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Une overdose de bla-bla !

par Jean-Louis ERNIS, le 23 décembre 2021

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La France est parait-il le pays des fro­ma­ges, mais elle est aussi le pays des râleurs.
On pour­rait également lui décer­ner le prix des cons­tats, des bilans et, au bout du compte, des bavar­da­ges et des bla-bla.
Avant-hier, c’était « Tout sauf Sarkozy »
Hier, c’était « Hollande dehors »,
Aujourd’hui, c’est « Macron, démis­sion »
C’est ce que l’on a entendu sur les ronds-points dès l’automne 2019 et encore aujourd’hui avec les anti-vax et, ou, les anti-pass.
Bien entendu, les deux pre­miers Présidents cités méri­taient la sanc­tion électorale la plus sévère. En toute logi­que, leur suc­ces­seur, actuel­le­ment en fonc­tion, devrait subir le même sort.
Le pre­mier se récla­mait de la droite, le second de la gauche et le troi­sième a tenté de faire croire qu’il était « ni de droite, ni de gauche »
En fait, les trois sont des fan­tas­sins de l’ordo­li­bé­ra­lisme, de la mon­dia­li­sa­tion finan­cière et donc de l’économie libre et non faus­sée, l’ADN de l’Union Européenne.
Voilà pour­quoi la coha­bi­ta­tion n’appor­te­rait aucune solu­tion aux pro­blè­mes qui nous sont posés, le retour à l’Etat/Nation, la fin de l’évasion fis­cale, la juste répar­ti­tion des riches­ses pro­dui­tes, entre autres.
Après, au mini­mum quinze années pas­sées, mais on peut remon­ter au tour­nant de la rigueur de 1983, il est clair que ce n’est plus une ques­tion d’homme ou de femme à l’Elysée, mais une ques­tion de d’orien­ta­tion poli­ti­que.

Un Président intouchable

Arrêtons-nous un ins­tant sur la for­mule « Macron démis­sion »
C’est une for­mule, au mieux irré­flé­chie, au pire hypo­crite. Pourquoi ?
Notre Constitution, son texte d’ori­gine aug­menté des nom­breu­ses modi­fi­ca­tions, fait que le Président de la République est intou­cha­ble sur la durée du mandat, et même après !
L’his­toire de la 5ème République le montre clai­re­ment.
Alors que de Gaulle, dés­ta­bi­lisé, se rend à Baden-Baden pour consul­ter le Général Massu, à son retour il dis­sout l’Assemblée Nationale.
Les élections des 23 et 30 juin 1968 le recondui­sent de fait, conforté d’une majo­rité abso­lue.
La crise sociale de 1995 (réforme des retrai­tes et de la Sécurité Sociale) est un épisode d’une autre nature, mais qui abou­tit au même résul­tat.
Jacques Chirac est élu en mai 1995, il hérite de la majo­rité par­le­men­taire obte­nue en 1993.
Il nomme à Matignon Alain Juppé qui s’engage rapi­de­ment dans la réforme de la Sécu.
Sa majo­rité se fis­sure, le Président décide de dis­sou­dre l’Assemblée Nationale espé­rant un remake de 1968.
Les socia­lis­tes raflent la mise, Lionel Jospin est nommé à Matignon pour une nou­velle coha­bi­ta­tion.
Pour le peuple, cela a changé quoi ?
Jospin s’est engagé dans une poli­ti­que néo­li­bé­rale. Selon les experts, il est le 1er Ministre de cette période qui a le plus pri­va­tisé, et il pré­para l’entrée de la France à la mon­naie unique.
L’expres­sion électorale est de loin insuf­fi­sante, c’est confirmé avec le réfé­ren­dum de 2005.
Alors que 55 % de suf­fra­ges expri­més avaient rejeté le TCE (de même que les Pays-Bas) la majo­rité par­le­men­taire de l’époque (UMP/UDI) sous la direc­tion de l’exé­cu­tif - Sarkozy était à l’Elysée - avait réin­tro­duit l’esprit et pres­que la lettre du TCE dans un Traité appelé de Lisbonne que les diri­geants poli­ti­ques fran­çais ont approuvé en 2007.
Et tout ceci avec la com­pli­cité du Parti Socialiste trop heu­reux que d’autres fas­sent le sale boulot.

La République minée de l’intérieur

Les trois der­niers quin­quen­nats ont miné les fon­de­ments de notre huma­nisme répu­bli­cain pour glis­ser insi­dieu­se­ment vers le com­mu­nau­ta­risme reli­gieux, socié­tal, etc… Notre société semble vou­loir faire sienne la poli­ti­que du cla­nisme.
Sarkozy, avec ses dis­cours pro­ches de l’extrême droite et son minis­tère de l’iden­tité natio­nale, Hollande avec ses réfor­mes socié­ta­les pour faire oublier le scan­da­leux Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) aban­don­nant, de ce fait, la poli­ti­que de la demande pour lui sub­sti­tuer celle de l’offre. Macron ne fai­sant que confir­mer la poli­ti­que de ses pré­dé­ces­seurs, réforme du tra­vail, baisse des allo­ca­tions loge­ment et de l’assu­rance chô­mage, projet de réforme des retrai­tes, etc……
Après toutes ces années d’ordo­li­bé­ra­lisme, la France se trouve dans un bour­bier économique et social dont il faudra bien s’extraire.
Tout d’abord et hors volonté d’exhaus­ti­vité, rap­pe­lons les inquié­tants résul­tats de cette poli­ti­que aveu­gle.

