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L’héritage "socialiste" (2)

par Denis COLLIN, le 6 mars 2020

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Nous publions ici la deuxième partie de nos réflexions sur l’héritage "socialiste". On essaie d’y reprendre l’histoire longue du PS et d’envisager les perspectives d’avenir.

1ère partie

Retour sur l’histoire du PS

Il y a belle lurette que la social-démo­cra­tie, dans tous les pays du monde, était deve­nue la « gérante loyale du capi­ta­lisme », comme l’avait dit Blum lors de son procès. Il faut cer­tai­ne­ment remon­ter à 1914 : le ral­lie­ment de la social-démo­cra­tie, dans ses diver­ses com­po­san­tes, au grand mas­sa­cre a sans doute déter­miné pour long­temps le cours de l’his­toire. Je ren­voie ici à ce que j’ai écrit dans Le cau­che­mar de Marx (Max Milo, 2009).

Mais cette social-démo­cra­tie ne pou­vait pas se trans­for­mer pure­ment et sim­ple­ment en un parti bour­geois comme les autres. La base de l’appa­reil socia­liste est indis­so­cia­ble­ment liée aux conquê­tes socia­les ouvriè­res. Les élus au par­le­ment ne sont que le sommet d’une masse d’élus locaux, de mili­tants asso­cia­tifs, d’admi­nis­tra­teurs de mutuel­les ou de coo­pé­ra­ti­ves, de per­ma­nents syn­di­caux, etc. Tout ce petit monde n’a nul goût pour la révo­lu­tion qui pour­rait bous­cu­ler leur train-train quo­ti­dien ou qui pour­rait mettre dan­ge­reu­se­ment en cause les conquê­tes socia­les, l’agi­ta­tion révo­lu­tion­naire don­nant à la réac­tion les pré­tex­tes néces­sai­res pour liqui­der le mou­ve­ment syn­di­cal et socia­liste. Mais ils n’ont aucun goût non plus pour le recul social et le néo­li­bé­ra­lisme, ris­quant de les ruiner en pau­pé­ri­sant la classe ouvrière, est bien pour eux un ennemi dan­ge­reux. L’expres­sion de Lénine, uti­li­sée pour carac­té­ri­ser les chefs sociaux-démo­cra­tes mérite d’être enten­due dans toute sa sub­ti­lité : « lieu­te­nants ouvriers de la classe bour­geoise »…

