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Solidarité avec Fatiha Agag-Boudjalat !

par , le 10 janvier 2021

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Solidarité avec Fatiha Agag-Boudjalat !

Fatiha Agag-Boudjalat est pro­fes­seur en col­lège. Elle ensei­gne l’his­toire-géo­gra­phie en REP à Toulouse. Née dans une famille musul­mane, elle n’a jamais renié sa foi. Mais elle est aussi une infa­ti­ga­ble com­bat­tante de la laï­cité. « La loi est supé­rieure à la foi », répète-t-elle. Elle est la vivante incar­na­tion des « valeurs de la répu­bli­que » comme on dit sans trop penser à ce que tout cela veut dire. Fatiha Agag-Boudjalat a écrit deux essais ayant ren­contré un cer­tain succès, Le grand détour­ne­ment (2017) et Combattre le voi­le­ment (2019). Son action, laïque, répu­bli­caine et fémi­niste, son enga­ge­ment comme pro­fes­seur sont la meilleure réfu­ta­tion des âneries des islamo-gau­chis­tes et des acti­vi­tés délé­tè­res menées autour des sphè­res CCIF et autres bri­ga­des de lutte contre la pré­ten­due « isla­mo­pho­bie ». Tout cela lui a déjà valu d’être pour­sui­vie en jus­tice par la coque­lu­che de la presse new-yor­kaise, Mme Rokhaya Diallo. Mais une nou­velle étape a été fran­chie dans l’offen­sive pour faire taire Fatiha. Alors qu’elle dénonce dans l’admi­nis­tra­tion de l’EN « le temple de toutes les lâche­tés », les couards de la hié­rar­chie vien­nent de rece­voir un sou­tien pré­cieux : celui de deux syn­di­cats d’ensei­gnants, la CGT-éduc’Action 31 et SUD-éducation 31-65. Après qu’elle a rap­porté sur les réseaux sociaux que plu­sieurs élèves de son établissement ont refusé de s’asso­cier à la minute de silence en hom­mage à Samuel Paty. Les deux orga­ni­sa­tions « syn­di­ca­les » (sic) en appel­lent au rec­to­rat pour qu’il sanc­tionne Fatiha car ses propos seraient dis­cri­mi­na­toi­res et atten­te­raient à l’obli­ga­tion de « dis­cré­tion pro­fes­sion­nelle ».

Voilà un pas sup­plé­men­taire qui est fait dans la colo­ni­sa­tion du mou­ve­ment syn­di­cal par l’isla­misme et ses idiots utiles. Sud-éducation s’était déjà fait remar­quer pour avoir orga­nisé un « stage syn­di­cal » (donc pris sur le temps de tra­vail) inter­dit aux « blancs ». La CGT éduc’action s’était mani­fes­tée dans diver­ses uni­ver­si­tés pour son sou­tien aux indi­gé­nis­tes. On sait, par ailleurs que cer­tains sec­teurs de la confé­dé­ra­tion sont colo­ni­sés par les isla­mis­tes — ainsi les trans­ports pari­siens. Mais là un pas de plus est fait : on appelle à la répres­sion contre les mili­tants laï­ques et on jus­ti­fie par avance les vio­len­ces dont pour­rait être vic­time le pro­fes­seur. Fatiha Agag-Boudjalat a d’ailleurs demandé de béné­fi­cier de la pro­tec­tion fonc­tion­nelle.

Notre sou­tien à Fatiha Boudjalat est entier. Cela va de soi. Il convient main­te­nant de s’inter­ro­ger sérieu­se­ment sur la désa­gré­ga­tion du mou­ve­ment syn­di­cal par l’entrisme isla­miste secondé par les gau­chis­tes et les vieux sta­li­niens conver­tis — on n’oubliera pas que le mou­ve­ment indi­gé­niste PIR a d’abord été pro­pulsé par une partie de l’appa­reil du parti com­mu­niste…