La déliquescence de notre modèle social

On compte envi­ron 10 mil­lions de per­son­nes sous le seuil de pau­vreté (moins de 1060 € men­suels) Dans ce calcul mor­bide, on ne prend pas en compte celles qui sont à 10 ou 20 € au-dessus du seuil, dont la situa­tion sociale est guère dif­fé­rente.
Pour ce qui est du chô­mage, les chô­meurs tota­le­ment dépour­vus d’emplois sont au nombre de 3.345.000.
Ceux qui galè­rent de contrats courts et donc pré­cai­res en stages de for­ma­tion, qui la plu­part du temps mènent nulle part, sont au nombre de 5.871.000.
En matière d’habi­tat, en 2019, 600.000 loge­ments étaient qua­li­fiés d’indi­gnes. Environ 1 mil­lion de per­son­nes concer­nées, dont 600.000 enfants. Source Fondation Abbé Pierre.
Pour mesu­rer la pau­vreté gran­dis­sante des cou­ches popu­lai­res, il suffit d’inter­ro­ger les asso­cia­tions d’aide à la per­sonne (Restos du cœur – Secours Populaire ……) Toutes expli­quent le nombre gran­dis­sant des deman­deurs, y com­pris chez les jeunes !
Selon les dires de cer­tains, si ça conti­nue l’Hôpital Public va explo­ser. C’est faux, il est en train d’explo­ser. Quand on reporte des hos­pi­ta­li­sa­tions, faute de moyens, on appelle ça com­ment ? Les condi­tions de tra­vail sont tel­le­ment stres­san­tes que le burn out affecte nombre de per­son­nel (infir­miè­res – infir­miers, essen­tiel­le­ment) Certains démis­sion­nent pure­ment et sim­ple­ment, 20 % des lits ne peu­vent être uti­li­sés, faute de per­son­nel en suf­fi­sance.
Il semble que l’Hôpital Public sur­nage grâce aux inter­nes. Selon une ensei­gnante cher­cheuse de l’Université de Rouen, la santé morale des futurs méde­cins est inquié­tante. Anxiété et dépres­sion ambian­cent leur acti­vité.
Les inter­nes tra­vaillent 58 heures en moyenne par semaine, hors études, alors que depuis 2015 une loi fixe à 48 heures la durée heb­do­ma­daire maxi­mum.
En France, tous les 18 jours, un étudiant en méde­cine se sui­cide.
Mais où sont celles et ceux qui se don­naient bonne cons­cience, en applau­dis­sant aux fenê­tres à l’hiver 2020 en sou­tien aux per­son­nels hos­pi­ta­liers ?
Que font les­dits réseaux sociaux ? Ils sont passés à autre chose. Ah bon !
Pourquoi en sommes-nous arri­vés là ?
Cette inter­ro­ga­tion méri­te­rait un long déve­lop­pe­ment que je réa­li­se­rai un jour, bien que beau­coup de choses aient déjà été dites et écrites. Pour cet arti­cle, un simple rappel suf­fira.

Comment s’étonner de cette situation ?

