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Alerte : Il existe un vaccin !

par Jacques COTTA, le 30 avril 2020

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Le monde est touché par deux virus mor­tels.
Celui dont on parle beau­coup depuis plus de deux mois, le Covid 19, a donné lieu à un cha­pe­let de contra­dic­tions de la part des auto­ri­tés de l’état. Importance du masque, des tests, du gel… Nous avons déjà déve­loppé sur notre site ce qui relève de l’ama­teu­risme de nos gou­ver­nants et d’une poli­ti­que cri­mi­nelle. Nul besoin d’y reve­nir ici.
Le second virus est sans doute le plus impor­tant, à l’ori­gine du pré­cé­dent. Il s’agit de la mon­dia­li­sa­tion capi­ta­liste dont les effets rava­geurs dépas­sent la ques­tion sani­taire. Il est à l’ori­gine de la crise sociale, économique, poli­ti­que qui va conti­nuer à se déve­lop­per à toute vitesse, avec les tra­di­tion­nels cor­tè­ges de chô­meurs, de misère, de sacri­fiés.
Aussi para­doxal que cela puisse parai­tre, la crise sani­taire a fait surgir le vaccin néces­saire pour endi­guer ce virus mortel du capi­ta­lisme et nous pré­mu­nir par la même occa­sion des « Covid » à répé­ti­tion.

  • De grandes entreprises vitales pour la nation sont aujourd’hui directement menacées. Il en est ainsi par exemple d’Air France ou encore de Renault. Pour les sauver, l’Etat a annoncé qu’il montait en première ligne, débloquant 7 milliards d’euros pour l’une, 5 milliards pour l’autre. La réalité s’impose : ce sont les fonds publics via l’état qui permettent de sauver ces entreprises, comme d’autres.
  • Pour les salaires, la situation est encore plus criante. Pour « amortir le choc », l’exécutif prend en charge le « mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel », soit 100% du salaire pour les travailleurs payés au SMIC, 84% du salaire net pour les rémunérations plus importantes. « Les salaires sont nationalisés » entend-on dans un soupir d’indignation hypocrite sur les plateaux de télévision.

Là est le vaccin. Puisque l’état prend en charge la dif­fi­culté finan­cière des entre­pri­ses et natio­na­lise les salai­res, il serait logi­que, y com­pris d’un simple point de vue capi­ta­liste, que le risque trouve contre­par­tie. L’Etat dont le rôle est pri­mor­dial pour per­met­tre aux entre­pri­ses de sur­mon­ter la crise devrait béné­fi­cier de ses efforts une fois la situa­tion réta­blie. De même pre­nant en charge les salai­res, il devrait pou­voir béné­fi­cier des riches­ses pro­dui­tes pour en orga­ni­ser une dis­tri­bu­tion favo­ra­ble pour la col­lec­ti­vité alors qu’aujourd’hui ce sont prin­ci­pa­le­ment les action­nai­res qui en tirent béné­fice.
Il s’agit sim­ple­ment de natio­na­li­sa­tion. Voilà le vaccin. Il serait urgent de l’admi­nis­trer pour éviter une mort cli­ni­que assu­rée.

Y’a qu’à, faut qu’on, dif­fi­cile à faire, diront quel­ques sep­ti­ques. Pourtant, une condi­tion assez simple pour­rait être réa­li­sée, per­met­tant l’admi­nis­tra­tion de ce vaccin, illus­trée par le ren­floue­ment finan­cier qui se déroule sous nos yeux. Au lieu d’allouer direc­te­ment les fonds aux entre­pri­ses pour assu­rer leur survie, l’Etat a décidé de se porter garant auprès des ban­ques qui ne man­que­ront pas de tirer profit de l’opé­ra­tion. Elles prê­tent en effet contre inté­rêt l’argent que la BCE leur alloue à taux zéro. Tout béné­fice donc pour les ins­ti­tu­tions ban­cai­res, et leurs action­nai­res, qui tirent avan­tage de notre sou­mis­sion à l’UE et de notre enchaî­ne­ment à l’euro. La rup­ture avec l’UE et la reconquête de notre sou­ve­rai­neté moné­taire pour­rait y remé­dier, avec le réta­blis­se­ment de l’auto­rité de la banque de France et de notre mon­naie. Ce qui per­met­trait au pas­sage de réta­blir un peu d’ordre dans le sec­teur ban­caire en géné­ral.

