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Pass sanitaire et servitude, destruction des libertés…

jeudi 15 juillet 2021, par Jacques COTTA

Le 12 juillet le Président de la République, Emmanuel Macron a décrété la généralisation du « Pass sanitaire » aux lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, aux cafés, restaurants, centres commerciaux, maisons de retraites, établissements médico sociaux, aux voyages, avions, trains, cars…

Atteinte aux libertés

Emmanuel Macron rend impossible la vie de 30 millions de français qui ne sont pas vaccinés et qu’il désigne comme des parias. Rien que ça !

C’est évidemment au nom de la sécurité sanitaire qu’il porte une atteinte essentielle à nos libertés et introduit une rupture fondamentale dans notre contrat social fondé notamment sur l’égalité des droits.

Il serait erroné de considérer que cela ne concerne que 30 millions de français (!) et que les vaccinés sont à l’abris des foudres présidentielles. C’est la première tentative qui compte. Si les mesures décrétées par Emmanuel Macron passent dans la vie, il sera facile demain, au nom d’un nouveau variant, d’une mutation virale ou d’un nouveau virus d’étendre la mesure à tous les français, sans exception.

Vaccinés sortis d’affaire ? Déjà pour ceux qui ont eu deux doses il est question d’une troisième. Et après ?

Vaccinés sortis d’affaire ? Mais certains scientifiques de renom parlent d’un sérum, et donc pas d’un vaccin.

Vaccinés sortis d’affaire ? Mais le produit injecté est encore au stade expérimental, ne garantit pas contre la maladie ni contre la transmission, ni même contre la mort.

Il suffirait que ces éléments sur le vaccin, véhicule du pass sanitaire, prennent le dessus pour que tous les français —et pas 30 millions seulement— soient concernés par des mesures extrêmement graves restrictives de liberté.

En réalité la méthode et les arguments d’Emmanuel Macron sont récurrents. A l’époque du masque, des auto-autorisations de sortie, des confinements, des couvres-feux, la sécurité sanitaire était déjà de mise. En acceptant à l’époque les mesures prises sous le coup de la peur sanitaire ou policière, nous sommes collectivement tombés dans le piège tendu par le sommet de l’état. Les décisions concernant le pass sanitaire, comme d’ailleurs les débats sur le vaccin, s’inscrivent dans cette continuité et marquent un pas supplémentaire extrêmement grave franchi par le chef de l’état.

Le véritable dilemme n’est pas vaccin, danger sanitaire, mais Liberté ou servitude.

Liberté ou pass sanitaire, voilà la question.

Macron fauteur de trouble

Cette histoire de vaccination qui vient justifier dans la bouche macronienne le pass sanitaire pour séparer le bon grain de l’ivraie, est d’une absurdité totale.

La vaccination protège celui qui décide de se faire vacciner des formes graves du virus : le non-vacciné n’est donc une menace que pour lui-même. La vaccination est donc un choix purement individuel qui doit relever de la seule décision rationnelle de chaque citoyen. Les personnes vaccinées sont protégées, les autres choisissent en leur âme et conscience de prendre un risque pour eux-mêmes.

Emmanuel Macron faisant fi de tout argument raisonné et un tant soit peu posé, balayant notre contrat social fondé sur l’adhésion du citoyen à l’intérêt général, et le concept même de citoyenneté tel qu’il s’est imposé depuis Rousseau, oppose les français les uns aux autres, faisant de la peur l’élément individuel premier de la réflexion alors qu’elle est bien mauvaise conseillère.

C’est du vichysme à l’état pur que le président Macron sans le dire veut édifier. La délation organisée, imposée, comme celle à laquelle devraient se soumettre restaurateurs et cafetiers transformés en contrôleurs de pass sanitaire et d’identité. A l’époque la plus noire de notre histoire récente, ce sont les concierges qui se voyaient assigner la tache de dénoncer les comportements « suspects » liés aux origines ou aux activités jugées en haut lieux illicites. Depuis le masque, depuis les mesures jusque là opposées aux libertés, Emmanuel Macron va plus loin dans l’autoritarisme et les décisions liberticides.

Les pleins pouvoirs

Avec le pass sanitaire généralisé, c’est tout un système répressif et disciplinaire qui se met en marche subrepticement, aux antipodes des principes démocratiques qui ont fondé notre République.