La situa­tion actuelle n’a rien d’étonnant, le capi­tal libéré de pres­que toute contrainte pro­duit les effets que Jaurès redou­tait par sa célè­bre cita­tion « Le capi­ta­lisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage »
Et pour­tant, le 20ème siècle avait vu la plèbe s’orga­ni­ser pour arra­cher son émancipation.
La recher­che d’un cer­tain huma­nisme et d’un huma­nisme cer­tain avait pro­longé le siècle des Lumières et donné une suite concrète aux révo­lu­tions de 1789 – 1830 – 1848 et à la Commune de Paris.
Le syn­di­ca­lisme de lutte de clas­ses était apparu en 1895, et en 1905 Jean Jaurès avait créé la SFIO en uni­fiant les micro-partis de gauche.
Avec des for­tu­nes diver­ses et devant affron­ter deux guer­res mon­dia­les, par­ti­cu­liè­re­ment trau­ma­ti­san­tes sur notre sol, l’huma­nisme avait marqué de son empreinte notre société, notam­ment avec les « accords Matignon » de 1936.
Au sortir de la seconde guerre mon­diale, la classe ouvrière béné­fi­cia, sans trop s’en rendre compte, d’un pacte poli­tico – économico – social appelé Conseil National de la Résistance.
Il va sans dire que les repré­sen­tants du capi­tal n’acce­ptè­rent pas, de bon gré, ce consen­sus économique et social.
Mais les rai­sons en étaient très poli­ti­ques. Les USA étaient dis­po­sés à aider finan­ciè­re­ment la France (plan Marshall) à condi­tion d’en tirer quel­ques avan­ta­ges stra­té­gi­ques. Or, le poids électoral du Parti Communiste Français au moment où le sta­li­nisme fai­sait figure de prin­ci­pal libé­ra­teur du nazisme (après avoir signé en août 1939 le fameux pacte ger­mano-sovié­ti­que !!!) néces­si­tait de ne pas faire n’importe quoi.
Voilà pour­quoi, au sortir de la seconde guerre mon­diale, le capi­tal avait modéré ses ardeurs.
Quant au Parti Socialiste, régé­néré en 1971 (le légen­daire Congrès d’Epinay) ses faits d’armes n’ont pas laissé une trace indé­lé­bile dans la mémoire ouvrière.
Les seuls acquis d’impor­tance furent ceux de 1981, avec la retraite à 60 ans, les 39 H sans condi­tion, la réforme de la Fonction Publique avec la créa­tion de la FP de l’Etat, la FP Hospitalière et la FP Territoriale.
Hélas, en moins de 20 ans, tout ceci est passé à la trappe néo­li­bé­rale. En 1993, Balladur s’atta­quait aux retrai­tes du Régime Général. Devenu Premier minis­tre en juin 1997, Jospin avait tout loisir de mettre un terme à l’aggra­va­tion des condi­tions de calcul du mon­tant des pen­sions, qui ont conduit à rete­nir les 25 meilleu­res années en sub­sti­tu­tion des 10.
On en voit les effets aujourd’hui avec les retrai­tes de misère.
Mais Jospin s’est bien gardé de modi­fier quoi que ce soit de la réforme Balladur ! En 1998 et 2000, il ins­talla, avec Martine Aubry à la manœu­vre, les 35 H négo­cia­bles au niveau de chaque entre­prise ce qui a eu pour effet de faire explo­ser le code du tra­vail et les conven­tions col­lec­ti­ves en per­met­tant, entre autres, l’annua­li­sa­tion du temps de tra­vail et la modu­la­tion du tarif des heures sup­plé­men­tai­res. Les accords d’entre­prise sur le temps et l’orga­ni­sa­tion du tra­vail devin­rent le docu­ment de réfé­rence.
Quant au pas­sage de Hollande à l’Elysée, en repar­ler serait faire preuve d’un plai­sir au maso­chisme.

Un curieux particularisme social

Pour ce qui est du syn­di­ca­lisme ouvrier issu du Congrès de Limoges de 1895, la période de 1945 aux années 80 fut d’un curieux par­ti­cu­la­risme.
La CGT, dont les Secrétaires Généraux étaient mem­bres du Bureau poli­ti­que du PCF, orga­ni­sait le rap­port de force dans les entre­pri­ses, les mines, les ports, les chan­tiers, les bureaux …… et refu­saient de signer le moin­dre accord avec les employeurs.
C’est la CGT Force Ouvrière, créée en 1947 pour porter les valeurs de la Charte d’Amiens et donner une exis­tence concrète à la poli­ti­que contrac­tuelle, qui négo­ciait avec les employeurs et signait des accords.
C’est ainsi que furent créées, amé­lio­rées et mul­ti­pliées les conven­tions col­lec­ti­ves dont béné­fi­cient, encore aujourd’hui, les sala­riés.
La poli­ti­que contrac­tuelle était visi­ble également sur le ter­rain avec les accords de salaire et d’amé­lio­ra­tion des condi­tions de tra­vail.

