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À propos de la Révolution mexicaine

par René MERLE, le 25 janvier 2021

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Au moment où les car­tels des narco tra­fi­quants tien­nent le Mexique dans leurs grif­fes, et nous lais­sent ima­gi­ner notre futur pos­si­ble, est-il bien utile de parler de son passé révo­lu­tion­naire, sinon par roman­tisme sté­rile ?
Une réponse peut nous être donnée par l’ouvrage du pro­fes­seur d’his­toire poli­ti­que, col­la­bo­ra­teur du grand quo­ti­dien pro­gres­siste mexi­cain La Jornada [1], et de longue date mili­tant inter­na­tio­na­liste latino amé­ri­cain, l’his­to­rien Adolfo Gilly, La Révolution mexi­caine, 1910-1920. Une révo­lu­tion inter­rom­pue ; une guerre pay­sanne pour la terre et le pou­voir que Syllepse a eu la bonne idée de réé­di­ter [2] fin 2000. Une pièce impor­tante ajou­tée à la docu­men­ta­tion dont nous dis­po­sons en fran­çais sur la révo­lu­tion mexi­caine [3].
Voici la pré­sen­ta­tion de Syllepse :
« De 1910 à 1920, Emiliano Zapata, Pancho Villa et les pay­sans en armes en quête de jus­tice, de terre et de liberté se sont battus contre un régime mili­taire cor­rompu et une bour­geoi­sie libé­rale qui ten­tait de pren­dre le pou­voir. Ces deux révo­lu­tion­nai­res res­tent aujourd’hui encore dans la mémoire des hum­bles du Mexique : leurs figu­res sont évoquées à chaque fois que l’on s’insurge contre les pos­sé­dants et les gou­ver­nants. Ainsi, les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d’une « moder­nité » bar­bare qui ravage pério­di­que­ment le pays, se sont-ils rangés sous la ban­nière du zapa­tisme.
Cet ouvrage est une réfé­rence majeure sur ce moment révo­lu­tion­naire. En don­nant âme, chair et sang à cette guerre pay­sanne pour la terre et le pou­voir, Adolfo Gilly nous invite à com­pren­dre le Mexique d’aujourd’hui à tra­vers l’épopée et la réa­lité d’une révo­lu­tion « inter­rom­pue » dont le sou­ve­nir et les idéaux han­tent et enchan­tent encore notre ima­gi­naire
… »
Adolfo Gilly, Argentin d’ori­gine (1928), est tôt venu étudier au Mexique [4], où il mili­tera d’abord dans les rangs du Parti révo­lu­tion­naire des tra­vailleurs (PRT), membre de la IVème Internationale (trots­kyste). Ce qui lui valut des années de prison [5] (1966-1972) pen­dant les­quel­les il écrivit son livre.

Ce livre, publié en 1971 sous le titre de La revo­lu­ción inter­rum­pida, est en lui-même une his­toire, dont témoi­gnent ses suc­ces­si­ves réé­di­tions et ses mul­ti­ples éditions inter­na­tio­na­les.
Il est d’abord en 1971 ouvrage de combat poli­ti­que : faire connaî­tre et défen­dre les conquê­tes du passé, pour mieux pré­pa­rer les luttes à venir.
Ce texte de prison est retra­vaillé dans l’exil uni­ver­si­taire étasunien qui suit la libé­ra­tion. Gilly pré­cise son ana­lyse, en lui ajou­tant un abon­dant appa­reil cri­ti­que. Le livre est publié en anglais en 1982.
De retour au Mexique, Gilly est en mai 1989, avec Cuauhtémoc Cárdenas [6] un des fon­da­teurs du Parti de la Révolution Démocratique (PRD). Rassemblant alors la grande majo­rité des for­ma­tions de la gauche mexi­caine, le PRD s’oppose à l’hégé­mo­nie droi­tière du vieux Parti Révolutionnaire Institutionnel, PRI.
De 1997 à 2000, Gilly est un impor­tant col­la­bo­ra­teur de Cárdenas, élu maire de Mexico.

