des israéliens eux-mêmes. La menace principale qui pèse sur Israël vient de l’intérieur, de Netanyahu et du gouvernement qui ne voient plus que dans la guerre la possibilité d’une solution bien illusoire. Netanyahu et son gouvernement mènent à la catastrophe, avec une politique de colonialisme et de violence souvent aveugle, au Liban aujourd’hui après Gaza hier. Au sein même des Etats-unis cette politique suscite les plus vives réserves et, fait nouveau, une part très importante de l’opinion américaine se détourne aujourd’hui de l’état d’Israel.
Il ne sert à rien de mettre en cause l’antisémitisme, réel ou supposé, des opposants à Israel, pour trouver une solution à cette situation d’isolement qui a terme est invivable. L’antisémitisme est une véritable peste. Et ceux qui mènent la politique israélienne en propagent le virus mortel. Nombre de ceux qui au sein d’Israël ou à l’extérieur veulent la chute des dirigeants israéliens, Netanyahu en tête dont la place devrait être derrière les barreaux, n’ont rien à voir avec l’antisémitisme utilisé dans les faits pour camoufler et justifier les exactions israéliennes. L’amalgame avec la peste islamiste fait le jeu des intégristes des deux bords.
Le renversement des islamistes, des Mollahs, du Hezbollah ne pourra être l’oeuvre que des iraniens, des Libanais, des palestiniens eux-mêmes, ou ne sera pas. C’est bien ce que veulent les peuples concernés, ce qu’ils ont déjà montré au prix de dizaines de milliers de victimes et du sang versé. Symétriquement il y a urgence à ce que soit mis fin à la domination du gouvernement israélien et aux forces qui le composent. Et cela ne pourra être que l’oeuvre des israéliens eux-mêmes. C’est ce qu’ils veulent et ont démontré massivement en Israël même avant que les attaques du 7 octobre resserrent les rangs autour du gouvernement et s’affirment donc comme un soutien direct à la direction israélienne. C’est sans doute la raison pour laquelle au sein d’Israël il commence à être question d’un report sine die des élections qui au plus tard devaient avoir lieu avant le 27 octobre 2026 pour renouveler la Knesset…
Jacques Cotta
Le 2 juillet 2026