Mais il y a une autre ten­dance qui s’est accro­chée au vieux socia­lisme. Cette ten­dance repré­sente plutôt les nou­vel­les clas­ses moyen­nes, les sala­riés intel­lec­tuels, les tech­ni­ciens, etc. Ces cou­rants aux­quels se sont agglo­mé­rés les tra­vailleurs chré­tiens laï­ci­sés que l’on retrouve dans la CFDT vont trou­ver en mai 68 une impul­sion nou­velle. Sous le signe de l’auto­ges­tion (qui s’en sou­vient ?), la CFDT et feu le PSU pro­po­sent à ces clas­ses nou­vel­les de par­ti­ci­per, ici et main­te­nant, à l’exer­cice du pou­voir, sans atten­dre un nou­veau juin 36. Très vite ils vont aban­don­ner toute vel­léité d’oppo­si­tion radi­cale et pen­sent que le mieux à faire est de pren­dre le train en marche du nou­veau capi­ta­lisme néo­li­bé­ral. Ils s’appuient sur les intel­lec­tuels répu­tés gau­chis­tes et four­bis­sent leurs argu­ments dans l’ate­lier de la « french theory », chez Foucault et Deleuze, pour ne citer que le plus célè­bre.
De 1971 à 1981, l’his­toire du PS s’est dérou­lée comme un conflit entre ces deux cou­rants, Mitterrand s’appuyant tantôt sur les uns, tantôt sur les autres, pour ne jamais dépen­dre de per­sonne et sur­tout pas de quel­que enga­ge­ment qu’il aurait pu lui-même pren­dre. C’est à ce moment que vont appa­raî­tre les dif­fé­ren­ces entre une pre­mière gauche et une « deuxième gauche ». Michel Rocard va être le repré­sen­tant de cette deuxième gauche, mais lors de l’élection pré­si­den­tielle de 1981 c’est la pre­mière gauche qui semble l’avoir emporté. L’illu­sion ne durera pas. C’est sur la ques­tion de l’Europe que les choses vont se nouer : faut-il ou non rester dans le sys­tème moné­taire euro­péen ou au contraire en sortir pour s’orien­ter vers une poli­ti­que de crois­sance natio­nale s’appuyant sur les res­sour­ces de l’état et des entre­pri­ses natio­na­li­sées ? On sait que Mitterrand finira par pen­cher du côté de Delors et Mauroy. À partir de ce moment-là, plus rien n’arrê­tera l’évolution du PS vers quel­que chose d’autre que la vieille social-démo­cra­tie. Il faut sou­li­gner l’impor­tance des enga­ge­ments inter­na­tio­naux du parti socia­liste dans cette évolution. Dès le tout début du sep­ten­nat de François Mitterrand, le cap est donné. Le pré­si­dent fran­çais reçoit en grande pompe le pré­si­dent amé­ri­cain au sommet du G5 à Versailles et l’assure du sou­tien indé­fec­ti­ble de la France au camp occi­den­tal. Le fameux dis­cours de Mitterrand au Bundestag en 1982 dénon­çant les mani­fes­ta­tions contre l’ins­tal­la­tion en Allemagne (de l’ouest) des fusées amé­ri­cai­nes « Pershing » (« les fusées sont à l’Est, les paci­fis­tes sont à l’Ouest ») affirme encore les liens indé­fec­ti­bles de la France avec les États-Unis, l’OTAN et l’Union euro­péenne. À partir de là, la sou­mis­sion au néo­li­bé­ra­lisme poussé par Reagan et Thatcher devient évidente et le PS ira de capi­tu­la­tions en déconfi­tu­res. Le retour de la droite au pou­voir en 1986 va per­met­tre d’enga­ger un pre­mier pro­gramme de pri­va­ti­sa­tions que le PS ne mettra pas en ques­tion lors de son retour en 1988. La liqui­da­tion de la sidé­rur­gie sera l’affaire du PS et Laurent Fabius se van­tera d’avoir fait « le sale boulot ». Le « marché unique » et la libé­ra­li­sa­tion totale des échanges en Europe, ainsi que la déré­gu­la­tion ban­caire : on retrou­vera Bérégovoy à la manœu­vre pen­dant que Delors conti­nue à Bruxelles la poli­ti­que qu’il avait impul­sée à Paris.

En 1991, la France par­ti­cipe sans états d’âme à la grande coa­li­tion menée par George Bush contre l’Irak. Vassal des Américains, Mitterrand fait avaler sa guerre à pres­que tout le parti socia­liste, à l’excep­tion de Chevènement et ses amis qui rom­pent pour fonder le « Mouvement des Citoyens ». Mélenchon et Dray qui avaient grogné devant la guerre se réconci­lient très vite avec Mitterrand dans la bataille pour faire voter le traité de Maastricht (1992). Revenue au pou­voir en 1993 après une sévère défaite du PS, la droite pour­suit les pri­va­ti­sa­tions et porte un grand coup au sys­tème des retrai­tes par la réforme du régime géné­ral impo­sée par Balladur. Quand la gauche revient au pou­voir en 1997, le PS se gar­dera bien de reve­nir sur les pri­va­ti­sa­tions ou sur la réforme Balladur. Entre temps, on avait pu voir les hérauts de la « deuxième gauche », la secré­taire géné­rale de la CFDT, Nicole Notat, comme une bonne partie de ses « intel­lec­tuels orga­ni­ques », Alain Touraine par exem­ple, pren­dre faits et causes pour la réforme des retrai­tes que le Premier minis­tre Alain Juppé vou­lait impo­ser. La « gauche plu­rielle » entre 1997 et 2002 impo­sera bien la semaine de 35 heures, mais dans des condi­tions fort contes­ta­bles, et pour le reste enté­ri­nera les actions pas­sées de la droite et pour­sui­vra de bon cœur le pro­gramme de pri­va­ti­sa­tion avec au pre­mier chez la pri­va­ti­sa­tion de France Télécom, que le PS dénon­çait et qu’il accepta lors­que Jospin signa les accords d’Amsterdam. C’est aussi ce gou­ver­ne­ment, avec la par­ti­ci­pa­tion de Mélenchon, faut-il le rap­pe­ler, qui accepta les direc­ti­ves de mise en concur­rence des ser­vi­ces publics et enga­gea la pre­mière phase de pri­va­ti­sa­tion des auto­rou­tes. C’est aussi le minis­tre de finan­ces Laurent Fabius qui prit toute une série de mesu­res en faveur des action­nai­res et de tous ceux que l’on n’appe­lait pas encore les « pre­miers de cordée ».

