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La preuve par 5

par Jean-Louis ERNIS, le 21 mai 2018

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Dans un pays où la libre expres­sion s’exerce encore, - ce qui ne se confond pas avec la démo­cra­tie car si la démo­cra­tie exis­tait en France, le rejet du TCE en 2005 exprimé clai­re­ment par le peuple fran­çais aurait été res­pecté - entre deux scru­tins natio­naux, la popu­la­rité du légis­la­teur et de l’exé­cu­tif se jauge, entre autres, au tra­vers de deux éléments.

- Le pre­mier, le plus uti­lisé s’appelle « les son­da­ges »

Pour toutes sortes d’événements on sonde le peuple. Des orga­nis­mes spé­cia­li­sés dans la com. pul­lu­lent sur le marché et offrent leurs ser­vi­ces. Beaucoup ont leur rond de ser­viette sur les pla­teaux de télé­vi­sion.

Chacun sait que sonder le peuple et plus encore la « popu­lace » est « un art »

Cet art s’exerce dans la rédac­tion du ques­tion­naire, de manière à obte­nir des répon­ses met­tant en valeur le « maître d’ouvrage »

La réus­site n’est pas tou­jours au rendez-vous car il ne faut pas trop éloigner le résul­tat de la consul­ta­tion du res­senti popu­laire, au risque de décré­di­bi­li­ser l’orga­nisme.

- Le second, net­te­ment plus fiable, s’appelle les élections par­tiel­les.

Elles concer­nent, la plu­part du temps, des légis­la­ti­ves inva­li­dées.

A ce jour, des légis­la­ti­ves de juin 2017 cinq résul­tats ont été inva­li­dés dans le Val d’Oise, le Territoire de Belfort, la Guyane, la Haute-Garonne et le Loiret. Les scru­tins de rat­tra­page se sont dérou­lés du 28 jan­vier au 18 mars.

Six à sept mois après l’ins­tal­la­tion au pou­voir de la macro­nie ces élections tom­baient à pic.

Jean-Luc Mélenchon voyait dans cette sorte de 3ème manche l’occa­sion de s’enra­ci­ner dans le rôle du pre­mier oppo­sant au pou­voir jupi­té­rien et de gros­sir les rangs par­le­men­tai­res de LFI.

Les sujets de révolte ne man­quaient pas :

- ordon­nan­ces tra­vail fai­sant explo­ser le code du tra­vail et la pro­tec­tion majeure dite du prin­cipe de faveur,

- vote du budget où les retrai­tés sont « passés à la caisse » et les supers riches exo­né­rés de taxes et impôts divers

- ponc­tion de cinq euros men­suels sur les allo­ca­tions loge­ment etc... etc.…

Au soir du 25 mars 2018 - deuxième tour des élections du Loiret - clô­tu­rant la série des 5 par­tiel­les, on ne peut pas dire que les pro­nos­tics de Mélenchon aient ren­contré une quel­conque réa­li­sa­tion.

Au final, aucun can­di­dat LFI n’a été élu, seul le can­di­dat de Guyane a accédé au 2ème tour !

La mise a été raflée par LR/UDI avec 3 élus (Val d’Oise - Territoire de Belfort - Loiret), LREM/MoDem 1 élu (Guyane) Même le PS a fait mieux que LFI, voyant son can­di­dat élu en Haute-Garonne.

En voix, sur 328.804 ins­crits et 90.798 expri­més, LREM capi­ta­lise 24.352 voix, LR/UDI 18.825 voix, le PS 13.699 voix et LFI 12.962 voix.

Voilà des éléments fac­tuels qui devraient conduire les lea­ders de La France insou­mise à s’inter­ro­ger sur les rai­sons d’un si maigre résul­tat.

Pourquoi cette déconve­nue par­tant d’un pre­mier tour de la pré­si­den­tielle à 19,58 %, pas­sant par des légis­la­ti­ves à 11 % pour enre­gis­trer 14,27 % sur cinq par­tiel­les com­pi­lées ?