Allons plus loin.
Sanofi qui pro­duit les médi­ca­ments s’apprête à dis­tri­buer 4 mil­liards de divi­den­des à ses action­nai­res.
Qui paie sanofi ? La sécu­rité sociale.
Et com­ment paie la sécu­rité sociale ? Grace à nos coti­sa­tions, au fruit de notre tra­vail.
C’est donc dans notre poche que sont pré­le­vés les fonds qui ser­vent à rému­né­rer les action­nai­res de Sanofi, qui pré­ci­sons-le si cela est néces­saire, ne sont pas les ingé­nieurs, cher­cheurs, tra­vailleurs, qui pro­dui­sent, mais argen­tiers qui tirent pro­fits des pla­ce­ments finan­ciers.
Cette réa­lité appelle là aussi l’admi­nis­tra­tion d’une bonne dose de vaccin. Sanofi devrait être en toute logi­que natio­na­li­sée pour per­met­tre de récu­pé­rer les pro­fits réa­li­sés.

Balayons pour finir deux objec­tions à l’admi­nis­tra­tion de ce vaccin.

  • Contrairement à la fable récitée pour les discréditer, la gestion des entreprises nationales n’a jamais rien eu à envier à celle qui préside aux entreprises privées.
  • Contrairement aux discours alarmistes, il ne s’agit évidemment pas de préconiser la nationalisation de toutes les entreprises. Les PME et TPE qui permettent épanouissement personnel et collectif et production de richesses doivent non seulement perdurer, mais être aidées pour se développer.

Au fait, ce vaccin porte un nom gal­vaudé dans l’his­toire.
Il s’agit de « socia­lisme » .

Pour en finir avec la mon­dia­li­sa­tion capi­ta­liste et son cor­tège de désas­tres, une bonne dose de socia­lisme s’impose, tout sim­ple­ment.

Jacques Cotta
Le 1er mai 2020

Messages

  • Voici une proposition pleine de bon sens. Tout à fait d’accord pour sauver les grandes entreprises mais en les nationalisant car sinon ce sont les salariés qui paieront les pots cassés.

  • Juste quelques remarques. Si ma mémoire est bonne, on a pu voir après 1981 que la nationalisation d’entreprise (Rhône-Poullenc ?) en difficulté a conduit à rendre un peu plus tard au privé une entreprise devenue...rentable. Bien qu’aucune voix l’ait seulement signalé, la plupart des privatisations aurait dû être interdite par un Conseil Constitutionnel qui aurait simplement veillé au respect du préambule de la Constitution, précisant que les secteurs fondamentaux pour la vie de la nation devait être sous son contrôle. Donc, entre autres : énergie, SNCF, autoroutes, aéroports, santé,....
    Quant aux nationalisations, il me semble que certaines options peuvent être étudiées : si l’entreprise est totalement en faillite, elle peut se faire pour une somme symbolique (option assez courante en capitalisme "classique") ; s’il s’agit d’une entreprise rentable, soit les actionnaires qui ont investi 100 en ont récupéré 101 et on n’a rien à payer car ils n’ont rien perdu, soit ils n’en ont tiré que 90 et on peut éventuellement accepter de leur verser les 10 qu’ils ont perdu. Options ne pouvant que s’articuler avec un certain "réalisme économique" dont le capitalisme mondial ne nous fera pas ...l’économie.
    Méc-créant.
    (Blog : "Immondialisation : peuples en solde !" http://Immondialisation-peuples-en-... )

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