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Intéressante suggestion de Julien Dray

Chiche ! Débattons sans retenue, élaborons, unifions, gagnons !

par Jacques COTTA, le 22 mai 2020

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Dans le der­nier édito de la lettre qu’il anime, Julien Dray, l’ancien res­pon­sa­ble socia­liste indi­que son inten­tion : « Donner du sens à l’unité ». Aujourd’hui élu au Conseil Régional d’ile de France, il conclut par une belle pro­fes­sion de foi : « Oui à l’unité, pleine et entière dans sa forme, mais avec du fond ».

Il serait absurde ici de reve­nir sur de vieilles diver­gen­ces et une partie de notre his­toire com­mune avec Dray, comme avec d’autres. Tel ne peut être le point de départ d’une réflexion indi­vi­duelle et col­lec­tive qui s’assi­gne offi­ciel­le­ment l’objec­tif de ras­sem­bler pour com­bat­tre. La volonté expri­mée par Dray cor­res­pond bien à une des néces­si­tés du moment, et c’est cela qui compte : réunir sur le fond des posi­tions qui res­tent à défi­nir.

Car là est l’essen­tiel. « Réunir la gauche », cela est en soi suf­fi­sam­ment repous­sant pour ne pou­voir être envi­sagé sérieu­se­ment. La gauche fait appel dans la mémoire col­lec­tive à tous les renie­ments, à toutes les tra­hi­sons, à toutes les orien­ta­tions qui ont mis en œuvre les dési­dé­ra­tas du MEDEF ou de son ancê­tre, le CNPF. L’inven­taire a déjà été dressé à de mul­ti­ples repri­ses. On verra notam­ment à cet effet L’illu­sion plu­rielle, pour­quoi la gauche n’est plus la gauche , L’Imposteur ou encore der­niè­re­ment Macronavirus, la bar­ba­rie en marche, à quand la fin ? .

Disons les choses sans détour, au risque de cho­quer, mais pour que toute dis­cus­sion soit fran­che et évite autant que pos­si­ble la langue de bois pro­pice aux accords de façade. La gauche, c’est Macron, tant du point de vue du pro­gramme que de l’orga­ni­sa­tion.

  • Pour le programme il a mis en œuvre avec l’assentiment général durant une dizaine d’années, en qualité de secrétaire général de l’Élysée, de ministre ou encore de président de la République ce qui aujourd’hui aboutit à une des plus grandes régressions sociales que notre pays a connues et au bradage de la France en tant que nation souveraine.
  • Pour l’organisation, ce sont les caciques du parti socialiste qui ont rejoint dans un élan qu’ils ont jugé personnellement salvateur les personnalités perdues du Fillonisme pour donner corps à une majorité où les places étaient momentanément bonnes à prendre.

Contrairement à ce que dit Julien Dray, ce n’est pas « la dis­per­sion des forces de gauche » qui se trouve au point de départ de la situa­tion actuelle. C’est l’orien­ta­tion de la gauche non dis­per­sée, mais réunie, qui a orga­nisé sa perte et son nau­frage. Dans ce marasme géné­ral, l’espoir qu’a fait naitre Jean Luc Mélenchon, notam­ment lors des der­niè­res pré­si­den­tiel­les, a laissé place à un recro­que­villè­rent sur des posi­tions sou­vent contra­dic­toi­res concer­nant l’essen­tiel, l’Europe notam­ment, s’inter­di­sant de ras­sem­bler à la mode d’un parti implanté qui fait cruel­le­ment défaut aujourd’hui.

Julien Dray a raison lorsqu’il sou­li­gne la néces­sité de répon­dre concrè­te­ment aux défis du moment pour ne pas se can­ton­ner à une cri­ti­que géné­rale du néo­li­bé­ra­lisme. Mais pour répon­dre, il faut être capa­ble de se pen­cher sur son passé, ses erreurs, les qua­li­fier pour donner une cré­di­bi­lité mini­male aux décla­ra­tions de bonne inten­tion.

Sur toutes les ques­tions impor­tan­tes, débat­tons donc à la lumière des révé­la­tions de la crise sani­taire. Notre site « La Sociale » se pro­pose d’accueillir toutes les contri­bu­tions dans un esprit de débat démo­cra­ti­que, ouvert, direct, sans conces­sion, mais res­pec­tueux des uns et des autres.

