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Politique assassine !

par Jacques COTTA, le 1er mars 2021

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Rarement la res­pon­sa­bi­lité des poli­ti­ques qui nous gou­ver­nent aura été enga­gée au point où elle l’est aujourd’hui, dans les moments nous sommes en train de vivre. Le Covid et les der­niers déve­lop­pe­ments qui lui sont liés vien­nent illus­trer cette réa­lité. Les mesu­res qui res­trei­gnent nos liberté se suc­cè­dent. Mais quel est la jauge qui permet aux poli­ti­ques de nous confi­ner, de nous enfer­mer, de nous muse­ler ? Tous s’inquiè­tent de la satu­ra­tion des hôpi­taux, de l’encom­bre­ment des ser­vi­ces de réa­ni­ma­tion, des ser­vi­ces des urgen­ces. Il n’y a pas assez de lits, pas assez de per­son­nels, soit. Mais qui a fermé les lits, qui conti­nue de bou­cler des ser­vi­ces, qui a sup­primé des postes, qui conti­nue de crier haro sur la fonc­tion publi­que hos­pi­ta­lière, qui s’est engagé dans le Ségur de la santé à accor­der leurs droits aux per­son­nels hos­pi­ta­liers, et qui n’a pas tenu ses pro­pres enga­ge­ments ?

Dans la durée, les gou­ver­ne­ments de droite et de gauche qui se sont suc­cé­dés depuis les années 82-83 por­tent la res­pon­sa­bi­lité de cette situa­tion. Dans l’immé­dia­teté, mes­sieurs Macron, Philippe, Castex, Veran et autres minis­tres ont pris le relai. Un exem­ple ? A Nice, où la popu­la­tion qui n’a pas les moyens de pren­dre la poudre d’escam­pette le ven­dredi soir se trouve confi­née le week-end pour éviter l’engor­ge­ment des hôpi­taux, plus de 170 lits ont été sup­pri­més dans la der­nière période. Un autre exem­ple ? Les hôpi­taux emblé­ma­ti­ques pari­siens, Bichat ou Beaujon, sont mena­cés de fer­me­ture, ni plus ni moins. Encore un exem­ple ? ce sont des mil­liers de lits et postes sur tout le ter­ri­toire qui sont liqui­dés aujourd’hui sous Macron, fai­sant suite à la fer­me­ture de quan­tité d’hôpi­taux ou de ser­vi­ces de proxi­mité.

Emmanuel Macron évoque la pos­si­bi­lité d’un « pass sani­taire ». Voilà la nou­velle absur­dité en vogue. Un pas­se­port sur la base d’un vaccin dont tous s’accor­dent à mettre en cause son effi­ca­cité à 100%, un pas­se­port pour créer en fait une France à deux vites­ses, celle des vac­ci­nés et celle qui par choix ou par manque de vac­cins ne pourra exhi­ber le lais­ser passer, ne pourra donc fré­quen­ter les lieux publics, ne pourra recou­vrer sa liberté, un pas­se­port d’autant plus absurde que nul ne peut affir­mer que les vac­cins sont effi­ca­ces contre les mul­ti­ples variants plus résis­tants que les pré­cé­dents. Et sur­tout un « pass » pour limi­ter sans doute, sinon inter­dire, toute mobi­li­sa­tion popu­laire, notam­ment à la veille de nou­vel­les mesu­res socia­les d’une vio­lence ter­ri­ble, telle la réforme de l’assu­rance chô­mage qui refait sur­face pour dimi­nuer les indem­ni­tés des chô­meurs, ce qui dans la période de catas­tro­phe actuelle cons­ti­tue tout un pro­gramme. Tout compte fait, le manque de vaccin pour­rait bien pré­sen­ter des avan­ta­ges…

Le manque de vac­cins jus­te­ment. La réa­lité est impi­toya­ble pour le pou­voir. Le « pas­se­port vac­ci­nal » dont parle l’Elysée dénote aussi la crainte de voir explo­ser à nou­veau au grand jour l’inca­pa­cité, l’inco­hé­rence, la stu­pi­dité d’un exé­cu­tif en per­di­tion. Alors qu’Emmanuel Macron annon­çait qu’à la fin août plus de la moitié des fran­çais pour­raient être vac­ci­nés, au rythme actuel, ce sont plu­sieurs années qui seront néces­sai­res.

Il man­que­rait de vac­cins nous dit-on en guise d’expli­ca­tion.

  • Voila le bilan de notre soumission à l’union européenne chargée par nos européistes au pouvoir de commander et répartir les doses miracles !
  • Voilà le bilan de la politique de liquidation de la recherche publique française qui voit Sanofi mettre ses capacités au service de la production allemande après avoir touché des millions d’euros d’aides de l’état, avoir gavé ses actionnaires et fermé plusieurs de ses centres de recherche !