Gabriel Attal a ainsi déclaré que des contrôles policiers pourraient être effectués à l’aveugle pour réprimer les récalcitrants. Les policiers soit dit en passant qui ne sont pas contraints de se vacciner, comme le sont les hospitaliers. Sans doute le pouvoir compte plus sur les forces de répression que sur les personnels de santé.

La société que prépare Emmanuel Macron est une société où chaque action de la vie quotidienne sera soumise à des règles disciplinaires strictes et contrôlées, sujette à réprimande, répression, un système aux antipodes des principes démocratiques qui ont fondé notre République.

Il faut qualifier la réalité, au risque de se faire peur soi-même. De la dictature sanitaire à la dictature tout court, il n’y a qu’un pas. Emmanuel Macron agit tel un despote qui concentre dans ses mains les pleins pouvoirs.

La preuve ?

C’est tellement vrai qu’au soir de son intervention les médias, les commentateurs, tous unanimes, ont considéré les décisions macroniennes comme définitives, sans même se poser la question de l’existence d’un parlement, d’un débat, d’un vote. Certes sa majorité à la botte est acquise. Mais le débat, la démocratie ? Cela ne serait que souvenir, sans plus aucune réalité ? Cela s’appelle la dictature, de fait, la décision d’un homme imposée à la collectivité, à la Nation. Macron pousse au bout les institutions de la cinquième république pour profiter des avantages qu’elle lui procure.

La situation est d’autant plus inquiétante qu’au nom de la sécurité sanitaire l’homme qui veut imposer ses vues est celui qui a vu dernièrement aux élections régionales tous ses ministres balayés par le peuple français, son parti récolter 3% des inscrits, ses soutiens atomisés.

Et pourtant, il se sent autorisé à bafouer nos libertés. Telle est la réalité. Nous sommes loin du vaccin et de la sécurité sanitaire. Ce qui est en vue, c’est le programme du capital financier, la destruction de l’assurance chômage, la liquidation des retraites, des statuts, et donc pour y parvenir, le peuple terrorisé, complice parfois sous le coup de l’émotion et de la peur, le peuple divisé, politiquement disloqué.

Prenons nos responsabilités

Tous ceux qui se disent opposants à ce gouvernement et défenseurs de nos valeurs démocratiques sont maintenant face à leur responsabilité.

Comment accepter cette mascarade qui porte tout de même sur ce que nous avons de plus cher, la démocratie, non pas un concept creux, mais bien vivant que la politique du chef de l’état met en cause de façon brutale et résolue.

Ne serait-il pas légitime de refuser, de dire que ce que le peuple ne peut obtenir dans l’hémicycle, c’est dans la rue, dans les entreprises, dans les quartiers qu’elle pourra le conquérir. Les Gilets jaunes hier ont montré la voie. Le mouvement était spontané. Aujourd’hui il est possible, s’appuyant sur les leçons du passé, de dégager les forces et d’en appeler au peuple français pour mettre en échec la politique liberticide et anti sociale du président Macron et de sa minorité qui détient le pouvoir et qui gouverne.

Partout, décidons de nous réunir, de débattre, de nous assembler pour que le mouvement en jaune qui hier a montré la voie puisse à la rentrée se reconstituer sur des formes qui demeurent à déterminer, dans le respect des règles démocratiques indispensables au succès.

Jacques Cotta
Le 15 juillet 2021

Messages

  • Je viens de recevoir un mail de mon employeur :
    Dis moi si tu te fais vacciner ou pas. Sinon je cherche quelqu un pour te remplacer en septembre.
    Je suis prof de chant dans une ecole de musique, associative..

  • Il faut démettre ce dictateur.
    Jamais depuis 1940 nous n’avions vu une telle répression physique et psychologique

  • Ce que vous dites m’intéresse.

  • Depuis la Suisse, nous observons les déclarations des présidents de pays membres de l’UE. Les opposants à l’obligation vaccinale sont très inquiets de la tournure que prend cette opportunité covidienne. Si notre Conseil Fédéral n’a pas encore décrété cette obligation, il y est déjà allé de plusieurs coercitions en faisant pression sur les employeurs et le personnel soignant. Il n’est plus question que d’un temps relativement court pour qu’il y vienne. A n’en pas douter, il a les oreilles et les yeux fixés sur le jeune imposteur de Jupiter et sur Fraue Merkel pour se décider à asséner le coup mortel à notre démocratie.

