Accueil > Actualité > Retour sur l’affaire du « restaurant clandestin »

Retour sur l’affaire du « restaurant clandestin »

par Denis COLLIN, le 10 avril 2021

Enregistrer au format PDF

Retour sur l’affaire du « res­tau­rant clan­des­tin »

Phase 1 : on apprend que des « riches » se gavent dans un res­tau­rant clan­des­tin, l’hôtel pari­sien d’un célè­bre col­lec­tion­neur de coli­fi­chets napo­léo­niens. Au même moment, des braves gens se font ver­ba­li­ser par les mal-nom­mées « forces de l’ordre » pour avoir dégusté sur la plage un petit rosé. « Selon que vous serez puis­sants ou misé­ra­bles… » Comme habi­tude.

Phase 2 : le scan­dale. On exige des puni­tions contre les riches bâfreurs. Rien de plus normal. La jus­tice doit être la même pour tous. Le res­tau­ra­teur ama­teur et son cui­si­nier sont même enten­dus par la police. Non, mais !

Phase 3 : le grand béné­fi­ciaire, c’est le gou­ver­ne­ment. En effet :

—  On ne met pas en cause cette ter­ri­ble mise en cause des liber­tés qu’est l’état d’urgence. On ne trouve rien de plus révo­lu­tion­naire qu’exiger que le gou­ver­ne­ment soit aussi sévère avec les riches qu’avec les pau­vres ! Donc on valide le nouvel enfer­me­ment. On valide cet empi­lage de direc­ti­ves absur­des, injus­ti­fiées, inven­tées par des cabi­nets de conseil payés hors de prix.

—  pen­dant ce temps-là, on ne parle plus du véri­ta­ble scan­dale qu’est l’impé­ri­tie de nos diri­geants qui annon­cent de for­mi­da­bles cam­pa­gnes de vac­ci­na­tion, les­quel­les conti­nuent au ralenti. (*) Et la consi­gne est main­te­nue : ne soi­gnez pas les mala­des, atten­dez que ce soit assez grave pour les envoyer à l’hôpi­tal. (**)

L’opé­ra­tion res­tau­rant des riches menées par M6, une chaîne bien connue pour sa volonté de déran­ger le pou­voir (!) appa­raît clai­re­ment pour ce qu’elle est : un leurre, partie inté­grante de la machine de pro­pa­gande du gou­ver­ne­ment.

(*) Dans mon dépar­te­ment, offi­ciel­le­ment 22 cen­tres de vac­ci­na­tion. Hier, seuls 2 pre­naient des rendez-vous à une semaine. Macron, après avoir promis de vac­ci­ner les pro­fes­seurs, bal­bu­tie que, fina­le­ment, on va voir… Selon le site COVID Tracker, il fau­drait atten­dre avril 2022 pour com­men­cer à attein­dre l’éventuelle, très éventuelle, « immu­nité col­lec­tive » donnée par 60 % de la popu­la­tion vac­ci­née. Bref fin du confi­ne­ment mi-avril, comme l’avait dit Macron, mais mi-avril 2022.

(**) Par mégarde, Véran a laissé échapper que, peut-être, on pour­rait admi­nis­trer des anti­bio­ti­ques avant d’envoyer les gens à l’hôpi­tal. Mais depuis, plus rien. Les essais pour les trai­te­ments anti-COVID sont en sus­pens en atten­dant des auto­ri­sa­tions gou­ver­ne­men­ta­les qui ne vien­nent pas, parce que le gou­ver­ne­ment a autre chose qu’à s’occu­per du COVID. La juste de ligne des doc­teurs Diafoirus est main­te­nue : dodo, doli­prane et le 15 si ça va mal.