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L’apparence du Chaos

par Jacques COTTA, le 1er novembre 2020

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Les poli­ti­ques menées depuis plus de 30 ans, qua­li­fiées de « gauche » ou de « droite », pro­lon­gées et accen­tuées par le Macronisme au pou­voir, nous font glis­ser inexo­ra­ble­ment vers le chaos.

  • Chaos sanitaire, conséquence de la mondialisation capitaliste et expression d’une faillite politique totale révélée par le Covid 19.

Nous subis­sons la poli­ti­que mise en oeuvre par tous les gou­ver­ne­ments : des­truc­tion minu­tieuse du ser­vice public de santé, des hôpi­taux, fer­me­ture de lits, ren­for­ce­ment du numé­rus clau­sus et donc sup­pres­sion des postes de méde­cins ou d ‘infir­miè­res, mépris des per­son­nels affi­ché notam­ment dans le fameux Ségur de la santé (voir ici Ségur de la santé Ep1 et ici Ségur de la santé Ep2), mise sous ten­sion d’un sys­tème conti­nuel­le­ment au bord de l’’explo­sion.

  • Chaos politique, révélé notamment par l’usage de la peur comme seule orientation d’un pouvoir qui semble naviguer à vue.

Les décla­ra­tions des res­pon­sa­bles au plus haut niveau de l’état, comme des « som­mi­tés » médi­ca­les, déno­tent une absence totale de contrôle, de mai­trise.

  • Chaos moral, dont témoignent les atermoiements sur les différents médicaments, reflets d’affrontements entre laboratoires et peut-être d’une corruption présente au plus haut niveau de l’état.
  • Chaos mental et intellectuel avec l’appel permanent à l’union nationale comme seule tentative d’éviter la critique justifiée d’un pouvoir dépassé.

Toute inter­ro­ga­tion aussi légi­time soit-elle est assi­mi­lée par le pou­voir et ses médias à une preuve d’irres­pon­sa­bi­lité ris­quant d’attein­dre le moral des trou­pes.

  • Chaos social pour des centaines de milliers de travailleurs.

Les plans de licen­cie­ments en cas­cade sont d’ores et déjà pro­gram­més au nom du virus alors qu’ils répon­dent sim­ple­ment aux lois du capi­ta­lisme, de la baisse du « coût » du tra­vail, de l’accu­mu­la­tion du profit. (voir Ici "Dans le secret des licen­cie­ments")

  • Chaos économique avec la liquidation de dizaines de milliers de petits commerces, d’artisans, de petits entrepreneurs, l’accumulation d’une dette qu’on tentera le moment venu de nous faire rembourser.
  • Chaos démocratique aussi synonyme de restriction des libertés élémentaires, liberté de se déplacer, de se réunir, de se rassembler, de contester, et évidemment de manifester…

Le Chaos n’épargne rien.

Il vise plus ou moins toutes les nations et s’assi­mile à y regar­der de près à une dic­ta­ture sani­taire qui mène un peu par­tout, par­ti­cu­liè­re­ment en France, à l’établissement d’une dic­ta­ture tout court, assise sur la force armée, la jus­tice domes­ti­quée, et la sou­mis­sion volon­taire.

L’appa­rence du Chaos est bien là.

Il ne sert à rien de tenter de hié­rar­chi­ser. Chaque élément est une pièce du puzzle. Les atten­tats isla­mis­tes contre Samuel Paty ou au sein de l’église Notre-Dame à Nice vien­nent rap­pe­ler que le chaos est tou­jours accom­pa­gné de la bar­ba­rie avec des res­pon­sa­bles et des com­pli­ces iden­ti­fiés.

Côté cour des allian­ces sont nouées avec les états qui déver­sent leurs pétro­dol­lars à la demande de nos gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs, de Sarkozy à Macron en pas­sant par Holllande, qui orga­ni­sent et finan­cent les ter­ro­ris­tes. Coté jardin ceux-ci se déchai­nent.

Dans un pre­mier temps les condam­na­tions ont été una­ni­mes. Puis les inter­ro­ga­tions sont venues, feu­trées, pres­que hon­teu­ses. « Et s’il fal­lait en finir avec ces pro­vo­ca­tions qui heur­tent des croyants » se ris­quent déjà cer­tains… Nous y voilà.

Les par­ti­sans du « oui mais… » ont ouvert la voie. Oui, les ter­ro­ris­tes sont condam­na­bles, mais il fau­drait com­pren­dre… En fin de compte, ce « Oui mais… » rejette bien, sans le dire expli­ci­te­ment, la res­pon­sa­bi­lité des atten­tats sur les vic­ti­mes et exo­nère de leurs res­pon­sa­bi­li­tés les cou­pa­bles et leurs com­pli­ces, des com­pli­ces de tous hori­zons, de la « gauche bien pen­sante » notam­ment ou d’une extrême gauche décom­po­sée qui ne cesse de prôner la rési­lience colo­niale, qui pré­fère parler de « crimes » sans en qua­li­fier les auteurs, les isla­mis­tes por­teurs d’une orien­ta­tion oppo­sée à nos valeurs en l’occu­rence, comme hier ils pré­fé­raient évoquer le sen­ti­ment d’insé­cu­rité pour ne pas avoir à trai­ter l’insé­cu­rité elle-même.

La situa­tion chao­ti­que appelle à tous les niveaux un res­sai­sis­se­ment répu­bli­cain, laïc, démo­cra­ti­que. Tout cela n’est plus tolé­ra­ble. Il revient col­lec­ti­ve­ment à ceux qui en sont convain­cus de cher­cher les voies et les moyens pour sortir de cet état à la fois anxio­gène et mor­ti­fère.

Jacques Cotta
Le 1er novem­bre 2020

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