Le budget de guerre présenté par le gouvernement Lecornu pour 2027 a deux objectifs officiels : -> financer l’économie de guerre en attribuant des centaines de milliards à l’industrie d’armement. -> réduire la fameuse « dette » que les gouvernements successifs ont creusée, voire pratiquement doublée avec Emmanuel Macron, en exonérant notamment les patrons de leurs cotisations.
Alors que les médias nous bassinent avec des sondages qui placeraient en seconde position des préoccupations des (…)
Je crois qu’une partie très importante des difficultés à redéfinir une orientation politique d’émancipation sociale qui pourrait avoir une prise sur la réalité tient à ce que nous ne parvenons pas à nous extirper de schémas désormais obsolètes. Le schéma « classique et faussement rassurant » de la révolution sociale « à l’ancienne », le schéma réformiste de la conquête du pouvoir par un parti ouvrier appliquant des réformes sociales (la vision Bernstein du socialisme), le schéma de (…)
Voilà bien une querelle comme le petit monde médiatico-politique français en raffole. La guerre est à nos portes en Europe, elle fait rage en Ukraine, en Palestine et au Moyen-Orient, elle déplace et décime des populations entières au Soudan. La France, entrée dans une crise politique reconduite de mois en mois a contracté une dette abyssale. La crise économique menace des milliers d’emplois. Le narcotrafic pourrit les grandes métropoles. La crise climatique ne trouve aucune issue ni amorce (…)
Le tour de vis ordonné par Macron et les capitalistes à l’occasion du débat budgétaire est sans précédent. Il plonge la France dans une situation inédite. Jamais les plans sociaux déjà déclarés, ou en préparation, n’ont été aussi dévastateurs.
Michelin et Auchan font figure d’amuse gueule au banquet des spéculateurs et actionnaires qui se gavent sur le dos des travailleurs rejetés dans la misère. Macron, Barnier, leurs donneurs d’ordre comme leurs obligés incarnent le système capitaliste dans toute son horreur, que les Français dans leur grande majorité veulent rejeter.
Dans les entreprises, notamment celles menacées de perdre des emplois, souvent par centaines, par milliers, une question traverse toutes les têtes. Quelle autre solution que de les dégager , les chasser, les mettre dehors ?
Socialisme, communisme, voilà des mots qui semblent appartenir au passé, à un passé définitivement révolu. Les partis qui se disent communistes, par habitude, ne luttent pas pour le communisme et les partis socialistes haïssent le socialisme, tout comme les partis « sociaux-démocrates » n’aiment ni la démocratie ni la justice sociale.
Pour définir le but que tout humain raisonnable devrait se fixer, on ne sait plus bien quels mots employer. Il y a toute une littérature sur les « communs » (…)
L’inculpation du Premier ministre israélien Netanyahou et de l’ancien ministre de la Défense Gallant pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » pose des questions sérieuses qu’on a beaucoup de difficultés à traiter « dans le silence des passions ». Je vais cependant essayer de poser quelques jalons pour une analyse à poursuivre.
Tout d’abord, il faut s’entendre sur les chefs d’inculpation. Le crime de guerre ne me semble pas faire beaucoup de doutes. Un crime de guerre (…)
Carlos Javier Bianco — qui signe Carlos X. Bianco — est un philosophe espagnol, un de ces penseurs qui se sont mis à « l’école de Marx » pour reprendre l’expression de Costanzo Preve, tout en refusant les dogmes marxistes officiels.
Il a d’abord mis ses pas dans ceux de Gustavo Bueno, un philosophe « marxiste » qui a développé la doctrine du « matérialisme philosophique » puis s’est tourné vers la réhabilitation de la nation espagnole en réhabilitant son histoire. Carlos X. Bianco a suivi (…)
J’ai déjà eu l’occasion de dire tout le bien que je pense du livre de Kohei Saito, Moins. Indépendamment des réserves que pourrait entraîner telle ou telle formulation ou tel ou tel exemple, sur le fond, Kohei Saito a raison et il lit correctement Marx.
La théorie marxiste classique fait du développement des forces productives l’alpha et l’oméga du processus historique. Si le capitalisme doit disparaître, c’est uniquement parce qu’il est arrivé à un stade où il empêche le développement (…)
Les leçons des élections américaines qui donnent la majorité de délégués aux républicains, ce qui assure donc l’accession de Trump à la tête des Etats-Unis, alors que la totalité du scrutin n’est pas encore dépouillé, ne peuvent être que générales. Mais elles sont d’autant plus importantes que déjà se dessinent pour l’avenir quelques tendances qui n’intéressent pas seulement les américains, mais qui nous concernent directement.
Alors que les « belles gens », aux USA et ailleurs, en France (…)
Les talibans afghans dépassent en violence contre les femmes tout ce qu’on avait pu imaginer. Pas une société dans l’histoire (sauf quelques sectes de fanatiques abrutis) n’a osé pousser aussi loin les interdictions qui leur sont faites. Pas une ! Interdiction de s’instruire, interdiction de sortir et maintenant interdiction de parler entre elles. C’est une violence inouïe et qui, pourtant, passe dans l’indifférence générale, notamment celle des féministes autoproclamées si promptes à (…)
Le capitalisme est venu au monde affublé des dehors moraux puritains – l’éthique protestante, luthérienne et surtout calviniste – le capitalisme parvenu à son troisième âge (ou peut-être son quatrième), le capitalisme devenu sénile pratique une morale du type décadence de l’Empire romain. Le sport professionnel mondialisé a remplacé les jeux du cirque et les nouveaux gladiateurs se conduisent comme les plus fameux des empereurs corrompus. Le petit voyage en Suède de Mbappé, notre grande (…)
Opella devient américaine, mais était-elle française ?
La cession d’un peu plus de 50 % du capital d’Opella, filiale du groupe Sanofi à un fonds d’investissement américain a soulevé une tempête politique de plus en France. Elle risque de se perdre comme les autres dans le brouillard des indignations successives.
Alors faut-il s’indigner de cette vente d’un actif industriel français, après bien d’autres dont nous avons pu mesurer les conséquences désastreuses, ou y a-t-il d’autres motifs (…)
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
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