Fin d’une période plutôt faste

Paradoxalement, cette pra­ti­que trouva sa fin avec l’écroulement de l’URSS et la chute du Mur de Berlin.
La CGT prit ses dis­tan­ces à l’égard du PCF, dont la seule comp­ta­bi­lité était et reste le nombre de sièges perdus après chaque scru­tin, et quitta la Fédération Syndicale Mondiale en 1994.
Conséquemment, l’exis­tence même de la CGT Force Ouvrière devint une ques­tion.
On se sou­vient de la poi­gnée de mains en 1995 entre les deux Secrétaires Généraux de la CGT et de la CGT FO, Louis Viannet et Marc Blondel. Aucune suite ne fut donnée à ce geste. En lan­çant « l’appel des 500 » les trots­kis­tes lam­ber­tis­tes de la CGT FO firent avor­ter tout dia­lo­gue entre les deux confé­dé­ra­tions issues du Congrès de Limoges, sur l’avenir en France du syn­di­ca­lisme ouvrier.
La ques­tion posée est de savoir si les lam­ber­tis­tes ont agi sans mesu­rer la portée de leur action, ou s’ils avaient com­pris qu’en agis­sant ainsi les appa­reils se bra­que­raient et met­traient fin à toute réflexion com­mune ?
Cela n’aurait pas été la pre­mière fois qu’ils se seraient livrés à des com­por­te­ments dou­teux !
Finalement, la CGT et la CGT FO conti­nuè­rent et conti­nuent tou­jours leur petit bon­homme de chemin, cha­cune de leur côté, mais se retrou­vent au sein de la Confédération Européenne des Syndicats, véri­ta­ble annexe sociale de la Commission Européenne. En effet, sous le mandat de Bernard Thibault la CGT entra en 1999 à la CES, malgré une forte désap­pro­ba­tion de plu­sieurs de ses struc­tu­res.
Cela vaudra à l’orga­ni­sa­tion syn­di­cale, sise à Montreuil, de perdre son lea­der­ship natio­nal au profit de la CFDT.
Le summum de la désa­gré­ga­tion des orga­ni­sa­tions ouvriè­res a été atteint quand un rap­port des Nations Unies, publié en 2015, dévoila l’exis­tence d’une pra­ti­que d’escla­vage au cœur de l’Europe (Allemagne – Italie – Autriche – Pays-Bas ……) de tra­vailleurs nord-coréens. Les confé­dé­ra­tions ouvriè­res fran­çai­ses, la Confédération Européenne des Syndicats et la Gauche fran­çaise ont été étrangement silen­cieu­ses sur ce scan­dale. Les syn­di­cats fran­çais n’ont pas davan­tage fait preuve de soli­da­rité avec leurs homo­lo­gues grecs quand, en 2012, la troïka saigna le peuple grec.
La faillite poli­ti­que de la gauche engluée dans l’euro­péisme et le dis­cré­dit des confé­dé­ra­tions ouvriè­res conduit la classe popu­laire, que la bien­séance dou­teuse rechi­gne à nommer classe ouvrière, à s’orga­ni­ser sur elle-même.

La nature a horreur du vide

C’est ainsi qu’en 2016 appa­ru­rent les « Nuit Debout » et en 2018 « Les Gilets Jaunes »
Faute d’une orga­ni­sa­tion concrète et d’un mini­mum de dis­ci­pline, ces ini­tia­ti­ves firent « flop » !
Et pour­tant, la pau­pé­ri­sa­tion et la pré­ca­rité ne sont pas des lubies. La misère sociale pro­gresse inexo­ra­ble­ment.
La nature ayant peur du vide, les réseaux sociaux y trou­vè­rent une aubaine en s’intro­dui­sant dans ce no man’s land. Ainsi, on vit fleu­rir sur la toile des dizai­nes et des cen­tai­nes de sites, de blogs, de pages Facebook, de Think Tanks, de chaî­nes You Tube …… don­nant un avis sur tout, et sur­tout leur avis, en évitant le débat contra­dic­toire, pour­tant indis­pen­sa­ble aux prin­ci­pes de la démo­cra­tie.
Cette pra­ti­que entre­tient essen­tiel­le­ment le nar­cis­sisme de quel­ques-uns. En fin de jour­née, ils comp­tent leur nombre de lec­teurs, de vues, de fol­lo­wers, cares­sant l’espoir, de manière plus ou moins dis­crète, d’être repé­rés et de se voir offrir un rond de ser­viette sur un pla­teau d’infos en continu !!!
Les « Gilets Jaunes » ont inau­guré le sys­tème.
De tout ce bla-bla-bla per­ma­nent le peuple est saoulé et, au final, fati­gué et usé.
Les grands vain­queurs du sys­tème sont les maî­tres de la Silicon Valley, les Zuckerberg – Jobs – Gates – Bezos …… Le sys­tème tur­bule à mer­veille au point que leurs auteurs sont deve­nus mil­lion­nai­res et même mil­liar­dai­res en quel­ques décen­nies. Au point que ne sachant quoi faire de leurs « numéri-dol­lars », ils « s’envoient en l’air » en atten­dant d’orga­ni­ser le tou­risme spa­tial !!!
Ces cer­veaux déshu­ma­ni­sés avides de profit en tout genre ont réussi à essai­mer le syn­drome de Stockholm sur l’ensem­ble du globe. Même celles et ceux qui se décla­rent les plus viru­lents contre la mon­dia­li­sa­tion finan­cière et l’ultra­li­bé­ra­lisme ali­men­tent cette machine infer­nale !!! Dans la vie cou­rante, rien ne peut plus se faire sans recou­rir à une pla­te­forme numé­ri­que. Le smart­phone est devenu le pace­ma­ker des bien-por­tants, même dans les moments les plus inti­mes (sous la couette, aux toi­let­tes ……) !

Alors quoi faire ?

La com­mu­nauté humaine dis­pose depuis fort long­temps de deux famil­les de gou­ver­nance, d’un côté le pou­voir auto­ri­taire, l’auto­cra­tie/l’oli­gar­chie, de l’autre, la démo­cra­tie ou tout au moins la liberté de penser et d’agir.
Au cours des deux der­niers mil­lé­nai­res, la vieille Europe a plus connu le pou­voir confis­qué que le pou­voir par­tagé. En France, l’exer­cice de la démo­cra­tie c’est à peine 10 % de cette période. Le roya­lisme atta­ché au chris­tia­nisme a dirigé sans dis­conti­nuer pen­dant 19 siè­cles envi­ron.