L’inca­pa­cité de notre outil indus­triel de répon­dre aux besoins vitaux de la nation n’est que la consé­quence, là encore, de la poli­ti­que de diri­geants qui sont les pre­miers res­pon­sa­bles de notre fai­blesse et de notre impuis­sance. En terme à peine feutré les dif­fé­ren­tes som­mi­tés médi­ca­les se ren­voient la balle. Le direc­teur géné­ral de la santé, Jérome Salomon, se féli­cite décla­rant que « la stra­té­gie revient à gagner du temps » pen­dant que son pré­dé­ces­seur William Dan s’étonne qu’on « bri­cole ainsi dans une posi­tion atten­tiste ».

En défi­ni­tive, la situa­tion sani­taire a un mérite. Elle met à jour la res­pon­sa­bi­lité pleine et entière du poli­ti­que dans la fai­blesse de notre poli­ti­que et de nos ser­vi­ces publics. Er à y regar­der de plus près, ce sont tous nos ser­vi­ces publics qui sont vic­ti­mes. Rien n’y échappe. Ni les ser­vi­ces publics hos­pi­ta­liers donc, ni ceux qui per­met­tent en géné­ral la vie com­mune dans la cité. Leur défaillance est source de catas­tro­phes. La mort de jeunes ado­les­cents vic­ti­mes de rixes en Essone par exem­ple vient rap­pe­ler la situa­tion dans laquelle se trou­vent pêle-mêle dans nombre de quar­tiers les ser­vi­ces publics per­met­tant la vie au quo­ti­dien, dont notam­ment ceux char­gés d’assu­rer la sécu­rité, la police, ou encore la jus­tice, inca­pa­bles d’assu­mer la fonc­tion qui devrait être la leur. Là encore la res­pon­sa­bi­lité poli­ti­que de nos gou­ver­nants, de leur poli­ti­que est pleine et entière. De jour en jour la note s’allonge. L’addi­tion qui devra être hono­rée est de plus en plus lourde, à la hau­teur du sac­cage géné­ral auquel il fau­drait d’urgence mettre fin.

Jacques Cotta
Le 1er mars 2021

Messages

  • Bonjour,
    La seul solution a tout ses problèmes voter en masse OK mais pour qui ?déjà pas pour Macron Ni bien sur Le pen alors ?ou alors que les Français se bouge manifeste mais comme après la coupe du monde de football des milliers dans toutes les rues la oui sa peut fonctionner .

  • Bonjour,
    vous pouvez voter pour qui vous voulez, si celui ou celle que le Peuple choisira n’a pas annoncé dans son programme la sortie de l’UE et de l’Euro afin de reconquérir notre indispensable souveraineté nationale, absolument rien ne changera sur le fond !
    Aujourd’hui la question que l’on doit se poser au moment d’élire nos gouvernants est la suivante :
    Veulent-il maintenir le pays dans l’UE et l’Euro ou bien veulent-il sortir sans délai de ces deux carcans ?
    Tout le reste ne consiste qu’à brasser du vent.
    PS : J’ajoute pour noircir un peu plus le tableau, que tous ceux qui sont considérés à tort ou à raison comme des "grands" candidats, les Macron, Philippe, Barnier, Le Pen, Mélenchon, Hidalgo, Montebourg, etc. NE VEULENT SURTOUT PAS SORTIR DU BASTRINGUE.
    L’avenir est plutôt sombre, non ?

  • Evidemment totalement d ’accord avec ce texte et ce qu’il denonce ..Nous sommes pourtant de
    s milliers à savoir et avoir vu se deliter ou violemment mis à mal,
    la majorité des services publiques

    Ceux notamment ,qui concernaient la santé et l’education !!
    ..Ceci n’etant pas un hasard !!Par contre ;dans cette situation terrifiante et l’avenir totalement obscurci que nous ne pouvons plus ,ne pas craindre !!Dès lors que nous sommes dans l"oeil du cyclone ..Quelles peuvent etre les solutions ou les luttes necessaires à l’eradication de ce système financier qui a decidé de nous ecraser,en permettant l’explosion d ’immenses richesses destinées à une poignée d ’hommes ?, Quel avenir pour nos petits enfants ,totalement eberlués pour la plupart et detruit pour la partie ,la plus defavorisée
    ...Que pouvons nous faire ?Je suis agée ..Mais une militante de
    toujours et j’aimerai bien rejoindre des mouvements encore ,ou à nouveau ,en rebellion ! Franchement c’est pire que ce que nous avions imaginé !

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