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Le grand chambardement dans l’automobile

23 décembre 2020

La voie est libre pour la gigantesque fusion qui donnera naissance à Stellantis, nom que prend l’alliance de PSA et de FCA. Stellantis sera le 4e constructeur automobile mondial, derrière Toyota, Volkswagen et l’alliance Renault-Nissan. Cette fusion prépare à l’évidence des restructurations massives de l’industrie automobile : économies d’échelle par la mise en commun des technologies, des moteurs, des châssis — l’acquisition de GM-Europe par PSA avait déjà permis de voir ce qu’il en est. La Commission européenne a donné son accord à la fusion à condition que soit préservée la concurrence dans le domaine des utilitaires où les deux groupes sont particulièrement bien implantés. Comment cela se fera-t-il ? Par une coopération entre Stellantis et Toyota ! Donc par une alliance entre le numéro 1 et le numéro 4 du secteur, alliance dont il existe déjà des prémices — par exemple dans la production commune, en Slovaquie, dans la petite citadine déclinée en C1, 108 et Aygo. Le monopoly va donc continuer. Et aussi la mondialisation accrue de la production. Pour le groupe PSA, par exemple, la France va devenir aussi marginale qu’elle l’est pour Renault-Nissan. Pour célébrer les noces et annoncer la couleur, on apprend que la nouvelle Citroën C5 sera fabriquée en Chine.

En dépit de la spectaculaire capitalisation de Tesla qui, sans faire de bénéfices et avec une production marginale (Tesla, c’est 4 % de Toyota), est confirmé le déclin irrémédiable des États-Unis dans un secteur symbolique de leur puissance passée. Le mode de production capitaliste comme système national mondial hiérarchisé est en train de se transformer radicalement.