Hollande et Macron

Mais le pompon de la course à droite revient à Hollande — tant est-il que l’on puisse dépar­ta­ger entre les nom­breux concur­rents celui qui a commis le plus de félo­nies ou les félo­nies les plus graves. Hollande prend dans ses baga­ges un cer­tain Emmanuel Macron qui s’était fait remar­quer par son rôle dans la com­mis­sion Attali mise en place par Sarkozy et qui avait pro­posé un choc de libé­ra­li­sa­tion si échevelé que Sarkozy, à qui il res­tait un peu de bon sens, s’est empressé de ne pas donner suite. Macron va vite deve­nir minis­tre de l’Économie et va mettre en place sa poli­ti­que… mais ce n’est pas la sienne, c’est celle de tous les minis­tres qui res­tent soli­dai­res du gou­ver­ne­ment (Hamon et Montebourg seuls évitent le déshon­neur). Tous les mau­vais coups orga­ni­sés par Macron depuis qu’il est pré­si­dent sont des pro­lon­ge­ments d’orien­ta­tion qui avaient été enga­gées par les gou­ver­ne­ments Hollande, avec ou sans Macron. Le CICE, c’est Hollande et la prio­rité donnée aux « pre­miers de cordée », c’est lui encore — enfin après Fabius et bien d’autres. La loi Macron démo­lis­sant le Code du tra­vail n’est que le pro­lon­ge­ment de la loi dite El Khomery. La loi sur les retrai­tes « à points » est dans les car­tons depuis un bon moment et c’est une reven­di­ca­tion de… la CFDT.

Mais il y a un autre aspect. Tout le monde est frappé au figuré, mais aussi par­fois au propre par la vio­lence de la répres­sion des mani­fes­ta­tions et le mépris incroya­bles des liber­tés élémentaires dont la police fait preuve depuis que Macron est au pou­voir. Mais on doit le dire : là aussi, c’est un héri­tage du PS et de Hollande. La pro­cla­ma­tion de l’état d’urgence, le soir du 13 novem­bre 2015, après les atten­tats du Bataclan et de Saint-Denis pou­vait sem­bler la réponse énergique qu’appe­lait la situa­tion d’excep­tion dans laquelle l’offen­sive isla­mi­que met­tait le pays. Mais, en fait, il appa­rut bien vite que cet état d’urgence ne ser­vait pas à ter­ro­ri­ser les ter­ro­ris­tes, mais bien à limi­ter le droit de mani­fes­ter. Il fut d’abord employé contre les mili­tants écologistes qui vou­laient mani­fes­ter l’occa­sion de la confé­rence sur le climat, puis d’abon­dance on l’employa contre le mou­ve­ment social. On se sou­vient des mani­fes­ta­tions fai­sant du sur place et dont l’entrée était sou­mise à un contrôle d’iden­tité poli­cier. Les nou­veaux pou­voirs donnés à la police à cette occa­sion sont restés et Macron n’a rien eu d’autre à faire qu’à enté­ri­ner les mesu­res d’excep­tion pour en faire des lois ordi­nai­res, chose qui était dans les pro­jets de Hollande, au demeu­rant.
Compte tenu de tout ce que je viens de dire, il est tout à fait normal de cons­ta­ter que le gros de l’appa­reil macro­niste vient du PS, aussi bien au niveau des minis­tres que des échelons inter­mé­diai­res. Castaner, Pénicaud, Belloubet, Le Drian : ces poids lourds vien­nent du PS, comme Gérard Collomb, à Lyon. Griveaux était un ami de DSK et une bonne partie des conseillers pro­ches de Macron sor­tent de la clique DSKiste. Nombre de maires socia­lis­tes sont passés chez Macron, où ils se trou­vent fort bien, quoi­que, sage­ment, ils se repré­sen­tent sou­vent sans étiquette, l’étiquette LREM étant visi­ble­ment lourde à porter quand on veut être réélu.