- Est-ce le pro­gramme qui rebute l’électorat de gauche ? Certainement pas puisqu’il s’agit tou­jours de « l’Avenir en commun »

- Est-ce le com­por­te­ment des dépu­tés (es) de La France insou­mise ? Certainement pas.

Alors, que se passe t-il ?

A mon sens, deux éléments sont à consi­dé­rer.

 Le pre­mier concerne la place, le rôle et la manière de com­mu­ni­quer de Mélenchon au sein de « La France insou­mise »

JLM rejette la forme parti pour LFI et refuse l’orga­ni­sa­tion « hié­rar­chi­que » mais est tou­jours per­son­nel­le­ment aux avant-postes dans les médias !

En expres­sion publi­que, JLM est capa­ble du meilleur comme du pire.

Le meilleur il l’a démon­tré le 27 mars dans l’hémi­cy­cle de l’Assemblée Nationale en ren­dant un vibrant hom­mage au mili­taire Arnaud Beltrame, lâche­ment assas­siné par un fana­ti­que reli­gieux.

Mais, son ADN est aussi cons­ti­tué de vio­len­ces ver­ba­les quels que soient le média et le jour­na­liste qui le ques­tionne.

Même sur son Blog, il ne peut se rete­nir, celui daté du 2 mai en atteste.

Il fait un long récit de sa pré­sence dans les tri­bu­nes du Stade Vélodrome de Marseille pour le match de coupe d’Europe Marseille/Salzbourg.

Après avoir pré­cisé qu’il avait une place réser­vée dans le tri­bune pré­si­den­tielle et confessé, je cite « Toutefois, je m’ébahis du nombre de com­men­tai­res que ma pré­sence a pu pro­duire » - nar­cis­sisme ou méga­lo­ma­nie, à chacun son avis - les propos du député de la 4ème cir­cons­crip­tion des Bouches-du-Rhône incli­nent clai­re­ment vers la vio­lence.

Pour cela il exhume une vieille affaire et déclare « Bien sûr, comme tout le monde, je hais le Bayern de Munich et je garde secrè­te­ment une image de Schumacher à qui je plante des aiguilles avant chaque match où une équipe fran­çaise est obli­gée de jouer contre ce club »

JLM fait réfé­rence au match France-Allemagne de 1982 où le gar­dien alle­mand Harald Schumacher s’était livré à une odieuse agres­sion sur le joueur fran­çais Patrick Battiston lais­sant celui-ci comme mort sur le ter­rain.

C’est bien évidemment des images qui cho­què­rent le monde du foot et bien au-delà, mais 36 ans après décla­rer « haïr le Bayern de Munich » relève plus d’une conver­sa­tion de bis­trot que venant d’un par­le­men­taire espé­rant un jour pré­si­der la République fran­çaise.

En quoi les joueurs et les diri­geants actuels du Bayern seraient-ils res­pon­sa­bles d’un tel acte ?

Mais dans le cha­pi­tre consa­cré au foot, la vio­lence ne s’arrête pas là.

Puisqu’il s’agis­sait du match aller, JLM avait bon espoir d’une qua­li­fi­ca­tion au deuxième tour. Il ne man­quait pas d’argu­ments pré­ci­sant « … après que l’OM aura torché ce qui reste d’Autrichiens après le pre­mier esso­rage au Vélodrome »

Pour écrire de telles inep­ties, à quoi pen­sait JLM ? Aux récen­tes élections qui ont vu l’extrême droite arri­ver au pou­voir en Autriche ? A t-il au moins vu que cer­tains joueurs de l’équipe de Salzbourg ne sont pas d’ori­gine autri­chienne ?

Le second élément tient en l’absence phy­si­que et intel­lec­tuelle de La France insou­mise sur le ter­rain.

Les semai­nes pas­sent, les mois s’accu­mu­lent et tou­jours aucune expres­sion sur les dos­siers locaux.

