Analyses et débats pour le renouveau d’une pensée de l’émancipation.

À la Une ...

Qu’est-ce que la laïcité ? Pourquoi la laïcité ?

6 juin, par Olivier VERDUN

Ce n’est pas la première fois, en France, que des hommes sont sauvagement tués parce qu’ils ne pensent pas comme les croyants, blasphèment, caricaturent ou enseignent. On se souvient que le 1er juillet 1766, François-Jean Lefebvre, Chevalier de La Barre, condamné à mort par les juges du présidial, est décapité à l’âge de vingt et un ans et son corps jeté au bûcher, pour ne pas avoir ôté son chapeau ni s’être agenouillé au passage d’une procession religieuse lors de la Fête-Dieu. Deux cent cinquante-quatre ans plus tard, le 16 octobre 2020, un professeur, Samuel Paty, était décapité en pleine rue, à quelques mètres du lycée où il enseignait, pour avoir accompli son métier d’enseignant. Trois ans après presque jour pour jour, le 13 octobre 2023, un autre professeur, Dominique Bernard, tombe sous les coups de couteau d’un de ses anciens élèves.
Du Chevalier de La Barre à Dominique Bernard, on voit à quel point le combat contre le fanatisme et pour la liberté est loin d’être gagné. D’où une question fondamentale : par quelle étrange et tragique farce de l’histoire, la liberté, si durement conquise dans les larmes et dans le sang, peut-elle faire l’objet aujourd’hui d’une telle haine au point de pousser certains à commettre des actes d’une extrême barbarie au nom d’une religion ?

Derniers articles

Édito

  • Macronisme et Lepénisme, deux faces de la même médaille !

    16 juillet, par Jacques COTTA

    Les dernières élections législatives ont donné suite à un scénario bien rôdé dont le dénouement pour ses auteurs est pathétique. Le « nouveau front populaire », Jean Luc Mélenchon en tête, a appelé au second tour à voter pour les candidats « renaissance » pour battre le RN. Conséquence, les Darmanin, Borne, Bergé, Cazeneuve, et quelques autres ont été élus par la gauche, comme leur patron Macron l’avait été il y a deux ans aux élections présidentielles. Du coup, le président de la république, qui était destiné au (...)

  • Dans le rétroviseur

  • Privatisation de l’État

    6 février 2007, par Denis COLLIN

    La régionalisation, de l’histoire ancienne
    Dès le discours de Bayeux, de Gaulle avait exposé son hostilité à la République parlementaire traditionnelle. C’est là qu’il déclara la guerre aux partis et aux corps « intermédiaires » élus. Battu par le « régime des partis », il se retira. L’avènement de la Ve République devait permettre la mise en oeuvre de ses projets de réforme de l’État républicain. Sous des formes diverses, plus ou moins clairement expri­mées, l’idée dominante est de remplacer le « régime (...)

  • Vient de paraître

    Toujours en librairie

    Abonnement à notre lettre d'information :

    Notre lettre est envoyée chaque quinzaine.