Avantages et inconvénients

Le pou­voir absolu a « un avan­tage »
Évidemment, la gou­ver­nance est confis­quée par une caste et jamais pra­ti­quée au béné­fice de tous, mais le peuple n’a à s’occu­per de rien.
Il n’a qu’à se lais­ser diri­ger, certes par­fois manu mili­tari, mais bon !
Avec un régime démo­cra­ti­que où au mini­mum s’exerce la liberté de s’expri­mer et d’agir, c’est autre chose.
Des inté­rêts oppo­sés ont ainsi la liberté de s’expri­mer, d’agir, de s’orga­ni­ser, ce que ne manque pas d’exer­cer le capi­tal.
Au cours des qua­rante der­niè­res années, il a fait tomber les fron­tiè­res natio­na­les en prô­nant la mon­dia­li­sa­tion finan­cière.
En 1981, Reagan déclara « l’Etat n’est pas la solu­tion, mais le pro­blème »
En 2001, la Chine entra dans l’OMC, pla­çant notre indus­trie face à une concur­rence infer­nale due à des coûts de pro­duc­tion de l’Empire du milieu, très infé­rieurs à ceux pra­ti­qués en Europe occi­den­tale. Car la Chine ne s’embar­rasse pas avec des lois socia­les et envi­ron­ne­men­ta­les, ni même avec la démo­cra­tie.
En 2007, Denis Kessler, numéro 2 du MEDEF, déclara « Il s’agit de défaire métho­di­que­ment le pro­gramme du CNR » Conseil National de la Résistance.
Puis en octo­bre 2012, Warren Buffett fit part de son point de vue concer­nant la lutte des clas­ses « C’est ma classe, la classe des riches, qui est en train de la gagner »
Cette concur­rence sau­vage asso­ciée à la digi­ta­li­sa­tion a donné au capi­tal des moyens de domi­na­tion d’une effi­ca­cité redou­ta­ble, jamais obte­nue. Il réa­lise l’exploit de tenir en laisse les peu­ples du monde entier par un sys­tème sor­dide : l’auto-asser­vis­se­ment.
Si la classe ouvrière, oh pardon la classe popu­laire (mais la classe moyenne n’est pas davan­tage épargnée) veut s’extraire de ce guê­pier, dont à terme on ne mesure pas les effets, elle devra se remet­tre en cause dans les meilleurs délais.

Mode d’emploi

Les cir­cons­tan­ces étant connues, la classe popu­laire doit se pren­dre en mains. Il lui revient, dès main­te­nant, d’élaborer le pro­ces­sus condui­sant à la reconquête de sa dignité et de son émancipation. Cependant, il faut établir un préa­la­ble avant toute démar­che.
1 – Éliminer l’idée du sau­veur suprême issu du suf­frage des électeurs ne repré­sen­tant mathé­ma­ti­que­ment que très rare­ment la majo­rité du corps électoral.
2 – Prendre cons­cience que le modèle néo­li­bé­ral, qui a mis plus de trois décen­nies à se cons­truire, ne sera pas détruit en quel­ques mois.
3 – Jeter aux orties cette cami­sole enfer­mant nombre d’indi­vi­dus dans un rôle exclu­si­ve­ment de consom­ma­teurs pour revê­tir le noble habit de citoyen res­pon­sa­ble.

Il ne s’agit, en aucune façon, de condi­tions mora­li­sa­tri­ces. On peut refu­ser cette muta­tion, c’est la liberté de chacun, mais alors il est inu­tile de pour­sui­vre la réflexion. Dans ce cas, j’invite les per­son­nes offus­quées à mettre fin, dès à pré­sent, à la lec­ture de cet arti­cle.
Pour celles qui sont déci­dées à se mobi­li­ser pour réha­bi­li­ter la République Sociale, sans atten­dre sem­pi­ter­nel­le­ment le sau­veur suprême, j’invite à pour­sui­vre la lec­ture et à pren­dre connais­sance de ce qui suit.
Il est impé­ra­tif de se mobi­li­ser pour décons­truire la clé de voûte du sys­tème ordo­li­bé­ral qu’est la fumeuse libre cir­cu­la­tion des per­son­nes, des mar­chan­di­ses et des capi­taux au sein de l’Union Européenne.
Cette volonté n’a rien d’extré­miste. En 1957, Pierre Mendès-France avait rejeté le Traité de Rome arguant du non-sens économique et social que ce traité engen­dre­rait.
Il suffit de lire et peut-être de relire son dis­cours pro­noncé à l’Assemblée Nationale le 18 jan­vier 1957.
Sous cou­vert de liberté, l’ordo­li­bé­ra­lisme prend en otage l’ensem­ble du monde du tra­vail, qu’ils soient ouvriers, petits com­mer­çants, arti­sans, petits agri­culteurs ……