Dans le dépar­te­ment que je connais le mieux, la majo­rité dépar­te­men­tale com­po­sée de LR, de l’UDI, du MoDem, de LREM et d’une partie du PS a sous la pré­si­dence de Sébastien Lecornu, aujourd’hui Secrétaire d’État, décidé de fermer deux col­lè­ges.

Les parents d’élèves, les ensei­gnants, des citoyens lambda et des élus (es) ont mani­festé à plu­sieurs repri­ses, mais hélas pas un mot de LFI.

A l’Ouest du dépar­te­ment, l’Agence Régionale de Santé a décidé de fermer la mater­nité de l’hôpi­tal qui a pour­tant réa­lisé en 2017 plus de 400 accou­che­ments et plus de 130 IVG entre autres.

Le 21 avril, le syn­di­cat FO de l’Etablissement public appe­lait à mani­fes­ter.

Mille cinq cent à deux mille per­son­nes avaient répondu pré­sen­tes et arpen­tè­rent les rues de la ville.

Où était La France insou­mise ?

Que pense t-elle de cette fer­me­ture ?

Nul ne le sait, car elle est tota­le­ment inexis­tante pour faire face à ce drame.

Dans ce sec­teur géo­gra­phi­que, l’ancien Président du dépar­te­ment, avant d’entrer au Gouvernement, a jeté en pâture l’idée de créer une « cité sco­laire » ras­sem­blant sous le même toit et la même Direction des écoles pri­mai­res et le col­lège local.

Ce type d’établissement sco­laire n’exis­tant nulle part en France, excepté peut-être en Ardèche, risque de porter atteinte au statut des Enseignants en créant un pré­cé­dent fâcheux. Il eut été heu­reux que LFI se posi­tionne sur ce dos­sier.

Et là encore, rien, pas une pré­sence, pas un mot !

Et pour­tant, n’est-ce pas l’égalité répu­bli­caine qui est, une fois de plus, mena­cée ?

Avec cette absence chro­ni­que sur le ter­rain, com­ment espé­rer que le peuple de gauche dans son ensem­ble, sur la tota­lité du ter­ri­toire, s’empare de l’Avenir en Commun, pour le moment venu, en assu­mer l’appli­ca­tion et sur­tout en assu­rer la défense face au libé­ra­lisme qui ne man­que­rait pas de résis­ter ?

Le titre choisi « La preuve par 5 » sous-entend bien évidemment donner un avis sur la manif du 5 mai.

Après les déboi­res de Mélenchon but­tant sur un refus cons­tant des confé­dé­ra­tions syn­di­ca­les d’orga­ni­ser des manif poli­tico-syn­di­ca­les, le pis-aller advint avec le député de LFI François Ruffin, l’un des lea­ders de Nuit Debout de 2016. Il prit en charge la manif estam­pillée « La fête à Macron » ou encore « Pot au feu »

Au cours des jours pré­cé­dant le 5 mai, il fut curieux de cons­ta­ter les hési­ta­tions s’agis­sant des orga­ni­sa­teurs. Un jour, LFI était à l’ori­gine de cette manif fes­tive, un autre, LFI se conten­tait d’appor­ter les forces dont elle dis­pose.

Au début de l’après-midi du 5, les orga­ni­sa­teurs annon­çaient 160.000 per­son­nes, la Préfecture et un orga­nisme qua­li­fié « d’indé­pen­dant » rabat­taient le chif­fre à 40.000.

Et après !

Même si la période actuelle n’est pas pro­pice aux mou­ve­ments de foule, on ne peut qua­li­fier d’exploit ce ras­sem­ble­ment sur­tout quand on évite des mots d’ordre précis : « Pour la 6ème République » ou « Pour l’éco-socia­lisme » ou encore « Pour l’économie de la mer »

« La fête à Macron » était plutôt de type attrape-tout.

Mais alors une manif, pour quoi faire ? Organiser une marée humaine ? Pour aller où ?

Jean-Luc Mélenchon devrait mettre à profit sa grande culture géné­rale et poli­ti­que en par­ti­cu­lier.