Son ouvrage connaît une réé­di­tion mexi­caine en 1994 , alors que se déve­loppe depuis jan­vier au Chiapas l’insur­rec­tion pay­sanne et indi­gène de l’Armée zapa­tiste de libé­ra­tion. Pour Gilly, qui eut des contacts étroits avec le Subcomandante Marcos, ce recours légi­time à l’insur­rec­tion contre l’avan­cée capi­ta­liste, s’ins­crit évidemment dans la culture de la Rébellion née de la Grande Révolution, dont le sou­ve­nir était à la fois honoré et trahi par le pou­voir. Mais son écho dans toute la société mexi­caine va au-delà de l’ima­gi­naire révo­lu­tion­naire et engage un pro­ces­sus poli­ti­que et social de régé­né­ra­tion natio­nale anti­li­bé­rale.

Par ses ana­ly­ses natio­na­les et inter­na­tio­na­les, Gilly est alors un intel­lec­tuel majeur, non seu­le­ment au Mexique, mais pour toute l’Amérique latine [7]
Depuis le début de notre nou­veau siècle, il ne cesse de dénon­cer l’épouvantable situa­tion dans laquelle se débat le pays : le peuple Yaqui dépos­sédé de son accès à l’eau, l’oppres­sion des peu­ples indi­gè­nes, les déplo­ra­bles condi­tions de l’éducation et de la santé, les mil­liers de dis­pa­ri­tions et assas­si­nats, la ter­reur impo­sée par lesnarcos, les bas salai­res, la ques­tion des migrants, la décom­po­si­tion de l’appa­reil poli­ti­que, la répres­sion sélec­tive, les fémi­ni­ci­des, le sol et le sous sol mexi­cains vendus grâce à l’accord de libre échange amé­ri­cain de 1994 [8]

Les éléments les plus à gauche du PRD ont créé en 2012 le Mouvement de régé­né­ra­tion natio­nale, MORENA, dont le fon­da­teur Andrés Manuel López Obrador est devenu pré­si­dent du Mexique en décem­bre 2018. Gilly a salué la vic­toire avec pru­dence et luci­dité [9]

Mais reve­nons à la Révolution de 1910-1920.

