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Alerte ! Grace au virus le pouvoir organise la grande régression sociale !

par Jacques COTTA, le 21 mars 2020

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Le Président de la République avait annoncé « c’est la guerre ! ». Il en avait appelé à l’unité natio­nale pour com­bat­tre le coro­na­vi­rus. Fallait-il être naïf pour le pren­dre au mot ? Ou sim­ple­ment humain ? La suite parle d’elle-même.

Edouard Philippe et la minis­tre du tra­vail Muriel Pénicaud vien­nent de pré­sen­ter au sénat le texte de loi pour « l’urgence sani­taire ». Il com­prend une série de mesu­res qui, au pré­texte de « faire face aux consé­quen­ces économiques, finan­ciè­res et socia­les de la pro­pa­ga­tion du virus Covid-19 », cons­ti­tuent un arse­nal contre les acquis sociaux fon­da­men­taux.

En effet, le gou­ver­ne­ment se saisit de la situa­tion de menace virale géné­rale pour mettre en avant les mesu­res sou­hai­tées par la finance et le Medef contre l’ensem­ble des sala­riés.

  • limitation des congés payés ou du repos hebdomadaire.
  • suppression des 35 h, la durée de travail pouvant être portée à 48 heures par semaine au maximum conformément au droit de l’Union européenne ».

Ces mesu­res sont sans limite de temps, pou­vant être décré­tées pour une période indé­ter­mi­née après la fin de la crise. Il suf­fira au gou­ver­ne­ment de légi­fé­rer par ordon­nance.

  • Textuellement, il est stipulé que la future ordonnance, que le gouvernement aura trois mois pour prendre, soit jusqu’en juin, pourra ainsi « modifier les conditions d’acquisition de congés payés et permettre à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates de prise d’une partie des congés payés, des jours de réduction du temps de travail ».
  • De même l’article 17 du projet de loi autorise le gouvernement à « permettre aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de nation ou à la continuité de la vie économique et sociale de déroger de droit aux règles d’ordre public et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical ».

Ainsi, des socié­tés comme la SNCF, la RATP, Renault ou Air France, pour­raient être concer­nées. De même le sec­teur de la santé ignoré et mal­traité depuis plus d’un an, en pre­mière ligne sans moyen de pro­tec­tion. Un comble !

Et ce gou­ver­ne­ment ajoute la lâcheté à la four­be­rie et l’igno­mi­nie en la per­sonne de la minis­tre Muriel Pénicaud qui avait déjà exprimé sa volonté en pleine crise sani­taire de répri­mer « les tires au flanc » et qui expli­que, concer­nant ce texte de loi que "par nature, ces mesu­res sont limi­tées à la durée de la crise sani­taire", tout en refu­sant d’ins­crire dans le texte une date de fin de vali­dité.

Emmanuel Macron nous éclaire dou­ble­ment :

  • « plus rien ne sera plus comme avant » avait-il dit. Ses intentions sont claires.
  • « C’est la guerre » avait-il précisé. En effet, pas contre le virus mais contre le peuple français.

Le confi­ne­ment ter­miné, l’armée des sala­riés, ouvriers, indé­pen­dants, jeunes, retrai­tés et autres ne man­quera pas de se recons­ti­tuer… puis­que sans atten­dre, de façon igno­mi­nieuse et nau­séa­bonde, la guerre est décla­rée.

Jacques Cotta
Le 21 mars 2020

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