Puisque nous sommes dans l’année du cin­quan­te­naire des événements de 1968, il devrait se rap­pe­ler qu’après le vacille­ment du gou­ver­ne­ment, De Gaulle décida de dis­sou­dre l’Assemblée Nationale. Le résul­tat du scru­tin qui s’en suivi lui donna une majo­rité encore plus confor­ta­ble !

Preuve du désar­roi de la popu­la­tion en proie au doute dans une période char­nière résul­tant de la lâcheté de l’oppo­si­tion inca­pa­ble de pren­dre ses res­pon­sa­bi­li­tés et d’un peuple inculte poli­ti­que­ment.

Quant au refus des confé­dé­ra­tions syn­di­ca­les de faire front commun avec LFI, com­ment leur donner tort, même si leurs diri­geants ne sont pas exempts de cri­ti­ques ?

Dans une République digne de ce nom, pour pré­ser­ver l’équilibre des inté­rêts, il est impor­tant de ne pas confon­dre la ges­tion de l’inté­rêt géné­ral avec la prise en compte des inté­rêts par­ti­cu­liers.

Le tra­vail peut être paral­lèle mais pas commun.

JLM devrait se sou­ve­nir qu’en 1936, sans la grève géné­rale déclan­chée par les confé­dé­ra­tions ouvriè­res en juin, il n’est pas cer­tain que le Front Populaire aurait voté le prin­cipe des congés payés et les 40 heures.

Autre exem­ple, l’Union de la Gauche de Mitterrand.

La situa­tion ouvrière serait vrai­sem­bla­ble­ment pire encore aujourd’hui si toutes les confé­dé­ra­tions syn­di­ca­les avaient accom­pa­gné le tour­nant de la rigueur de 1983 comme le fit la CFDT.
En République, il est impé­ra­tif de res­pec­ter le rôle de chacun.

Conclure cette ana­lyse en ren­dant res­pon­sa­ble uni­que­ment Jean-Luc Mélenchon et La France insou­mise d’une ina­dap­ta­tion des moyens de résis­tance face au rou­leau com­pres­seur du néo­li­bé­ra­lisme serait bien évidemment cri­ti­qua­ble.

On ne par­lera pas des socia­lis­tes qui, depuis 1983, sont embour­bés dans l’anta­go­nisme du social libé­ral.

De la situa­tion d’aujourd’hui, on ne peut exo­né­rer le mou­ve­ment syn­di­cal dans son ensem­ble.

En fré­quen­tant de trop près les struc­tu­res euro­péis­tes, toutes les confé­dé­ra­tions fran­çai­ses se sont brû­lées les ailes.

Le mou­ve­ment syn­di­cal se com­porte aujourd’hui comme au temps des « trente glo­rieu­ses »

A cette époque, l’objec­tif était de cons­truire et d’amé­lio­rer les pro­tec­tions socia­les et d’aug­men­ter le pou­voir d’achat. Aujourd’hui, la pro­blé­ma­ti­que s’est inver­sée, il s’agit de pré­ser­ver les acquis (Sécu - Assurance chô­mage - Retraites com­plé­men­tai­res etc.) et l’exis­tence pure et simple du salaire, c’est à dire de l’emploi pour chacun.

Les accords d’entre­pri­ses dont on nous rebat les oreilles sont en réa­lité signés sur le « recu­loir »

Quel pro­grès !

La sacro-sainte com­pé­ti­ti­vité fait des rava­ges. Au nom de l’indis­pen­sa­ble réforme, on pau­pé­rise la popu­la­tion sala­riée et on la rend cor­véa­ble à merci.

L’erreur du mou­ve­ment syn­di­cal c’est d’avoir entre­tenu l’idée de sépa­rer l’indi­vidu sur son lieu de tra­vail du consom­ma­teur dans la cité.

Sans s’en rendre compte, le second mène une véri­ta­ble guerre au pre­mier.