Avant d’être omni­bu­lée par la guerre civile euro­péenne, la presse fran­çaise eut beau jeu de n’y voir qu’une chaine incom­pré­hen­si­ble et ridi­cule : coups d’État de géné­raux d’opé­rette, retour­ne­ments de situa­tions, sou­lè­ve­ments armés avec che­vau­chées pit­to­res­que de ban­dits aux grands som­bre­ros… Et de quoi se perdre dans la chro­no­lo­gie.
Rappelons donc briè­ve­ment les événements confus de ces dix années révo­lu­tion­nai­res.
Président-dic­ta­teur depuis 1876, le géné­ral Porfirio Diaz avait moder­nisé le pays, l’avait ouvert à l’inves­tis­se­ment capi­ta­liste, tout en assu­rant la main mise sur la terre d’une étroite oli­gar­chie, au détri­ment de mil­lions de pay­sans dépos­sé­dés. Situation grosse de ter­ri­bles ten­sions socia­les.
En novem­bre 1910, un poli­ti­cien libé­ral, Madero appelle à l’insur­rec­tion contre la réé­lec­tion plus que dou­teuse de Diaz. Il a ini­tia­le­ment le sou­tien des Etats-Unis où il s’était réfu­gié [10] . L’insur­rec­tion madé­riste se déve­loppe à partir du Nord avec le ren­fort des trou­pes pay­san­nes de Pancho Villa, implanté dans l’état nor­diste de Chihuahua, cepen­dant qu’au Sud, Zapata mène à partir de son État de Morelos la lutte pour la res­ti­tu­tion des terres aux com­mu­nau­tés pay­sanne. Diaz doit quit­ter le pou­voir, et Madero est élu pré­si­dent en octo­bre 1911. La désillu­sion suit ses pro­mes­ses non tenues. En février 1913, le géné­ral conser­va­teur Huerta prend le pou­voir par un coup d’État et assas­sine Madero. Élu pré­si­dent, Huerta ren­contre la résis­tance armée d’une triple oppo­si­tion, celle du séna­teur libé­ral cons­ti­tu­tion­na­liste Carranza, celle de Villa et celle de Zapata. Après la défaite de ses trou­pes fédé­ra­les au prin­temps 1914, Huerta doit s’exiler. Mais après l’échec de leur Convention d’Aguascalientes en octo­bre 1914, les vain­queurs s’affron­tent. Alors que les zapa­tis­tes sont blo­qués au Sud, le géné­ral car­ran­ciste Obregón défait Villa en 1915 et le repousse au Nord. Carranza est élu pré­si­dent en 1917, mais il est ren­versé en 1920 par le coup d’état du géné­ral cons­ti­tu­tion­na­liste Obregón, qui devient pré­si­dent et clôt le long épisode révo­lu­tion­naire.
On ima­gine com­ment, à partir des brefs échos qu’en don­nait la presse, le lec­teur fran­çais a pu réagir devant cet embrouilla­mini.
Les socia­lis­tes fran­çais se se désin­té­res­sè­rent de cette loin­taine révo­lu­tion, car, fidè­les à la vul­gate marxiste (que ne par­ta­geaient plus la majo­rité des socia­lis­tes russes), ils pen­saient qu’une révo­lu­tion socia­liste n’était pas pos­si­ble dans un pays arriéré. Il fau­drait, pour qu’elle advienne, que ce pays attei­gne un vrai degré de déve­lop­pe­ment capi­ta­liste, et, par­tant, la for­ma­tion d’une impor­tante classe ouvrière.
Seuls les anar­chis­tes et liber­tai­res saluè­rent la ten­ta­tive du leader anar­chiste Magón qui, avec l’aide de syn­di­ca­lis­tes anar­chis­tes étatsuniens [11], s’empara en 1911 de deux minus­cu­les com­mu­nes pro­ches de la fron­tière [12], et y fonda pour quel­ques mois une répu­bli­que com­mu­niste indé­pen­dante des Madéristes (bour­geois) et des Villistes (révol­tés pay­sans sans ligne poli­ti­que [13]). Villa mettra fin à l’entre­prise.

Comme bien d’autres marxis­tes, Gilly a recours à l’ana­lyse de classe pour donner sens et lisi­bi­lité à ce chaos révo­lu­tion­naire qu’il inter­prète à partir de la théo­rie trots­kiste de la Révolution per­ma­nente.
Pour lui, la Révolution fut par essence une guerre pay­sanne pour la terre [14].
Dès les pre­miers mois du sou­lè­ve­ment madé­riste, un peu par­tout, les pay­sans (peines et Indiens) spon­ta­né­ment, sans chefs natio­naux et sans coor­di­na­tion, repri­rent les terres volées par les gran­des hacien­das. Ainsi, la « vraie » Révolution mexi­caine com­mença quand les masses pay­san­nes impo­sè­rent leur force bru­tale au per­son­nel poli­ti­que de la révo­lu­tion bour­geoise et petite bour­geoise.
Mais leur lame de fond était privée d’une vision « natio­nale-poli­ti­que » spé­ci­fi­que de la Révolution. Au Nord, Villa, même for­mel­le­ment, demeu­rait un soldat de Carranza.
Et Zapata s’en tenait au Sud. Mais là, situa­tion radi­ca­le­ment nou­velle, à partir de 1911 les pay­sans rebel­les de l’état de Morelos se sont dotés d’une répu­bli­que sociale, la pre­mière des temps moder­nes (auto­ges­tion des unités de pro­duc­tion, démo­cra­tie directe). Et, à la dif­fé­rence des Villistes, les Zapatistes élaboraient un pro­gramme révo­lu­tion­naire qui leur per­met­tait d’essayer d’entrer en contact avec les forces révo­lu­tion­nai­res du monde entier. Mais ce pro­gramme ne dépas­sait pas ini­tia­le­ment les limi­tes du petit état insurgé. Il n’en por­tait pas moins en lui les condi­tions de son propre dépas­se­ment et bien des révo­lu­tion­nai­res russes de 1917 ne s’y trom­pè­rent pas. Gilly reconnaît que ce mou­ve­ment ne pou­vait direc­te­ment porter une révo­lu­tion natio­nale anti­ca­pi­ta­liste et socia­liste, mais toute son œuvre est péné­trée d’un immense res­pect pour la pra­ti­que zapa­tiste.
De leur côté, les révo­lu­tion­nai­res démo­cra­tes- bour­geois (Francisco I. Madero, Venustiano Carranza et Alvaro Obregón) héros cons­ti­tu­tion­na­lis­tes offi­ciels de l’État mexi­cain, avaient une vision poli­ti­que natio­nale de la Révolution. Ils uti­li­sè­rent la force armée des masses pay­san­nes, en quête de « jus­tice, terre et liberté » afin d’accé­der au pou­voir. Pendant toute la Révolution, leur intel­li­gence poli­ti­que leur permit de porter dans une pers­pec­tive natio­nale une partie des objec­tifs popu­lai­res, mais main­te­nant dans la confor­mité au droit bour­geois.
À la dif­fé­rence de la Révolution russe, il man­quait au pro­lé­ta­riat mexi­cain nais­sant une cons­cience poli­ti­que lui per­met­tant de fixer ses pro­pres objec­tifs révo­lu­tion­nai­res.
Ainsi, en 1915, avec la reconnais­sance des syn­di­cats de la capi­tale et des pro­mes­ses de réfor­mes socia­les, le géné­ral Obregón par­vint à inté­grer des bataillons ouvriers « rouges » à l’armée cons­ti­tu­tion­na­liste com­bat­tant Villa, pré­senté comme un bar­bare des­truc­teur.

