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Pourquoi j’apporte mon soutien à Georges Kuzmanovic

par Denis COLLIN, le 3 janvier 2022

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Depuis des années, l’his­toire se répète et la situa­tion semble sans issue.
— En 2017, nous avons été nom­breux à sou­te­nir la can­di­da­ture de Jean Luc Mélenchon, nous retrou­vant sur le carac­tère répu­bli­cain et social de son dis­cours comme sur sa réap­pro­pria­tion de la nation. Mais les élections ont alors laissé place à un tour­nant qui a écarté des mil­lions d’électeurs et des mil­liers de mili­tants dévoués de la FI, quand Mélenchon, au nom d’un « retour à la gauche » a aban­donné ce qui avait fait son succès et s’est lancé dans la chasse aux voix isla­mis­tes et autres « woke ». Le refus de cons­truire un véri­ta­ble parti démo­cra­ti­que, le « cau­dillisme » de Mélenchon, sont les causes les plus pro­fon­des de cet échec ter­ri­ble.
— Pour 2022, l’espoir a été res­sus­cité un moment par la can­di­da­ture d’Arnaud Montebourg annon­cée par son dis­cours de Clamecy. En dépit d’un manque de clarté sur cer­tains points, ses pro­po­si­tions concer­nant l’inver­sion de la pyra­mide des normes, en don­nant la prio­rité au Parlement fran­çais sur les règle­ments de l’U.E., la réin­dus­tria­li­sa­tion, la réforme des ins­ti­tu­tions, ou la prio­rité donnée à la « France des sous-pré­fec­tu­res » allaient dans le bon sens. Malheureusement, le can­di­dat n’a ni su ni pu créer une dyna­mi­que poli­ti­que sus­cep­ti­ble de déga­ger une véri­ta­ble pers­pec­tive poli­ti­que. Le pathé­ti­que appel à l’union de la gauche face au danger de l’extrême droite signe l’effon­dre­ment de cette ten­ta­tive poli­ti­que et de l’enga­ge­ment du can­di­dat.
Dès lors que faire, com­ment se déter­mi­ner ?
Les rac­cour­cis sont des impas­ses. Il n’y a d’autre solu­tion que de recons­truire en par­tant de bases sim­ples et lar­ge­ment par­ta­gées. Les défen­seurs de la République et de la tra­di­tion socia­liste, les mili­tants demeu­rés fidè­les aux valeurs allant de l’indé­pen­dance de la France vis-à-vis de l’U.E. et de l’Otan, fidè­les à la laï­cité, à la défense et l’exten­sion des conquê­tes socia­les, n’ont d’autre choix que de se ras­sem­bler pour ouvrir une voie nou­velle per­met­tant de sortir de l’ornière. Nous sommes le nombre, comme l’a montré le réfé­ren­dum de 2005, comme le mon­trent les puis­sants mou­ve­ments sociaux des der­niè­res années, comme le montre encore, selon les enquê­tes d’opi­nion, l’atta­che­ment de plus en plus de Français à la Sécurité sociale, à la retraite par répar­ti­tion, au droit du tra­vail. Mais nous sommes dis­per­sés. Aucun grand parti ne porte la voix de la majo­rité. Seuls ten­tent de se faire enten­dre des grou­pes épars, de « La Sociale » et ses lec­teurs, à « République sou­ve­raine », en pas­sant par tous ceux qui ont été éjectés des divers partis poli­ti­ques du sys­tème, comme Georges Kuzmanovic, limogé hier de son poste de porte-parole de LFI, cou­pa­ble d’être demeuré fidèle aux rai­sons de son enga­ge­ment de 2017.
Georges Kuzmanovic, sou­tenu par le groupe République Souveraine et plu­sieurs per­son­na­li­tés poli­ti­ques pré­sente sa can­di­da­ture à la pro­chaine pré­si­den­tielle de 2022. J’estime que c’est une ini­tia­tive posi­tive, j’ai de nom­breux points d’accord avec ses pro­po­si­tions. Il s’était réso­lu­ment engagé aux côtés des Gilets jaunes ; il défend avec cons­tance l’indé­pen­dance natio­nale et les acquis sociaux issus du Conseil National de la résis­tance. Je sou­haite que sa démar­che puisse aller jusqu’au bout (notam­ment en termes de par­rai­na­ges). Mais évidemment, cette can­di­da­ture n’a de sens que si elle permet d’ouvrir la voie à un regrou­pe­ment poli­ti­que dura­ble. Les ins­ti­tu­tions de la Ve République ten­dent à trans­for­mer tout groupe poli­ti­que en ras­sem­ble­ment der­rière un « sau­veur suprême ». Et c’est avec cela qu’il faut rompre. Je sou­haite que s’engage une démar­che poli­ti­que qui ne se borne pas à l’hori­zon électoral, mais s’ins­crive dans une stra­té­gie à long terme. Il faut œuvrer à la cons­truc­tion d’un parti des tra­vailleurs, qui se fixe comme objec­tif une trans­for­ma­tion socia­liste, un parti qui défend la sou­ve­rai­neté natio­nale et l’inter­na­tio­na­lisme, dans la tra­di­tion de Jean Jaurès.
Denis Collin — phi­lo­so­phe. Co-ani­ma­teur du site La Sociale.

Messages

  • Bonjour,

    De Montebourg à Kuzmanovic quelles chances de pouvoir se présenter ? Et même quelles chances de faire un score ?
    Alors qu’il y a urgence à VAINCRE MACRON !

    Je propose depuis plus de 2 années la seule manière d’y parvenir : se rassembler autour d’une nouvelle Constitution, d’une 6ème République.

    Le mur vers lequel la France et les Français foncent se rapproche. Gageons que comme souvent « la peur sera catalyseur de bon sens », et que la stratégie proposée par 1P6R sera enfin entendue.

    L’histoire ne repasse pas les plats.

    Cordialement.
    Luc Laforets

  • Bonjour et merci pour ce texte que je partage !!..pour apporter ma pierre au debat je propose de DEPASSER TOUS LES APPAREILS en nous concentrant sur le R I C , proposition qui serait ( selon un sondage des GJ) souhaitée par 87% des citoyens et surtout delaquelle tout le " reste" des vrais changements pourrait DECOULER lentement et " en douceur" ! il ne resterait , pour y parvenir, qu A DISCUTER DES MOYENS DE L IMPOSER ..(mais en nous "concentrant" sur 1 SEUL OBJECTIF.. NOUS MULTIPIRIONS NOTRE PUISSANCE).....Ce qui n empeche pas de penser....aux legislatives , bien plus efficaces que la presidentielle !! Merci de votre attention alain

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