Libre circulation des personnes

Le bon peuple a cru qu’il s’agis­sait sim­ple­ment de pou­voir passer d’un Pays à l’autre de l’Union sans avoir à four­nir un pas­se­port et, de plus, sans chan­ger de mon­naie pour ceux ayant adopté l’euro.
Hélas, il y a le revers de la médaille.
La direc­tive permet aux tra­vailleurs, essen­tiel­le­ment des ex-Pays de l’Est, entrés dans l’UE en 2004 et 2007, à venir en France pour y trou­ver une meilleure situa­tion sociale avec le statut de « sala­rié déta­ché »
Si, théo­ri­que­ment, les salai­res octroyés aux sala­riés déta­chés sont iden­ti­ques aux salai­res des sala­riés fran­çais, les coti­sa­tions socia­les sont à l’avan­tage des employeurs. Le sala­rié déta­ché est très uti­lisé par les mul­ti­na­tio­na­les sur les chan­tiers de tra­vaux publics, met­tant en péril les peti­tes et moyen­nes entre­pri­ses fran­çai­ses, de sur­croît loca­les.
On voit également ce type d’exploi­ta­tion ouvrière se déve­lop­per dans le trans­port rou­tier de mar­chan­di­ses, mais aussi en agri­culture pour des tra­vaux sai­son­niers où le machi­nisme n’est pas encore effi­cient, au grand regret du pre­mier syn­di­cat agri­cole !
Il faut donc bannir le statut de « sala­rié déta­ché » Les sala­riés étrangers peu­vent venir en France, aux condi­tions iden­ti­ques à celles des sala­riés fran­çais, 35 H hebdo, salai­res et condi­tions de tra­vail de la conven­tion col­lec­tive, coti­sa­tions socia­les ver­sées au Régime Général fran­çais ou la Mutualité Sociale Agricole.

Libre circulation des capitaux

La libre cir­cu­la­tion des capi­taux béné­fi­cie exclu­si­ve­ment aux spé­cu­la­teurs qui cher­chent des régi­mes fis­caux avan­ta­geux. En l’absence d’har­mo­nie fis­cale de l’UE, des Pays orga­ni­sent des fis­ca­li­tés rédui­tes spé­ci­fi­ques. Ainsi, on voit des artis­tes, notam­ment chan­teurs, se domi­ci­lier fis­ca­le­ment au Portugal.
D’autres Pays, comme la Belgique, ont des tran­ches supé­rieu­res fai­bles.
L’Irlande offre une fis­ca­lité d’entre­prise bat­tant les records euro­péens. Le summum de l’héré­sie se situe au Luxembourg. Comme vous le savez peut-être !!!!!! , ce petit Pays dis­pose d’un grand port mari­time, lui per­met­tant d’accueillir des navi­res bat­tant pavillon du Luxembourg, en raison d’une faible fis­ca­lité !
Il faut également mettre fin aux para­dis fis­caux une bonne fois pour toutes, mais pas à la mode Sarkozy en 2009.
Selon plu­sieurs ONG, l’évasion fis­cale ferait perdre, à la France, aux envi­rons de 80 mil­liards d’€ par an, 1000 mil­liards d’€ pour l’Union Européenne.
Les auto­ri­tés, dont Bercy, n’ont jamais démenti ces chif­fres.
Il faut également impo­ser la sépa­ra­tion des acti­vi­tés ban­cai­res, les acti­vi­tés spé­cu­la­ti­ves du finan­ce­ment de l’économie, mais pas à la mode « eau tiède » de Moscovici en 2013 qui, paral­lè­le­ment, disait com­pren­dre les tenants du « ras le bol fiscal » !