L’opé­ra­tion Macron laisse un PS exsan­gue. Olivier Faure tente de gérer une bou­ti­que en liqui­da­tion. On s’inter­ro­gera sur le rôle de la pri­maire comme moyen de sélec­tion des can­di­dats : le can­di­dat choisi par les électeurs de la pri­maire n’a pas été sou­tenu par le PS, qu’il a d’ailleurs rapi­de­ment quitté pour fonder une firme dont le congrès doit pou­voir se tenir dans une cabine télé­pho­ni­que. Exit Hamon, par ailleurs paran­gon du com­mu­nau­ta­risme. Valls et de Rugy qui avaient fait ser­ment de sou­te­nir le can­di­dat choisi par la pri­maire ont rallié Macron le soir même de la pri­maire. Le bilan de faillite de Hollande et des hommes qui l’ont sou­tenu est là tout entier. Des gens sans vision, sans intel­li­gence, sans carac­tère qui ont liquidé le patri­moine de la « vieille maison » pour se mettre à la remor­que de ce qu’il y a de pire dans le capi­tal finan­cier aujourd’hui, à la remor­que de jeunes loups cyni­ques, dépour­vus de la moin­dre once de sens moral.

Et maintenant

Un parti qui a encore quel­ques assi­ses loca­les et qui pour­rait garder Paris n’est cepen­dant pas défi­ni­ti­ve­ment mort. Il a même une double chance dont on n’est pas cer­tain du tout qu’il saura la saisir. Tout d’abord l’évolution du macro­nisme est si vio­lente que cer­tains mili­tants pour­raient être tentés de faire retour au ber­cail et de recons­truire une sorte de parti socia­liste, soit parce qu’ils sont vrai­ment écœurés de sou­te­nir des Castaner et des Belloubet ou des Sybeth N’Diaye, soit parce qu’ils se ren­dent compte que, selon un bon vieux pro­ces­sus dia­lec­ti­que, va sonner l’heure de déga­ger les déga­geurs et de passer au kar­cher la bande à Macron qui pour­rait ne pas sur­vi­vre à la pro­chaine échéance pré­si­den­tielle.