Or cela ne devrait être qu’une seule et même per­sonne, un citoyen res­pon­sa­ble.
C’est le fond du pro­blème que Jean-Luc Mélenchon et La France insou­mise doi­vent pren­dre en compte s’ils veu­lent jouer un rôle pri­mor­dial dans le monde d’aujourd’hui.

Pour ce faire, pas besoin de réin­ven­ter l’eau chaude, s’ins­pi­rer des réflexions et des pra­ti­ques ancien­nes adap­tées au monde d’aujourd’hui n’a rien de désho­no­rant.

Il est un homme, syn­di­ca­liste et poli­ti­que, qu’il serait bon de se remé­mo­rer et de s’ins­pi­rer.

Les idées de Fernand Pelloutier n’ont pas pris une ride.

Né en 1867, décédé pré­ma­tu­ré­ment en 1901, il fut un com­pa­gnon de route de Jules Guesdes et de Aristide Briand, ce qui ne devrait pas rendre indif­fé­rent le cama­rade Mélenchon.

Pelloutier a eu cette luci­dité et ce cou­rage d’ana­ly­ser le com­por­te­ment de l’ouvrier et d’en tirer une conclu­sion qui figure au Panthéon de l’his­toire ouvrière.

Pour Pelloutier, « le drame de l’ouvrier c’est d’igno­rer la science de son mal­heur »

Tout est dit dans cette phrase qui reste cruel­le­ment d’actua­lité.

L’objet n’est pas de culpa­bi­li­ser le monde du tra­vail , celui-ci affronte depuis plu­sieurs décen­nies des défis économiques et donc sociaux de très grande ampleur, mais de faire preuve de luci­dité et d’hon­nê­teté intel­lec­tuelle.

Pelloutier et Briand avaient lancé l’idée des Bourses du Travail. Celles-ci virent le jour pro­gres­si­ve­ment et jouè­rent un rôle pri­mor­dial pour la soli­da­rité du monde ouvrier.

Au coeur de ces struc­tu­res, l’émancipation fut le maître mot.

L’objet de ma pro­po­si­tion n’est pas de s’immis­cer poli­ti­que­ment dans la vie des Bourses du Travail mais de s’ins­pi­rer de cette cons­truc­tion pour redon­ner confiance à cette masse d’indi­vi­dus qui rejette « les élites » au point de de ne plus aller voter met­tant en danger la République.

Le lieu idéal, pour leur per­met­tre de retrou­ver confiance en la poli­ti­que par la pra­ti­que d’actions concrè­tes, reste les exé­cu­tifs locaux (com­mu­nes - inter­com­mu­na­li­tés - dépar­te­ments - régions)

Progressivement, les indi­vi­dus qui ont perdu confiance dans le col­lec­tif retrou­ve­raient les bien­faits de l’inté­rêt géné­ral pour la résur­gence d’une République sociale et laïque.

Je le rap­pelle, le droit fran­çais permet encore un contrôle citoyen des exé­cu­tifs (droit d’asso­cia­tion - com­mu­nai­ca­tion des déli­bé­ra­tions - sai­sine de la Justice …)

Saisissons cette oppor­tu­nité : à chaque exé­cu­tif un contrôle citoyen par­fai­te­ment libre.

Ainsi, trois objec­tifs seraient pour­sui­vis :

1 – Ne pas lais­ser les exé­cu­tifs locaux faire n’importe quoi

2 – Former un grand nombre de citoyens au contact de la ges­tion du col­lec­tif

3 – Proposer ainsi au peuple les moyens d’accé­der à l’émancipation

Corrélativement, la cons­truc­tion d’un Etat au ser­vice du plus grand nombre s’ins­tal­le­rait.

Bien évidemment la mani­fes­ta­tion de rues est un droit mais, la plu­part du temps, elle est sans len­de­main. Pire encore, à cer­tai­nes occa­sions, elle pro­cure l’effet inverse à celui espéré et en tous les cas elle ne donne pas la clé du pro­blème.

A chacun son choix,

 Le folk­lore de la manif « sau­cis­ses frites » ou

 La mise en place d’un plan d’émancipation du peuple.

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