    Certes, nous avions pu éviter - du moins nous avions louvoyé - le régime Vichyste de la dernière guerre mondiale. Nous voici en train de le courtiser et nous laisser courtiser par lui.
    Comment pouvons nous nous en étonner ? nombre d’élus au parlement national ont des intérêts avec big pharma et les nombreuses fondations de "bienfaisance " comme celles de Bill Gates, de Gorge Sorros ou de nombreuses autres dont nous avons encouragé l’OMS et le CICR à en créer pour engager du personnel médiocre, sans véritables qualifications et en nombres quasi ingérable pour les caisses de chômage. Ils forment aujourd’hui de véritables armées humanitaires comme dans Covax, Gavi etc. Des fondations payées avec l’argent des contribuables tout comme les prétendus vaccins et les prétendus tests PCR qui ne devraient être utilisés qu’en laboratoire pour "gain de fonction" et non par pour le diagnostic d’une maladie.

    Ici en démocratie, nous nous battons pour l’obligation vaccinale n’aboutisse d’aucune manière. mais nous ne nous faisons aucune illusion.

    Il faut que tous les opposants à la dictature de l’UE se réveillent et donne une riposte musclée. Il existe des scientifiques conscients et intègres, de même des juristes qui ont déjà commencé le combat comme Reiner Fuelmich (le fameux avocat qui a gagné contre VW pour ses fraudes). Son collectif est sur le coup avec des dizaines de milliers de plaintes dont le dépôt devant la CEDH a été accepté. Ils continuent parallèlement ces démarches devant les tribunaux de leurs pays respectifs.

    Je pense que Macron veut instaurer très délibérément un régime fasciste. Le propre du fascisme et de faire légitimer sa dictature par le peuple.
    C’est Macron et ses sbires du gouvernement qu’il faudra traduire en justice pour crime contre l’humanité, pour destruction de l’économie et pour sabotage des institutions populaires : la constitution. Ce sont ceux là les comploteurs de crimes depuis 18 mois.

  • "Autoritarisme" à coup sûr.
    "Dictature"... il faut quand même attribuer aux mots leur juste valeur, sous peine de les dénigrer.
    Avec mon amitié.

  • Pour rafraichir la mémoire des différentes lectures que nous avons eu depuis dix huit mois.
    https://z3news.com/w/david-martin-presents-evidence-corona-virus-manmade/

    Ce que nous pouvons attendre du futur post covid.
    https://gesda.global/
    Incroyable coup d’états (au pluriels) commis par l’académie des sciences et les politiques.

    Appelons cela comme chacun veut si le vocable dictature heurte certaines personnes. Moi, je choisis de nommer cette agression destructive de ces 18 mois, du fascisme.
    Quand les petits élus locaux et les citoyens usent de moralisme et d’exclusion par tous les moyens de répression pour faire avaliser leurs droits sur votre corps et sur vos libertés fondamentales, cela s’appelle comment ?

    Et quand on veut disposer de vos enfants pour en faire des cobayes...

  • Chroniques du totalitarisme 1 - La mise au pas du 12 juillet 2021

    https://anthropo-logiques.org/covid-et-totalitarisme-ou-en-sommes-nous/

    Face à des psychopathes, il faut cesser de négocier et se garder de céder.

  • J’avais clairement désigné ("Sors d’ici Jean Moulin") la bande squattant le pouvoir comme les "nouveaux collabos" de la nouvelle "souveraineté européenne" ...mais ce n’était que des prémices. Nous venons d’atteindre un stade dépassant le régime de Vichy : Pétain et Laval ne traquaient et ne condamnaient "que" les juifs, les communistes, les résistants, les gaullistes, aujourd’hui chaque individu, chaque citoyen est visé dans ses conditions de vie, dans ses droits, dans son accès aux moyens de vivre, dans ses libertés les plus fondamentales. Nous devons tous accepter le risque de mourir pour des expériences et des profits de Big-pharma mais nous ne devons surtout pas nous soigner avec ivermectine, hydroxychloroquine, antiviraux, zinc, vitamines...Ces traitements qui soignent, ne produisent pas de variants et éliminent largement le virus.
    Il fut un temps où les courants de pensée matérialiste et transformateurs comptaient dans leurs rangs...des scientifiques de pointe, des intellectuels de qualité... Apparemment, aujourd’hui, pour tous nos "penseurs" et dirigeants, tout est sain dans le vaccin. Ben mon cochon...
    Méc-créant.
    (Blog : "Immondialisation : peuples en solde !" )http://Immondialisation-peuples-en-...