Le deuxième atout du PS est Mélenchon. Avec plus de 18 % des suf­fra­ges, implan­tés dans toutes les caté­go­ries socia­les, capa­ble de rame­ner aux urnes des abs­ten­tion­nis­tes et même de repren­dre au FN/RN des électeurs, Mélenchon et LFI pou­vaient être l’axe de la recons­truc­tion d’un parti répu­bli­cain, social, laïque et patrio­ti­que, un PS mâtiné de jau­res­sisme. Mais il n’en a rien été : dès le soir du pre­mier tour de la pré­si­den­tielle, Mélenchon, lamen­ta­ble, trans­for­mait sa vic­toire en défaite, puis lan­çait son orga­ni­sa­tion sur une ligne gau­chiste : Mélenchon fut le can­di­dat pour être Premier minis­tre de Macron (n’oublions jamais cette plai­san­te­rie), puis en mul­ti­pliant par trois ou quatre les chif­fres de mani­fes­tants ras­sem­blés par LFI il pré­ten­dit faire recu­ler, tout seul, avec ses petits bras, le dragon macro­niste. Puis c’est une séquence d’une confu­sion sans nom : inca­pa­cité d’avoir une ligne claire sur l’Europe, exclu­sions des pro­ches de Mélenchon qui n’accep­taient la ligne gau­chiste (Cocq, Kuzmanovic) et départ d’autres fidè­les, allian­ces étranges avec les frères musul­mans qui se trou­vent leur sommet dans la hon­teuse mani­fes­ta­tion du 10 novem­bre, et, pour finir, l’explo­sion du mou­ve­ment lors des muni­ci­pa­les puisqu’on peut trou­ver tout et le contraire de tout, de la par­ti­ci­pa­tion à des coa­li­tions clas­si­ques d’union des gau­ches jusqu’à des allian­ces avec le parti ani­ma­liste — il semble que les cin­glés qui sau­taient sur des mate­las ne soient plus en course pour ses élections, sinon ils auraient sûre­ment pu faire des allian­ces avec LFI ici ou là.

Si Faure veut recons­truire le PS il peut donc comp­ter sur deux alliés de choix : Macron et Mélenchon. Malheureusement, comme son tro­pisme euro­péiste est incu­ra­ble et que c’est sur cette ques­tion et deux ou trois autres de la même farine que se joue­ront les pro­chai­nes élections, le PS pour­rait bien rester l’astre mort qu’il est devenu et s’éteindre pro­gres­si­ve­ment comme le vieux parti radi­cal l’avait fait avant lui.

C’est pour­tant ce qu’il nous fau­drait dans l’immé­diat : un nou­veau parti socia­liste, c’est-à-dire un parti de défense des conquê­tes socia­les et de résis­tance au capi­ta­lisme des­truc­teur auquel nous devons faire face. Un parti qui prend le parti de la nation et relève haut le dra­peau de la répu­bli­que laïque. Un parti qui ne promet pas la lune pour demain, mais quel­ques pas réels en avant (qui valent tou­jours mieux qu’une dou­zaine de pro­gram­mes), un parti ouvert à tous et non une secte sommée de suivre aveu­glé­ment le Bolivar du 10e arron­dis­se­ment. Un parti de masse, appuyé sur des sec­tions loca­les et s’occu­pent de redon­ner vie à l’esprit civi­que, un parti tourné vers le petit peuple, pas vers les énarques et autres bac + 13 qui n’ont jamais rien fait de leurs dix doigts, mais savent sur la manière de com­man­der les autres. Bref un vrai parti popu­laire, un parti pour gilets jaunes… On peut rêver, mais c’est pour­tant bien cela qui est néces­saire.

Les assauts de radi­ca­lisme des uns et des autres ne sau­raient nous trom­per. Nous avons eu l’expé­rience de Tsipras, que tous cour­ti­saient quand il a été élu pre­mier minis­tre et qui s’est révélé le cham­pion toutes caté­go­ries de la tra­hi­son des espoirs popu­lai­res. Nous savons aussi, que, quel­ques modes­tes qu’elles soient, les reven­di­ca­tions popu­lai­res se heur­tent au sys­tème capi­ta­liste lui-même. On ne peut plus espé­rer qu’un peu de crois­sance per­met­tra de redon­ner quel­ques miet­tes et qu’on repar­tira comme en 45. Mais ce dont les indi­vi­dus peu­vent être cons­cients théo­ri­que­ment ne peut s’appren­dre, pour la masse du peuple, qu’en mar­chant. Lève-toi et marche !

Comment faire pour que le néces­saire s’accom­plisse ? Voilà l’éternelle ques­tion.

Le 29 février 2020. Denis Collin

Messages

  • Un nouveau parti socialiste hébergeant les mêmes collabos mais permettant à la presse mainstream de le dire de gauche pour la diviser ? pourquoi ne pas plutôt appeler à rejoindre la FI et le souverainisme de gauche ?