Libre circulation des marchandises

La libre cir­cu­la­tion des mar­chan­di­ses a fait tomber les droits de doua­nes et autres taxes aux fron­tiè­res.
Malgré le coût du trans­port, les mar­chan­di­ses manu­fac­tu­rées par de la main d’œuvre à bon marché (en Chine, mais pas seu­le­ment) met­tent notre indus­trie et donc les emplois en grande dif­fi­culté. En 1975, en France, le sec­teur indus­triel repré­sen­tait 25 % du Produit Intérieur Brut, aujourd’hui, il est tombé à 11 %.
En matière d’effec­tifs, au milieu des années 70, 6,2 mil­lions de per­son­nes tra­vaillaient pour l’indus­trie, il en reste aujourd’hui 2,7 mil­lions. Le sec­teur auto­mo­bile qui, après la seconde guerre mon­diale, était un fleu­ron de l’économie natio­nale, a subi ces der­niè­res années une véri­ta­ble sai­gnée.
Entre 2007 et 2018, les grou­pes PSA et Renault ont sup­primé 53000 emplois.
Les sites de pro­duc­tion de ces deux cons­truc­teurs ont été lar­ge­ment délo­ca­li­sés :
pour Peugeot, Maroc – République Tchèque – Slovaquie – Iran – Espagne – Portugal
pour Renault, Slovénie – Roumanie – Turquie – Maroc (Casablanca – Tanger) – Algérie
Dans ce grand démé­na­ge­ment, il faut ajou­ter l’électro-ména­ger, la hifi, l’infor­ma­ti­que ………… Même les jouets vien­nent de Chine !
A cela, il faut ajou­ter les accords de libre échange qui ampli­fient le pro­blème.
Le sac­cage de notre indus­trie a une double consé­quence, sur l’emploi mais aussi sur notre balance com­mer­ciale. Pour tenter de réé­qui­li­brer les comp­tes, les gou­ver­ne­ments fran­çais, l’actuel comme les pré­cé­dents, font fruc­ti­fier la bran­che arme­ment.
Alors on vend des armes. A qui ? Principalement aux dic­ta­tu­res évidemment, à l’Egypte, aux Émirats. Le marché du Moyen-Orient est juteux. Pour assu­rer leur influence, notam­ment reli­gieuse, sur les pays de la corne d’Afrique, les monar­chies du golfe ont besoin d’arme­ment pour mai­tri­ser les peu­ples épris de liberté et d’indé­pen­dance. Des guer­res effroya­bles font rage dans cette partie du monde.
La France « Pays des Droits de l’Homme » ne recule devant rien, la réal­po­li­ti­que prime même si c’est au prix de mas­sa­cres de popu­la­tion !!!
Et après, on s’étonne que des mou­ve­ments de popu­la­tions se réfu­gient jusqu’en Europe occi­den­tale dans l’espoir d’y trou­ver des condi­tions de vie plus humai­nes !

Le piège chinois

En fait, depuis plu­sieurs décen­nies, les diri­geants du régime com­mu­niste chi­nois ont plu­sieurs cartes dans leurs man­ches, notam­ment celle des semi-conduc­teurs.
Le pro­grès tech­no­lo­gi­que n’étant plus auto­ma­ti­que­ment syno­nyme d’amé­lio­ra­tion du bien-être humain, mais au contraire tourné exclu­si­ve­ment vers le busi­ness, la recher­che et le déve­lop­pe­ment ont été concen­trés sur ce que l’on appelle le digi­tal.
Ainsi, tout ce qui touche au quo­ti­dien, de la machine à café à l’auto­mo­bile en pas­sant par l’ordi­na­teur, les smart­pho­nes, la télé, le machi­nisme agri­cole etc … etc… est truffé de semi-conduc­teurs.
Or, ceux-ci sont fabri­qués à partir de mine­rai rare, très rare, rece­vant le doux nom de « terres rares » que l’on trouve essen­tiel­le­ment dans le sud-est asia­ti­que. Situé sous influence chi­noise, Taïwan détient un quasi-mono­pole à la hau­teur de 70 % de la pro­duc­tion mon­diale.
De ce fait, depuis plus de 20 ans, la Chine use de son influence sur le monde occi­den­tal. Celui-ci a consi­déré et consi­dère tou­jours, et c’est para­doxal, l’Empire du milieu comme l’usine du monde.
La stra­té­gie de l’Empire est d’une grande sim­pli­cité « lais­sez-nous fabri­quer ce dont vous avez besoin, nos coûts de main d’œuvre et envi­ron­ne­men­taux défiant toute concur­rence, on vous vendra tous les biens dont vous avez besoin »
Vingt ans plus tard, se ren­dant compte du piège dans lequel ils se sont placés, les pays occi­den­taux, dont la France, vou­draient faire marche arrière et relo­ca­li­ser leur indus­trie. Pour ce faire, cer­tains ne man­quent pas de culot à l’exem­ple du pré­si­dent du MEDEF, Geoffroy Roux de Baizieux, qui décla­rait le 21 sep­tem­bre der­nier sur France Inter « On a tous cru quand Clinton ouvre l’OMC à la Chine, que le com­merce allait per­met­tre de créer une grande démo­cra­tie mon­diale avec les mêmes régi­mes. On s’est trom­pés, on s’est trom­pés »
Au début des années 2000, dans les dépar­te­ments, les Chambres patro­na­les dif­fu­saient à grand bruit un mes­sage selon lequel il fal­lait se sépa­rer des emplois indus­triels à faible valeur ajou­tée. Les por­teurs de vali­ses de la mon­dia­li­sa­tion expli­quaient qu’il fal­lait mettre le paquet sur le tou­risme allant jusqu’à parler de l’indus­trie du tou­risme. Ils van­taient nos lon­gueurs de côtes, nos accueillan­tes cités bal­néai­res, nos nom­breux et mer­veilleux sites tou­ris­ti­ques et nos super­bes musées.
L’idée d’ouvrir les musées la nuit a même été ima­gi­née !
En 2015, Laurent Fabius fut nommé minis­tre du com­merce exté­rieur et du tou­risme. Le but était de signer des accords avec la Chine enga­geant celle-ci à nous envoyer des contin­gents annuels de tou­ris­tes. Aujourd’hui, les autoch­to­nes de nos sites tou­ris­ti­ques sont satu­rés, sub­mer­gés de consom­ma­teurs de tou­risme. Des pol­lu­tions de toute nature sont deve­nues leur quo­ti­dien, met­tant en danger nos sites natu­rels.
Relocaliser votre indus­trie, c’est comme vous voulez, mais pas avec nos terres rares, semble dire la Chine aux pays occi­den­taux ! Déjà nos usines auto­mo­bi­les, depuis quel­ques mois, se met­tent en chô­mage tech­ni­que faute d’appro­vi­sion­ne­ment de semi-conduc­teurs ! La guerre économique est donc enga­gée pour ce genre de pro­duit ! L’affaire se com­pli­que quand les auto­ri­tés euro­péen­nes évoquent une pos­si­ble pro­duc­tion de 20 % de semi-conduc­teurs, mais pas avant 2030 !!! En atten­dant, que fait-on ? De plus, ce que ne disent pas les auto­ri­tés euro­péen­nes, où vont-elles jeter leur dévolu pour extraire ces terres rares ? A quel prix social et envi­ron­ne­men­tal ?
Il se mur­mure que le Groenland serait un sec­teur du globe pri­vi­lé­gié pour ce genre d’extrac­tion.
Mais l’Europe va devoir faire face à forte concur­rence, car la Chine, encore elle, serait également sur le coup !
Si une telle aven­ture était enga­gée, nous ne serions pas débar­ras­sés des virus en tout genre car fouiller dans les glaces pro­fon­des du pôle nord n’est pas sans risque.