Parmi les thèmes qui déter­mi­nent l’avenir, nous pour­rions par exem­ple abor­der :

  • Comment combattre la pauvreté et les conséquences de la crise qui vient ?
  • Quelle répartition des richesses et comment ?
  • Comment définir une réforme fiscale pierre angulaire d’une autre répartition des richesses ?
  • Comment remettre en place les services publics délabrés ? Nationaliser, quoi, comment ?
  • Comment remettre en place un système éducatif qui subit des coups mortels à tous les niveaux ?
  • Les réponses apportées sont-elles compatibles avec l’UE ?
  • Parler comme Macron de souveraineté européenne, cela a-t-il du sens ?
  • Ne faut-il pas reconquérir notre souveraineté, souveraineté industrielle, souveraineté économique ? Et comment ?
  • Comment relocaliser ?
  • Comment financer ?
  • Ne faut-il pas reconquérir la souveraineté monétaire ?
  • Comment défaire la Ve République ?
  • Comment immédiatement s’opposer à toutes les lois liberticides aggravées par Macron, après l’état d’urgence imposé par Hollande, terreau de la politique actuelle ?
  • Comment mettre à bas l’état d’urgence sanitaire dont l’objectif premier revient à de nouvelles mesures sur le plan social et salarial ?
    Etc.

Voilà ce que nous pour­rions déci­der de débat­tre de façon orga­ni­sée pour avan­cer vers l’unité, non pour le pou­voir et faire le contraire de ce qu’on promet, mais pour une autre poli­ti­que, donc l’unité sur du fond.

La pre­mière étape serait de défi­nir la marche à suivre, les moyens dont nous dis­po­sons pour mener ces chan­tiers à terme, un enga­ge­ment réci­pro­que entre tous ceux qui dési­rent être partie pre­nante de cette élaboration col­lec­tive.

« La sociale » pour­rait mettre les colon­nes de son site à contri­bu­tion pour aller dans cette direc­tion et nous pour­rions dans les mois qui vien­nent cen­tra­li­ser tous ensem­ble ces tra­vaux dans un vaste col­lo­que, pre­mier pas concret pour défi­nir le socle l’unité néces­saire.

Jacques Cotta
Le 22 mai 2020

Messages

  • Le bal des faux-culs a commencé, et comme toujours, sans nous (les premiers concernés ?, apparemment pas) alors qu’il aurait fallu – au minimum – une consultation nationale, du genre referendum, (et en "urgence absolue", pour reprendre leur terminologie de guerrière). L’un des chefs de la secte macroniste, ferrand, a décidé avec l’aval de ses comparses, dont le gourou en chef macron, d’imposer à nouveau une consultation électorale, (prévue le 26 juin) dans la foulée du 1er tour des élections municipales. Après avoir joué à fond la carte de la peur (c’est l’une des plus efficaces), ils organisent (?) le second tour des élections municipales, et dans le cas présent, il ne s’agit pas du tout d’improvisation, mais bel et bien d’un acte volontaire (pour ne pas dire ultra-volontariste), pesé et soupesé moult fois (avec tout le cynisme que cela requiert, bien entendu).
    Nous vivons deux évènements exceptionnels, le premier avec *le tapage médiatique que cela requérait pour en faire une opération de pure propagande, la pandémie de coronavirus-19 (reprise à fond par l’OMS, organisation mondiale de santé, qui comme chacun sait, est majoritairement subventionnée par des capitaux issus des plus puissants groupes pharmaceutiques mondiaux – surtout étasuniens et allemands, (mais trump n’est pas à une contradiction près !). Dans l’ordre stratégique, la pandémie de coronavirus-19, avait pour seule fonction (en dehors du caractère purement médicale) d’escamoter aux yeux du public mondial, la méga crise systémique, **la pire (et dans la continuation de la pseudo-crise immobilière de 2008, celle dite des ***"subprime mortgage crisis") depuis la crise économique de 1929, due au krach boursier !, les gouvernants du monde entier (et en particulier les économies du bloc américano-occidental) échappe grâce ce stratagème, à rendre des comptes immédiats à leurs opinions publiques, sur leur gestion plus que douteuse, et très certainement catastrophiques (la crise des "subprimes mortgage" (en anglais "subprime mortgage crisis") en ait la principale cause (mais pas que…), mais la réalité fera à nouveau son apparition, malgré les cachoteries des uns et des autres, et ça fera très mal, très mal !
    *pas un jour, sans que ce tapage médiatique gouvernemental, ne fut repris par tous les médias aux ordres, et deux fois plutôt qu’une !
    **plus de 25% de chômeurs supplémentaires en Amérique du nord, et le pourcentage de nouveaux pauvres c’est envolé ! A quand les émeutes de la faim, les révoltes et les suicides dus à la misère ?
    ***papiers pourris

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