Le budget de guerre présenté par le gouvernement Lecornu pour 2027 a deux objectifs officiels : -> financer l’économie de guerre en attribuant des centaines de milliards à l’industrie d’armement. -> réduire la fameuse « dette » que les gouvernements successifs ont creusée, voire pratiquement doublée avec Emmanuel Macron, en exonérant notamment les patrons de leurs cotisations.
Alors que les médias nous bassinent avec des sondages qui placeraient en seconde position des préoccupations des (…)
Je crois qu’une partie très importante des difficultés à redéfinir une orientation politique d’émancipation sociale qui pourrait avoir une prise sur la réalité tient à ce que nous ne parvenons pas à nous extirper de schémas désormais obsolètes. Le schéma « classique et faussement rassurant » de la révolution sociale « à l’ancienne », le schéma réformiste de la conquête du pouvoir par un parti ouvrier appliquant des réformes sociales (la vision Bernstein du socialisme), le schéma de (…)
Vladimir Yefimov a publié dans nos colonnes un article intitulé Comment éviter une troisième guerre mondiale (éventuellement nucléaire). Cet article a suscité des commentaires, dont un, assez long, de Serge Marquis. Vladimir Yefimov nous a fait parvenir une réponse substantielle à ce commentaire. Serge Marquis est invité à répondre, s’il le souhaite. Notre site ne débite pas la "bonne parole", mais se veut un lieu de débat.
Réponse de Vladimir Yefimov à Serge Marquis
Le commentaire de (…)
La tâche semble insurmontable, tant les puissants semblent tout-puissants. Nous sommes face à un gouvernement, celui de Macron, qui ne tient aucun compte des protestations populaires, ment effrontément et se prépare à faire passer en force sa « réforme » des retraites. Avant d’aborder la suite : la sécurité sociale, la fonction publique et bien d’autres mauvais coups encore qui sont des cartons des brigands qui nous gouvernent. Ce même Macron vend par petits bouts l’industrie du pays et fait (…)
Quand la nouveauté se dévoile aux yeux de tous elle risque de devenir dangereuse : à trop comprendre on discerne les menteries galantes. Le néolibéralisme cache l’ancien qui lui-même dissimule la « bête immonde » qui a montré ce dont elle était capable. Le Capitalisme se réfugie derrière les voiles pudibonds des préfixes, cela ne lui suffira plus tant son destin nous devient évident, il se prépare à guerroyer dans une savante et précautionneuse mise en scène de défense du faible. Les pays du (…)
Quel socialisme (ou communisme) pour notre monde ?
Mon interrogation d’ensemble va porter sur la possibilité du socialisme aujourd’hui et ses formes éventuelles, au sein du monde complexe et à beaucoup d’égards désastreux dans lequel nous vivons, mais en sachant que, pour moi, le socialisme est une étape vers un communisme à venir, lointain mais possible et souhaitable, sinon impératif, même si ceux qui y croient et dont je suis, sont peu nombreux.
Or cette incroyance (si je puis dire) (…)
Jean-Philippe Immarigeon est avocat et historien
Voilà déjà presque un demi-siècle que les historiens se repenchent sur les Guerres de Vendée pour sortir de la doxa rad-soc de la IIIe République qu’on nous enseigna longtemps, qui présentait la révolte du bocage comme un combat d’arrière-garde contre le progrès en marche. Si la spécificité de cette rébellion reste encore emblématique, ses évènements déclencheurs sont identifiés : le rejet de la conscription et de la constitution civile du (…)
Les médias français, suivant les politiques, caractérisent la guerre en Ukraine comme une guerre entre démocratie et autocratie. Et à première vue, cela paraît plausible. En ce qui concerne l’autocratie, il semble qu’il n’y ait pas de questions ici ; en effet, le régime de Poutine peut être qualifié d’autocratique, c’est-à-dire un régime dans lequel le pouvoir est détenu par un seul homme, qui l’exerce en maître absolu. Le pouvoir du président de la Russie s’appuie sur les personnes qui (…)
[Dans le rétroviseur : nous republions un article publié une première fois en 2011. Sa relecture aujourd’hui nous a semblé utile.]
L’année 2010 a été marquée par la mobilisation contre la réforme des retraites. Parmi les différents ouvrages publiés sur cette question, celui du sociologue Bernard Friot, L’enjeu des retraites, présenté comme un plaidoyer en faveur des retraites, a connu un certain succès. Pourtant, à regarder ce texte de plus près, on découvre que son objectif réel est de (…)
La question des retraites est assez simple à comprendre. Les retraites sont du salaire différé. Par conséquent, toute remise en cause des retraites n’est rien d’autre qu’une tentative d’organiser la baisse des salaires. Il n’y a pas de retraités privilégiés puisque les pensions et retraites sont calculées d’après les salaires ou les cotisations. Les seuls privilèges en la matière sont les rentes produites par la détention de capital (dividendes).
Depuis les années 1970, la part des (…)
Jean Jaurès répondait ainsi à ceux qui semblent
craindre souvent que le socialisme soit une diminution de la liberté, qu’il contraigne ou resserre la personne humaine et qu’il soumette les individus ou à la discipline étouffante de l’État ou au despotisme brutal d’une classe nouvelle longtemps sevrée des joies de la vie et s’enivrant soudain d’un mélange grossier de civilisation et de barbarie. J’ose dire qu’il y a là une erreur fondamentale. Le socialisme, au contraire, et j’entends le (…)
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
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