Le budget de guerre présenté par le gouvernement Lecornu pour 2027 a deux objectifs officiels : -> financer l’économie de guerre en attribuant des centaines de milliards à l’industrie d’armement. -> réduire la fameuse « dette » que les gouvernements successifs ont creusée, voire pratiquement doublée avec Emmanuel Macron, en exonérant notamment les patrons de leurs cotisations.
Alors que les médias nous bassinent avec des sondages qui placeraient en seconde position des préoccupations des (…)
Je crois qu’une partie très importante des difficultés à redéfinir une orientation politique d’émancipation sociale qui pourrait avoir une prise sur la réalité tient à ce que nous ne parvenons pas à nous extirper de schémas désormais obsolètes. Le schéma « classique et faussement rassurant » de la révolution sociale « à l’ancienne », le schéma réformiste de la conquête du pouvoir par un parti ouvrier appliquant des réformes sociales (la vision Bernstein du socialisme), le schéma de (…)
« Macron dégage » résume la position majoritaire qui traverse le pays. Au bord du précipice, Macron est pourtant sauvé du naufrage par des désistements massifs en faveur de ses ministres notamment, actuels ou anciens. Du « nouveau Front populaire » au traditionnel « Front républicain » pour battre le RN, la Macronie ne pouvait en espérer tant. En sortant de son dernier conseil des ministres, Gabriel Attal dans un soupir de soulagement lâchait : "on a failli ne plus exister". Et pourtant... Comment en sommes nous arrivés là ? Ne serait-il pas préférable de combattre le RN en démontant son programme plutôt que de s’engager dans des alliances contre nature ? Et le pire n’est-il pas devant nous ?
Il ne fait pas de doute qu’un pouvoir légitime ne saurait être autre chose qu’un pouvoir issu du peuple car seul le peuple détient la souveraineté, et tout pouvoir en conséquence doit émaner de lui et de lui seul. Ceci est le principe fondamental de la théorie démocratique. Ni pouvoir de nature « divine » incarné dans un monarque de droit divin, ni pouvoir incarné par un monarque « constitutionnel », ni pouvoir oligarchique camouflant le règne d’une classe sociale, ni pouvoir dictatorial, (…)
Nous ne manquons pas de premier ministre, mais de majorité
Le débat politique au lendemain des élections législatives est irréel. Il ne prend pas en compte les résultats électoraux, ce qu’ont dit les électeurs, cette fois assez massivement grâce à la forte participation, mais ce dont rêvaient les partis en compétition, qui tous considèrent avoir gagné.
Il serait pourtant plus sage de partir des résultats que des rêves de victoire pour définir une politique. Les résultats du scrutin du 30 (…)
Au lendemain du second tour des élections législatives et du concert d’autosatisfaction et d’imprécations proférées contre le camp adverse que la victoire de la gauche n’a pas manqué de susciter, quelles leçons pouvons-nous tirer de cette séquence électorale ? Ces élections sont-elles, comme on le martèle à longueur de journée, une victoire de la tempérance démocratique, de la République, de la Raison, du Bien, contre la bête immonde ?
Sans être devin, il est fort à parier que les (…)
Sans revenir sur l’épisode des élections « européennes », ni sur le premier tour des élections législatives françaises du 30 juin et la décision de Jupiter de dissoudre l’Assemblée Nationale-car les commentaires et les scénarii ont été foisonnants-, penchons-nous plutôt sur les divers sondages annonçant allègrement les résultats du deuxième tour de ces législatives qui doivent avoir lieu le 7 juillet 2024.
On connait la valeur de ces « sondages », d’autant que nul ne peut prédire dans (…)
Vous avez dit républicain ?
Ainsi, il y aurait un « arc républicain », un « front républicain » à opposer au RN. Il est à craindre que le mot républicain soit employé dans un sens si lâche qu’on se demande bien pourquoi le RN n’en fait pas partie.
Un parti se nomme « les Républicains », parti qui a explosé et, pour partie s’est intégré au RN et pour une autre partie refuse tout « désistement républicain » et donc ne semble pas faire partie de l’arc républicain. Ce qui n’empêche pas les (…)
Race : chez les Anciens, ceux qui se revendiquaient d’un même ancêtre. Chez les Modernes, classification des individus d’une même espèce selon certains critères. Surtout réservé aux éleveurs. Scientifiquement, on parle aujourd’hui de variétés. Mais comme les variations sont infinies, ce terme n’est lui-même qu’un système d’étiquetage arbitraire. Pour l’espèce humaine, spécialement, le terme de race n’a pas de sens. Il n’y a pas de race blanche, noire, jaune ou rouge. Si on groupe les humains (…)
Jamais un président de la république n’a été autant haï. Pour la paix civile, pour la démocratie, Macron doit s’en aller. Face à lui, RN et Front Populaire. Mais qui est qui ? Qui veut quoi ? Quels programmes et quelles intentions réelles ?
Tout se passe médiatiquement et politiquement, à gauche et au RN, comme si l’affrontement à venir concernait exclusivement le NFP et le RN. Et Macron dans tout cela serait valeur négligeable, se trouvant exonéré de toute critique, de toute réelle opposition. Drôle de polarisation politique dont la logique et l’incohérence pour qui se réclame du combat contre le macronisme notamment, méritent d’être soulignée. 1/ Celui qui est aux commandes depuis depuis 7 ans et même plus, 12 ans puisque il (…)
Quarante ans d’histoire du FN-RN
Déjà en 1990 j’écrivais un article sur le FN dans la revue M Mensuel Marxisme Mouvement dont voici la conclusion :
« Je crois que nous ne remercierons jamais assez Le Pen pour les efforts d’intelligence auxquels il nous pousse. Efforts d’analyse des médias, de la démocratie, de l’identité et que sais-je encore ! Dans le cadre de tels efforts, “ce que vaut une ombre l’humoriste le sait bien”. Mais à ce jeu, il est vrai, Le Pen peut finir par gagner. Comme (…)
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
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