Conclusion : choisir et se mobiliser

Ainsi nos socié­tés sont confron­tées à un bou­le­ver­se­ment aux mul­ti­ples causes, dont l’ori­gine est com­mune.
Incontestablement, le début de ce 21ème siècle fait des maths le pivot de la struc­tu­ra­tion de la vie. C’est, en quel­que sorte, une revan­che sur le 18ème, le siècle des Lettres, le siècle des Lumières. Dans notre pays, l’huma­nisme n’a plus cours.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen et la loi de Séparation des Églises et de l’Etat sont prises pour quan­tité négli­gea­ble.
Par contre, une autre reli­gion se cons­truit sous nos yeux. Celle du dieu de la science se sub­sti­tue à celle du dieu fait homme. Le scien­tisme gan­grène nos socié­tés. La science ne se contente plus de soi­gner le corps humain, elle ambi­tionne de le trans­for­mer.
Du fan­tasme de la vie éternelle dans l’au-delà, on a l’escro­que­rie à forte ren­ta­bi­lité pécu­niaire du corps éternel sur terre !
Voilà le défi qui se pré­sente à nous aujourd’hui.
Les socié­tés occi­den­ta­les ont donc à choi­sir, dès main­te­nant, entre conti­nuer à consom­mer tout ce qui offert par les aven­tu­riers de l’affai­risme sans se sou­cier des dégâts sociaux et envi­ron­ne­men­taux engen­drés par cette pra­ti­que, ou se com­por­ter en citoyen res­pon­sa­ble en s’inter­ro­geant sur la for­mule « Tout ce qui est pos­si­ble est-il rai­son­na­ble et accep­ta­ble ? »
Il en va de l’avenir de notre civi­li­sa­tion et peut-être même de l’huma­nité.
Chacune et chacun devrait en com­pren­dre les enjeux.

Tout le reste est puéril. Les dis­cus­sions sur Macron, Le Pen, Mélenchon, Jadot, Pécresse, Hidalgo, Montebourg etc… etc… ne sont que du bla, bla, bla, au mieux des conver­sa­tions de bistro.
N’oublions pas la for­mule « Le peuple a les poli­ti­ques qu’il mérite »

Messages

  • Je signerais des deux mains ce texte, si je n’y lisais :
    " au moment où le sta­li­nisme fai­sait figure de prin­ci­pal libé­ra­teur du nazisme (après avoir signé en août 1939 le fameux pacte ger­mano-sovié­ti­que !!!)"
    Pourquoi "figure" ? Les quelque 20 millions de morts soviétiques ont-ils fait "figure" ?
    Et le pacte ne venait-il pas après le lâchage occidental de Munich ?
    Les vieilles querelles doctrinales empêcheront donc toujours une vision sereine de l’histoire ?
    Je suis fils d’un "stalinien" qui a risqué sa vie dans la Résistance, le vraie, et qui y croyait.
    Ne serait-ce que pour sa mémoire, je ne peux que réagir.
    Je n’en dirai pas plus et ce sera ma dernière apparition sur la Sociale.
    René Merle

  • Je comprends fort bien la douleur, encore présente, d’un fils dont le père a consacré une partie de sa vie à la résistance face au nazisme, d’autant que mon père a été victime d’une dénonciation de la part de militaires d’une brigade de gendarmerie rurale acquise au régime de Vichy.
    Cependant, comment ignorer la crapule que fut Staline ? La récente contribution du 21 décembre de M Jean-Jacques Marie en donne des détails effarants.
    Pour ma part, les 21 conditions de Moscou m’avaient suffi pour rejeter et combattre ce système.

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