  • Je crois qu’il ne faut pas se gargariser de mots. Le stalinisme nous a fait assez de mal avec ces procédés (la social-démocratie et le fascisme présentés comme « frères jumeaux », les « hitléro-trotkistes », etc.) Le gauchistes sont venus en relais en voyant des « fascistes » partout. La réduction « ad-hitlerum » remplace la discussion qui, pour être bénéfique à l’action demande une analyse au plus près du réel car s’il s’agit de fascisme quelle autre solution que le combat armé ?
    A ce titre, j’approuve chaleureusement l’intervention ici de Jean-Pierre Cottalorda sur la forme comme sur le fond.

    Ceci aussi pour exprimer mon désaccord sur le texte de Jacques Cotta sans être, loin de là, un suppôt de Macron.

    Oui, je suis bien contre le « pass sanitaire » mais pas pour les mêmes raisons.

    « La vac­ci­na­tion pro­tège celui qui décide de se faire vac­ci­ner des formes graves du virus : le non-vac­ciné n’est donc une menace que pour lui-même. La vac­ci­na­tion est donc un choix pure­ment indi­vi­duel qui doit rele­ver de la seule déci­sion ration­nelle de chaque citoyen. Les per­son­nes vac­ci­nées sont pro­té­gées, les autres choi­sis­sent en leur âme et cons­cience de pren­dre un risque pour eux-mêmes. »

    Oui, la vaccination protège contre les formes graves du virus, ce qui me semble un plus même si non absolu. Plus il y a de vaccinés, moins nous risquons un écroulement de notre système hospitalier (je sais, j’ai depuis des années soutenu voire participé au combat de nos camarades hospitaliers contre les fermetures mais sachant le temps de formation du personnel urgentiste qu’il sera indispensable de créer, être pragmatique) Plus il y a de vaccinés, moins le virus circule, moins il peut y avoir de mutations rendant inopérant les vaccins actuels.

    Je ne pense personnellement pas (suis-je un « facho » inconscient ?) que la vaccination doit rester un acte relevant d’un choix individuel. Pourquoi d’ailleurs celui-ci et pas les autres ? Fachos ceux qui ont imposé la vaccination BCG ? (j’étais petit, on était à la queue leu leu en tricot de corps attendant la vaccination dans la salle de cantine scolaire – Quels hurlements des bonnes âmes aujourd’hui !). On sent d’ailleurs, le frétillement des antivax et autres dans les manifs.

    Nous ne sommes pas souvent en désaccord, c’est pourquoi j’interviens peu mais il m’a semblé que vous vous trompez ici.

  • Ne pensez-vous pas que banaliser l’utilisation des mots : dictature – vichysme – faschiste, revient à manipuler une torche auprès d’un baril de poudre ?
    Avant-hier, c’était « Tout sauf Sarkozy » hier « Hollande dégage » aujourd’hui « Macron dictateur » mais ces personnages et leur entourage ne sont que des DRH de la haute finance.
    En fait, un système bien en place.
    Je pensais qu’en se classant dans le camp des intellectuels, le souci premier était d’émanciper le peuple pour lui éviter les affres de la vie, en faisant des propositions concrètes de gouvernance.
    Où est le modèle de régime politique que vous préconisez ? En avez-vous seulement un ?
    Ce ne sont pas les incantations et le verbe haut qui solutionneront la dangereuse situation dans laquelle nous nous trouvons.
    En matière de traçage, n’y a-t-il pas paradoxe à refuser le pass sanitaire et à se féliciter de passer sous un portique à un péage d’autoroute, sans avoir à s’arrêter ?
    On pourrait aussi parler du paiement sans contact ……
    Et la surcharge de l’activité hospitalière qu’en faites-vous ?
    J’ai fait, il n’y a pas si longtemps des propositions qui, je le suppose, sont allées directement à la poubelle pour insuffisance médiatique !
    L’éducation ouvrière (le travail de terrain) que j’ai reçue en représentant une confédération ouvrière issue du Congrès de Limoges, m’a appris la nécessité d’organiser un rapport de force pour faire aboutir les revendications.
    Proposer pour construire une société meilleure devrait être la seule motivation.
    Dans la majorité des cas, la pétition est organisée quand on ne peut pas faire autre chose ou que l’on ne veut pas faire autre chose.

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