Au-delà de l’ana­lyse de la Révolution en termes de conflit de clas­ses dans la Révolution, l’ori­gi­na­lité de Gilly est d’en repren­dre la pério­di­sa­tion et de situer son point culmi­nant en décem­bre 1914 (entrée des trou­pes pay­san­nes de Pancho Villa et de Zapata dans Mexico alors que les trou­pes cons­ti­tu­tion­na­lis­tes de Carranza se replient sur la côte Est), et non en février 1917 où le Congrès cons­ti­tuant des géné­raux vain­queurs jette les fon­de­ments de la République démo­cra­ti­que bour­geoise.
L’entrée des Zapatistes et des Villistes à Mexico entraîna dans tout le pays une vague sans pré­cé­dent de revan­che sociale pay­sanne, mais ce sou­lè­ve­ment ne cher­cha pas et donc ne trouva pas une expres­sion poli­ti­que consé­quente, alors que le camp car­ran­ciste, malgré ses dis­sen­sions, dis­po­sait d’un projet natio­nal et cohé­rent, qui lui permit de repren­dre le dessus dès 1915.
Tout vain­cus qu’ils aient été, les chefs pay­sans de la révo­lu­tion, Emiliano Zapata et Francisco Villa, sont restés dans la mémoire popu­laire comme sym­bo­les d’un mou­ve­ment qui a changé poli­ti­que­ment le pays, sans par­ve­nir à satis­faire les espé­ran­ces de ceux qui, à la base, comme l’écrit Gilly, avaient façonné ces chefs.

