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Le couvre feu, arme de guerre liberticide, destructeur des relations sociales

par Jacques COTTA, le 17 octobre 2020

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Le 15 octo­bre Emmanuel Macron pre­nait la parole pour dire à peu prés le contraire de ses minis­tres qui s’expri­maient quel­ques jours seu­le­ment avant lui. Dans une caco­pho­nie per­sis­tante depuis le début de « l’épidémie », le pré­si­dent de la répu­bli­que annon­çait comme mesure phare « le couvre feu » décrété dans un cer­tain nombre de com­mu­nes — Paris et l’Ile-de-France ainsi que Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Lille, Rouen, Toulouse et Montpellier — l’ensem­ble regrou­pant un peu plus de 20 mil­lions de fran­çais. Pour les autres, la menace est expli­cite et il y a fort à parier que dans les semai­nes qui vien­nent elles soient contrain­tes, si cette pre­mière ten­ta­tive fonc­tionne, de suivre le mou­ve­ment. En toute logi­que, le ballon d’essai ainsi envoyé vise les « fêtes » de fin d’année, noël et jour de l’an, dans un but qui mérite d’être éclairé.

Comme cela a été le cas lors de la « pre­mière vague » de l’épidémie, les mesu­res gou­ver­ne­men­ta­les sont assi­ses sur la peur lar­ge­ment pro­pa­gée au sein de la popu­la­tion. Et pour le moment force est de cons­ta­ter que ce virus là, celui qui inter­dit la réflexion et orga­nise la doci­lité, est en train de l’empor­ter. Un des évènements phares a été la fameuse « auto auto­ri­sa­tion » qu’il fal­lait à l’époque rem­plir soi-même pour être en règle. Les contra­dic­tions gou­ver­ne­men­ta­les sur le masque, les tests, les chif­fres, les res­pi­ra­teurs, les thé­ra­pies, la Chloroquine, et bien d’autres, pas­saient au second plan.

Le couvre feu s’ins­crit dans cette logi­que. Il faut réduire coute que coute le peuple à l’obéis­sance, à la doci­lité, à la sou­mis­sion. Pour preuve les inco­hé­ren­ces qui là encore domi­nent.

  • Le couvre feu serait justifié car les sorties le soir sont sources parait-il de propagation accélérée du virus. Bref, à 20h49 il nous épargne, à 21h01 il frappe.
  • En plein air à la terrasse d’un restaurant ou d’un café il serait redoutable passée l’heure fatidique. Mais dans les transports bondés ou au boulot, il serait inoffensif.
  • L’usage des mots à toute son importance. Le « couvre feu » rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, les placards de la Wehrmacht sur les murs parisiens pour réduire toute velléité de résistance des français ou encore les ordres militaires sur ceux d’Alger.

Tout cela n’a pas de sens, d’autant que les chif­fres indi­quent que le lieu de tra­vail arrive en tête au hit parade du nombre de « clus­ters » ou encore foyers épidémiques, devant le milieu sco­laire et uni­ver­si­taire, les établissements de santé, et enfin en qua­trième posi­tion seu­le­ment les évènements publics ou privés qui sont pour­tant les pre­miers visés.

Pour jus­ti­fier le couvre feu, une série d’indi­ca­teurs à donner le tour­nis sont pro­pa­gés. Mais les deux prin­ci­paux — le nombre d’entrée en réa­ni­ma­tion et le nombre de décès — qui sont sta­bles, sont rela­ti­vi­sés. Mis à part C News et notam­ment l’émission mati­nale de Pascal Praud qui permet une parole diver­si­fiée, l’ensem­ble des médias ne donne qu’un son de cloche. La peur, tou­jours la peur, voilà ce qui compte pour obte­nir obéis­sance et sur­tout lais­ser de côté ce qui pour­rait fâcher :

Non seu­le­ment le gou­ver­ne­ment depuis la fameuse « pre­mière vague » n’a pris aucune mesure pour per­met­tre au sec­teur hos­pi­ta­lier de résis­ter à une nou­velle vague, mais il a dégradé la situa­tion. Moins de lits d’hôpi­taux, moins de capa­ci­tés d’accueil, notam­ment en terme de per­son­nels hos­pi­ta­liers…
Pendant que le peuple est réduit, contraint de demeu­rer terré, assi­gné à domi­cile, assu­jetti aujourd’hui à la dis­ci­pline « Metro, Boulot, Dodo » comme hier à la règle « Travail, Famille, Patrie », les 1% les plus riches conti­nuent de s’enri­chir, les mil­liar­dai­res d’accu­mu­ler leurs mil­liards sans contes­ta­tion pos­si­ble, sans oppo­si­tion, sans pro­tes­ta­tion.

En réa­lité le couvre feu est bien une dis­po­si­tion de guerre. Mais de guerre sociale. C’est un choix de société qui est imposé. Au nom du « sauver l’économie » il s’agit de limi­ter tou­jours plus les liber­tés indi­vi­duel­les et col­lec­ti­ves, de sacri­fier tout sim­ple­ment la vie. Tel est l’enjeu des mesu­res prises aux consé­quen­ces dévas­ta­tri­ces qu’on pourra voir en cli­quant ici.

Cela rend d’autant plus urgente une riposte unie des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les appuyées et sou­te­nues par les asso­cia­tions notam­ment des Gilets jaunes, par les orga­ni­sa­tions poli­ti­ques, qui pour­rait aller de la grève unie à des mani­fes­ta­tions de nuit.

Jacques Cotta
Le 16 octo­bre

Messages

  • Toujours satisfait de vos interventions qui apportent l’OXYGENE SALVATEUR Jacques COTTA !!!!

    Heureusement SUD RADIO du lundi au vendredi ,mais de 12 h à 14 h seulement
    (Parfois de 10 a 12......) .apporte un autre eclairage sur la réalité où des intervenants externes prennent la parole -une exclusivité SUD RADIO-avec André BERCOFF qui applique son role de journaliste et non de propagandiste

    • Merci de votre appréciation.
      Sud Radio occupe en effet une place particulière et demeure un des rares lieux médiatiques où la parole est diverse...
      Amitiés
      J

  • Cnews, sud radio, Pascal praud, bercof... des marxistes, deux farouches anti libéraux, et surtout des modèles de journalistes indépendants !!!

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