  • Pourquoi pas LFI ? Précisément parce que ce n’est ni un parti, ni une ligue, mais une chose informe où les dirigeants sont absolument indépendants de la base (pas d’élection), où la ligne est décidée par quelques-uns, et où ce qui émettent des désaccords mettant en cause le chef suprême sont derechef "mis d’eux-mêmes en dehors du parti". Ce qui fait beaucoup de bonnes raisons.
    En outre, il faudrait ce qu’on rejoint en rejoignant LFI : ceux qui pratiquent l’union de la gauche ou ceux qui veulent exterminer les éleveurs en alliance avec les animalistes ?

  • Déverser votre haine sur la LFI et Mélenchon ne suffiront pas à redorer l’image du PS, parti de traitres, d’infiltrés de droite et même de la droite dure. Garder le nom pour recréer un vrai/faux parti de gauche et la diviser encore plus ?Il faut être bougrement embourgeoisé pour souhaiter de tels desseins, et n’avoir encore pas le courage de ses opinions. Mélenchon a peut-être fait des erreurs dans le passé mais au moins il n’a pas de honte aujourd’hui à se positionner. Tous ces gens qui ont besoin de se donner bonne conscience en se disant de gauche alors qu’ils pensent capitalisme et néolibéralisme sont à gerber. Si on est de gauche il faut l’assumer dans des mouvements qui le sont réellement au lieu de vouloir rapiécer un costume de carnaval

  • Bonjour
    Depuis plusieurs années, je lis régulièrement et avec plaisir les articles de votre site.
    J’aime, le matin, copier-coller les articles de La Sociale, puis, lorsque j’ai un moment dans la journée, je les lis tranquillement. Or, depuis la nouvelle présentation de La Sociale, la plupart des mots ont leurs syllabes séparée par des tirets une fois copiés-collés, ce qui devient difficile à lire.
    Serait-il possible d’y remédier ?
    Cordialement.
    Marie-France Durand

  • Pour qui serait friand de textes concernant la SFIO à la veille de 1914... et la suite, je signale les documents présentés sur mon site (référencé sur la Sociale), et particulièrement l’article
    SFIO

  • # Forest vous nous dites " Mélenchon a peut-être(!) fait des erreurs dans le passé..."
    Mais pourquoi dans le passé ?
    Aujourd’hui malheureusement LFI,à l’instar du PS et du PCF, a définitivement accepté l’appartenance de la France à l’UE (cf. Manon Aubry pendant sa désastreuse campagne "européenne").
    Donc il faudra nous expliquer concrètement pour nous convaincre,comment LFI (donc Mélenchon !) pourra mettre en oeuvre la partie économique,sociale et écologique de son programme "L’avenir en commun" alors que les traités "européens" initiés par leur mentor (menteur ?),dont celui ayant instauré la monnaie unique,l’interdisent expressément ?
    Pour la partie dite "sociétale", là aucun souci, le Capital n’en a rien à cirer de ces réformes à partir du moment où elles ne touchent pas au grisbi !
    Pour conclure:Mélenchon président et LFI majoritaire à l’Assemblée Nationale, s’ils ne proposent pas immédiatement de sortir de l’UE (et ils ne le proposeront pas),vont finir comme Tsipras et Syriza et on sera bien avancés !

  • On peut, je crois, fort bien comprendre ce que vous entendez par « nouveau parti socialiste »,
    J’avoue être personnellement rêveur devant la mosaïque du socialisme français avant 1914.

    Je suis, comme vous, très fatigué des postures et verbes hauts de radicalisme pendant que le navire sur lequel nous vivons coule. L’utilisation d’un discours rationnel matérialiste porteur de l’intérêt de classe énoncé le plus simple possible et non d’idéologie.

    Pour ne pas se voiler la face, ne pas se cacher que le problème des PS en France a toujours été qu’ils n’ont guère été fréquentés par les couches modestes mais souvent par une petite bourgeoisie intellectuelle d’où le trajectoire.

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