Avec le coup d’État bona­par­tiste du géné­ral Obregón en 1920, cette révo­lu­tion inter­rom­pue, comme l’écrit Gilly, débou­chait sur une répu­bli­que auto­ri­taire qui per­met­tra le déve­lop­pe­ment du capi­ta­lisme. Son ins­tru­ment poli­ti­que est l’armée, sa force sociale est le contrôle des « masses » par une bureau­cra­tie née de la Révolution, et notam­ment par la bureau­cra­tie syn­di­cale liée à l’appa­reil d’État. Cependant que, comme aux len­de­mains de la chute des Montagnards fran­çais, les débris des vieilles clas­ses pos­sé­dan­tes s’alliaient à la nou­velle bour­geoi­sie jouis­seuse, et par­ti­cu­liè­re­ment celle des jeunes offi­ciers cons­ti­tu­tion­na­lis­tes et natio­na­liste. Ah Bonaparte…
Révolution ter­mi­née ? Gilly en tient pour « Révolution inter­rom­pue » dans la mesure où, au-delà du sou­ve­nir, les bases per­sis­taient (et per­sis­tent tou­jours ?) de ce qui avait mûri et déclen­ché le pro­ces­sus révo­lu­tion­naire.
Bref, deux révo­lu­tions pay­san­nes contre l’appro­pria­tion de la terre par une mince couche d’oli­gar­ques, une révo­lu­tion « démo­cra­ti­que – bour­geoise » qui s’appuya sur les deux pre­miè­res pour mieux ensuite les dépos­sé­der de la vic­toire, un pro­lé­ta­riat nais­sant embri­gadé dans l’aven­ture cons­ti­tu­tion­na­liste.
Et le mythe révo­lu­tion­naire récu­péré et ins­ti­tu­tion­na­lisé par le PNR , Parti National révo­lu­tion­naire créé en 1929, qui devint ensuite le Parti Révolutionnaire Institutionnel , PRI, dont le pro­gramme fut mis en place en 1934 avec Lázaro Cárdenas.


[1Lecteurs hispanophones, tapez donc la Jornada Gilly sur votre moteur de recherche

[2Syllepse avait déjà publié l’ouvrage en 1995

[3Le lecteur hispanophone a évidemment accès à une documentation mexicaine bien plus importante

[4Gilly n’obtiendra la nationalité mexicaine qu’en 1982

[5En internationaliste confirmé, Gilly voulait rejoindre la guerrilla voisine du Guatemala. C’est notamment pour cela qu’il fut emprisonné à Mexico, dans la prison Lecumberri que connurent tant de révolutionnaires. Le muraliste David Alfaro Siqueiros y fut enfermé de 1960 à 1964, ainsi que l’écrivain et scénariste José Revueltas

[6Cuauhtémoc Cárdenas est le fils du président progressiste Lázaro Cárdenas, qui à partir de 1934, en s’inscrivant dans la continuité du processus révolutionnaire initié en 1910, réalisa d’importantes réformes démocratiques et sociales, affermit l’indépendance nationale politique et économique par rapport à l’encombrant voisin du Nord. Cárdenas soutint activement la République espagnole contre l’agression franquiste. Le Mexique de Cárdenas fut terre d’exil pour de nombreux républicains espagnols. C’est aussi dans ce Mexique de Cárdenas que Trotsky fut accueilli en 1937

[7Voir par exemple le salut de la Jornada en 2009 à l’occasion de sa pleine reconnaissance universitaire :
https://www.jornada.com.mx/2009/12/06/opinion/a04a1cul

[8« El despojo del agua al pueblo yaqui, como un ejemplo de la lucha de los pueblos indígenas, las deplorables condiciones de la educación y la salud, los miles de desaparecidos y asesinatos, del terror que impuesto por los narcos, los salarios, el paso de migrantes por México, país que antes dio asilo, ahora cuida las espaldas a Estados Unidos ; la descomposición del aparato político, la represión selectiva y los feminicidios fueron parte de una disertación sobre los temas de la tragedia. Así propuso reflexionar, frente al terrible golpe de que han vendido el suelo y el subsuelo mexicano ». cité par La Jornada, 23 août 2014

[9Les lecteurs hispanophones pourront lire son article écrit au lendemain de l’élection :
https://www.sinpermiso.info/textos/dossier-sobre-las-recientes-elecciones-presidenciales-en-mexico

[10Le gouvernement étatsunien voyait en Madero l’homme qui pouvait maintenir dans la révolution inévitable dans des voies « respectables », bourgeoises et capitalistes

[11Industrial Workers of the World

[12Mexicali (300 habitants) et Tijuana (100 habitants)

[14Notons que le fameux mot d’ordre « Terre et Liberté », attribué faussement à Zapata qui ne le formulera jamais, fut popularisé par l’anarchiste Magón

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