Analyses et débats pour le renouveau d’une pensée de l’émancipation.
Édito
16 août, par Jacques COTTA
Cet été, la France a cramé aux quatre coins de l’hexagone. Selon des estimations provisoires, plus de 120 000 hectares étaient déjà partis en fumée fin juillet, et le chiffre qui n’est que provisoire sera certainement bien en dessous de la réalité. Alors que les étés précédents les incendies étaient cantonnés principalement au sud du pays où la chaleur, la végétation et la fréquentation estivale étaient en pointe, cette année, nul n’a été épargné. En Gironde ce sont 42 000 hectares qui ont (…)
À la Une
19 juin, par Denis COLLIN
Je crois qu’une partie très importante des difficultés à redéfinir une orientation politique d’émancipation sociale qui pourrait avoir une prise sur la réalité tient à ce que nous ne parvenons pas à nous extirper de schémas désormais obsolètes. Le schéma « classique et faussement rassurant » de la révolution sociale « à l’ancienne », le schéma réformiste de la conquête du pouvoir par un parti ouvrier appliquant des réformes sociales (la vision Bernstein du socialisme), le schéma de (…)
Dernières livraisons
Articles les plus récents
-
10 avril 2020, par Antoine BOURGE
A l’heure où écoles, collèges, lycées et universités sont fermés pour cause de confinement, les enseignants n’ont jamais été aussi remerciés et salués pour leur travail par le ministre de l’Éducation Nationale, certainement pour rattraper les propos de Mme Ndiaye révélateurs du mépris gouvernemental. Pourtant, n’est-il pas illusoire d’ériger la « continuité pédagogique » en triomphe quand l’école numérique prend le pas sur la transmission et le baccalauréat réduit à néant ?
Premières (…)
-
9 avril 2020, par Denis COLLIN
L’échec du sommet de l’UE consacré aux mesures à prendre face à l’épidémie de coronavirus est la confirmation de ce qui était évident depuis plusieurs semaines : l’UE est virtuellement morte.
L’Allemagne et les Pays-Bas refusent toute mutualisation des déficits engendrés par la crise du coronavirus — notamment la création des « eurobonds », titres de la dette émis par la BCE, remboursables solidairement par tous les pays. Ces deux pays ont de bonnes raisons pour le faire : les capitaux (…)
-
8 avril 2020
Colère, rage, effroi, haine, mépris, voilà les sentiments (tous tristes et affaiblissant ma puissance d’agir) qui se bousculent. Face au malheur, aux calamités naturelles, on peut faire face. Mais devant l’amoncellement de mensonges, de bêtise pure, d’incompétence, de vénalité, de corruption, de saloperie, de traîtrise, de méchanceté humaines, purement humains, comment rester calme ? Comment retrouver un peu de sérénité ?
Depuis Pétain, nous n’avons pas eu de pire gouvernement. Les gens au (…)
-
7 avril 2020, par Jacques COTTA
Dans le cadre de la discussion posée par Jean-François Collin concernant "le jour d’après", voici quelques réflexions. Comme Jean-François je pense que la véritable discussion permettant d’appréhender l’avenir ne peut porter sur des spéculations qui ne pourraient convaincre que les convaincus, mais sur la situation actuelle, ses causes, les leçons immédiates qui devraient être tirées. Sur les sujets qui s’imposent, nous n’avons évidemment pas toutes les réponses. Mais poser les questions, (…)
-
7 avril 2020, par Jean-François COLLIN
Pensons le monde d’aujourd’hui pour le changer, n’attendons pas celui d’après !
Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui serait-il impensable pour qu’on nous invite avec insistance à penser au jour d’après ? Quelques dizaines de parlementaires viennent même de lancer une consultation sur internet en proposant à ceux qui le désirent de poster sur une plate-forme électronique leurs réflexions ou propositions pour « le jour d’après ».
Il est tentant, en effet, de mettre à profit notre (…)
-
5 avril 2020, par Denis COLLIN
Il n’y a pas de société sans élite. Ce constat est désagréable pour tous ceux qui, comme moi, tiennent l’égalité pour une vertu fondamentale. Mais c’est un fait. Nous ne pouvons guère nous passer de chefs capables de prendre des bonnes décisions sans trop tergiverser, de penseurs qui voient un peu plus loin que le bout de leur nez. Aucun État ne peut se passer d’un corps de fonctionnaires compétents, intègres et connaissant les lois et les techniques de l’administration. Qu’on le veuille ou (…)
-
3 avril 2020, par Mickaël WAMEN
Michelin annonce le redémarrage de ses usines en France. Alors qu’il est impossible de sortir sans un document officiel, impossible de se réunir en famille, il serait vital de produire du pneu dans cette période ? Le pneu serait devenu un produit de première nécessité ?
« Tu manges quoi ce soir ? » « Bein, un ragoût de pneu, du 215/45/17 sauce Michelin.. »
Bon y a pas que Bibendum qui veut redémarrer sa production. Airbus veut faire des navions, Peugeot des tutures....
Des milliers (…)
-
2 avril 2020, par Jean-Pierre BATTAIS
La sortie du confinement doit être aussi celle de la rupture avec ce système de la finance mondialisée qui nous a entrainés dans cette détresse insondable, et peut être au chaos. C’est pourquoi il faut réagir vite. Inutile de revenir sur le bilan qui justifie tout ce qui avait été dénoncé auparavant, tout a été confirmé, et au-delà. Il faut surtout trouver la piste de rupture avec le capitalisme, la plus susceptible d’être adoptée par la plus grande partie de la population qui est (…)
-
1er avril 2020
C’est le prix auquel le Canada vend son brut aujourd’hui. 159 litres de pétrole brut pour le prix d’un cappuccino avec petit gâteau sur une aire d’autoroute. Toutes les sociétés nord-américaines qui se sont construites sur l’exploitation des schistes bitumineux sont vouées à la faillite. L’Arabie Saoudite est prise à la gorge. L’effondrement du brut exprime brutalement l’effondrement de l’activité industrielle, de "l’économie réelle". La crise n’est donc pas une simple "bulle" spéculative (…)
-
1er avril 2020
Est-on sûr qu’il y aura un "jour d’après" ? Et s’il y en a, il ne faut pas compter sur la conscience morale des dominants pour qu’ils fassent leur examen de conscience. Comme le système capitaliste est entré dans une crise sans précédent, la classe capitaliste sera d’autant plus acharnée et d’autant plus impitoyable pour défendre ses profits ; prébendes et privilèges. Le pire est à venir.
Derniers commentaires